Si vous avez déjà fait l´étude la nouvelle en seconde, j´aimerais que vous me lisiez celle-ci et me dire si elle accrochante, pas trop mal, bof, nule, ou à chier.C´est un petit sondage!
Voilà, merci
L’approche de la terreur.
Un frère et une sœur, James et Meryl, partageaient le même appartement, à Chicago, un appartement très spartiate dont ils avaient peine à payer le loyer chaque mois. Meryl, âgée de vingt-cinq ans, était infirmière, et travaillait la nuit, excepté le vendredi et le samedi. Le jour, elle dormait. Son frère, homme appartenant à la trentaine, était inactif. Il allait tous les jours à la recherche d’un travail, sois disant, mais revenait toujours bredouille, ou alors avec une tête de plus en plus fatiguée. La semaine, même sa sœur ne savait pas ce qu’il faisait. Celle-ci était d’ailleurs toujours fâchée de voir son frère sans occupations, et ce dernier refusait de répondre à ses questions. Ils se voyaient seulement le dimanche matin, lorsqu’ils allaient s’approvisionner au centre commercial. Malgré les querelles occasionnelles, ceux-ci s’aimaient foncièrement.
Un dimanche matin, James était particulièrement étrange. Il semblait très nerveux et regardait sans arrêts autour de lui, s’arrêtant de temps à autre pour contempler on ne sait qui. Mais soudain, alors qu’ils tentaient de se frayer un passage jusqu’à l’étal de boucherie, surgit de la foule un grand homme pâle aux longs cheveux noirs frisés. Il était vêtu de cuir, claquait ses santiags sur le sol, et exhibait deux étranges bagues en or. Il vint violemment empoigner James avant de l´entraîner dans une petite ruelle sombre. Il lui proféra des invectives, hurla, s’époumona. La sœur apeurée, courut vers son frère mais fût soudainement arrêtée par deux policiers, lui disant de ne pas intervenir, pendant que trois autres agents se précipitaient vers James et son agresseur. Ces derniers se mirent à courir, bousculant au passage quelques badauds interloqués. Meryl venait de s’évanouir, entre les bras des deux hommes en képi bleu. Il fallut peu de temps à ces derniers pour la réanimer, mais beaucoup plus pour la réconforter : ils durent lui apprendre que son frère était recherché par les autorités depuis peu.
Ainsi, prise de panique à cette nouvelle, elle s’extirpa des bras des policiers, et se précipita dans un café non loin de là. Les personnes qui avaient assistées à la scène la suivirent, inquiètes.
Attablée devant son verre d’eau, elle se tenait nonchalamment la tête. Sur son visage transparaissaient la peur et l’incompréhension ; elle semblait vraiment désappointée. Derrière elle, les gens la regardaient soucieusement, certains les bras croisés, d’autres, le menton tenu entre le pouce et l’index.
Ses yeux tombèrent par hasard, sur l’homme en cuir noir, ses bagues luisaient comme deux soleils sur la une du journal. Un grand article intitulé « dealers en série » accompagnait la photographie. Elle examina alors de nouveau cette dernière et aperçu un visage derrière celui de l’agresseur. Cette figure était très floue, qui se cachait là ? Elle lu l’article rapidement et eu soudainement fut effaré, en apprenant que le visage caché était celui de son frère. Complice, d’après l’article, de cet homme appelé « John Hacker » ou encore « Jocker » par les barons de la drogue et la police. Epouvantée par cette nouvelle, elle sorti précipitamment du bar, oubliant même de payer.
Elle se rendit à l’appartement en pleurs, et s’affala dans un fauteuil. Elle finit par se laisser tomber dans un sommeil profond. A son réveil, elle s’aperçu qu’il faisait nuit. Elle reprit ses esprits puis regarda furtivement son poignet ; elle s’aperçu alors qu’elle avait oublié sa montre au café. Quelle heure pouvait-il bien être ? Paniquée à l’idée qu’elle devait travailler à cette heure ci, elle courut jusqu’à la porte afin de se rendre à l’hôpital.
L’irritante sonnerie du téléphone retentit soudainement. Elle se pressa de le décrocher et avant même d’avoir pu prononcer un seul mot, une voix grave et sonore parla:
« - Bonsoir madame, vous êtes bien la sœur de Monsieur Ardley ?
- Oui, répondit-elle timidement.
- Bien, rendez-vous impérativement au commissariat. Vous demanderez à voir Monsieur Smith. »
A peine avait-elle essayé de répondre à son interlocuteur que la ligne était déjà coupée. Sans attendre, elle se précipita jusqu’à là-bas. Monsieur Smith, homme corpulent et d’apparence bourrue, arriva peu de temps après puis la conduisit jusqu’à son bureau. Après avoir franchi le seuil de la porte, James se leva et prit Meryl dans ses bras qui avait retrouvé un air radieux. Monsieur Smith s’assied sur son siège et leur demanda de prendre place à leur tour. Il s’adressa à Meryl :
« - James Ardley n’est pas inclus dans l’affaire actuelle sur l’important réseau des trafiquants de drogue à Chicago. On a retrouvé cette nuit même l’homme en question, complice de Jocker, Hermès Cortez. Il y a eu confusion entre cet homme et votre frère, veuillez nous en excuser. Il m’est interdit de vous donner plus de détails à ce sujet.
Mais avant de repartir, j’aimerais demander une chose à Monsieur Ardley. Pourquoi avez-vous donc fuit, lors de l’intervention de la police, hier, alors que vous étiez conscient de votre innocence ? »
James annonça :
« - Vous le savez bien. Vous auriez dû être là.
- Oui, c’est vrai, mais peu importe. Je crois que vous avez quelque chose de confidentiel à me dire, c’est pourquoi je demanderais à votre sœur de bien vouloir sortir. »
Sans réponse, Meryl quitta la pièce.
Les deux hommes prirent un air grave. Smith prit la parole :
« - Dépêchez-vous, je ne suis pas censé être ici, et vous non plus Ardley… alors ?
- Il s’est réveillé…la zone 51 a été évacuée d’urgence.
- Est-ce que le gouvernement est au courant ?
- Non. Pas même le président. Seuls nous, le savons : vous, moi, et Jocker. Je l’avais envoyé là bas afin de recueillir des informations, et il a été le seul à survivre à la déflagration d’« Elvis », comme l’ont surnommé les scientifiques. Je ne sais comment il a pu faire. De toutes façons, Hacker ne doit plus appartenir à ce monde à l’heure où nous parlons. D’ailleurs, c’est lui qui a voulu m’éliminer et récupérer la disquette, hier matin.
- Et les fédéraux ?
- Ils ne connaissent même pas l’existence de la zone 51. La couverture a bien marché : le FBI ne se s’est effectivement pas intéressé à une simple histoire de deale. Voici la disquette de Jocker. Elle contient la vidéo du réveil d’Elvis lors de son autopsie qui a eu lieu dans la nuit de samedi. A l’heure qu’il est, il doit être arrivé à Phoenix. Demain…il sera sans doute ici. Nous décollons dans une heure pour Paris ; hâtez-vous. »
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