Nous voilà au centre depuis maintenant quelques jours. Après de fastidieuses recherches concernant cette satanée puce d’eau nous avons enfin pu apprendre l’existence d’une ville du nom de….Nécropolis je crois, ce sont les caravanes du Lointain qui ont pu nous fournir ce renseignement et d’après eux il y’aurai un abri sous cette ville. Ils semblent rudement bien renseignés et pour cause c’est une de leur destination régulière, je ne sais pas quel genre de commerce ils peuvent bien faire avec cette ville et personnellement je m’en tape un peu, ce qui est sur c’est que mon complice de route a décidé de s’y rendre et j’ai décidé de l’accompagner cette fois encore. Je ne peu pas l’abandonner maintenant, cet abri est synonyme de puce d’eau et cette puce d’eau est synonyme de survie pour son peuple. S’il le fallait je n’hésiterai pas à mettre ma vie en danger pour aider les Sables Ombragés qui m’ont accueilli, et je sais que l’Habitant de l’Abri m’aurait suivi sans hésitation, car j’en suis convaincu et ce bout de chemin parcouru avec mon ami n’a fait qu’amplifier ce sentiment, la vie est parsemée de soutiens mutuels.
Nous partirons demain à l’aube avec les Caravanes du Lointain. Je dois maintenant faire un aveu, si je décide d’écrire ces quelques lignes avant notre départ, c’est tout simplement que je redoute cette excursion, j’ai ce sentiment étrange d’être arrivé à un moment clé de ma vie, une impression singulière m’étreint à l’évocation de ce nom, Nécropolis. Je ressent le besoin d’écrire, comme si une dernière chance m’était donnée, coucher sur papier ces derniers mois passés au coté de l’Habitant de l’Abri. Je ne sais pas si un jour quelqu’un posera les yeux sur mon récit mais je tien à préciser que le ton solennel que j’ai pris jusqu’ici ne reflète en rien mon état d’esprit lors de mes récents périples. Il est vrai que nous sommes passez par la souffrance qu’elle nous atteigne directement ou qu’elle affecte notre entourage de la façon la plus palpable, mais à mon sens cette souffrance à toujours été présente, elle fait parti de notre quotidien et personne ne semble encore s’en étonner. Non, nous avons aussi connu des moments de joie, d’allégresse, d’euphorie, il nous arrivait souvent de rire de certaines situations ou anecdotes que nous pouvions entendre ou que nous nous racontions lors des moments de calme. C’est pour cela que j’ai peur, oui j’ai peur de ne plus pouvoir sentir cette chaleur si apaisante dont nous avons besoin pour ne pas perdre la tête.
Je raconterai nos aventures de la façon la plus honnête possible, en essayant de faire transparaître sur ces feuilles les sentiments et les états d’esprit par lesquels nous sommes passez durant tout ce temps.
PS : désolé c´est un peu brouillon et compact. A vous la main, et n´hésitez pas à donner des conseils.