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Tour 2003 en entier

Beloki1111
Beloki1111
Niveau 10
13 mars 2004 à 14:02:38

Voila bonne lecture voici le tour de france 2003 en entier .
Il y a toutes les etapes dans l ordre .

Mc Gee au bout de son rêve

Le Tour fête son Centenaire et les temps ont bien changé depuis qu´Henri Desgrange et Géo Lefèvre ont fait partir 60 aventuriers de Montgeron le 1er juillet 1903.
Nul ne sait si les deux compères ont un jour rêvé de l’internationalisation de leur invention et du cyclisme en général mais le classement du prologue de samedi, témoigne de l’ouverture de ce sport. Disputé dans la ville la plus touristique du monde il démontre aussi que tous les étrangers n’y viennent pas que pour admirer les monuments.
En face de la tour Eiffel, c’est en effet un Russe ( Ekimov) qui s’est classé 10ème, un Colombien ( Botero) 9ème, des Américains ( Armstrong et Hamilton) respectivement 7ème et 6ème, un autre Colombien ( Pena) 5ème alors que « la vieille Europe» ne place que deux Espagnols ( Zubeldia 3ème et Beloki 8ème), un Allemand ( Ullrich 4ème) et un Anglais ( Millar second) ; ce dernier bien malheureux en ce samedi qui a consacré un Australien en la personne de Bradley Mc Gee ( FdJeux.Com).

Millar malchanceux

Déjà lauréat du clm du Futuroscope lors du lancement du Tour 2000, Millar semblait en effet devoir réaliser le doublé quand il fut victime d’un saut de chaîne qui allait condamner ses ambitions mais faire le bonheur de Mc Gee. Mais de si peu ! 8 centièmes seulement allaient séparer les deux hommes sur la ligne mais il ne faudrait pas mésestimer la performance de l’Australien qui a lui crevé sa roue arrière à 400 mètres de l’arrivée et donc terminé à plat !
Il pensait à peine à en parler tant sa joie était immense : champion du monde de poursuite individuelle, vainqueur de l’étape d’Avranches l’an dernier, le jeune australien n’avait qu’un rêve, porter le maillot jaune.
C’est ce qu’il fera demain entre le Stade de France et Meaux ( avec un départ réel à Montgeron) au cours d’une étape où son équipe FdesJeux.Com défendra certainement un bien qu’elle possède aussi pour la première fois.
Car les grands ont d’autres préoccupations – bien plus tardives – en ce mois de juillet. Avant d’en reparler dans les prochains jours signalons tout de même la remarquable prestation de Jan Ullrich, tout juste revenu à la compétition, les belles dispositions de Beloki et Botero et la légère contre-performance de Monsieur Lance Armstrong en personne.
Ce Tour du Centenaire pourrait bien être très, très disputé.

Petacchi au finish

Les premières étapes du Tour sont toujours mouvementées car tout le monde est tendu, nerveux et certaines équipes y jouent déjà leur va-tout. On l´a encore constaté dimanche à l´arrivée à Meaux où une chute a jeté au sol une quarantaine de coureurs à 500 mètres environ de la ligne juste avant la victoire de l’Italien Petacchi qui s’est pour la première fois distingué sur la route du Tour.
Jusque là l’étape avait surtout été commémorative ( nombreuses manifestations juste avant le départ réel donné devant le Réveil Matin à Montgeron comme voici100 ans) avant d’être animée par trois Français qui avaient décidé d’honorer le Tour à leur manière. Mengin, Bénéteau et Flickinger s’en allaient au premier sprint de Corbeil et le dernier du trio n’allaient être repris qu’à 11 km du but sous l’impulsion surtout des Fassa Bortolo de Petacchi qui allaient être récompensés de leurs efforts.

Le maillot jaune au sol

Les équipes de sprinters se disputaient dès lors les très recherchées premières places du peloton mais l’Espagnol José Enrique Gutierrez partait dans l’avant-dernier virage à droite et causait la chute d’une quarantaine de coureurs parmi lesquels le maillot jaune Mc Gee et Casper. L’Australien se relevait sans trop de bobo et conservait son bien alors que son équipier restait au sol et devait être évacué par ambulance.
Devant, Petacchi, déjà vainqueur de six étapes sur le Giro, démontrait qu’il était bien le meilleur sprinter du moment alors que chacun reprenait ses esprits. Mardi la fin d’étape a en effet de fortes chances d’être similaire car les sprinters n’ont pas beaucoup d’occasions de se distinguer sur ce Tour du Centenaire.
Vivement la montagne doivent se dire les Armstrong, Beloki, Ullrich, Botero et consorts.

Les Australiens s´amusent bien en France

Les Australiens sont de plus en plus chez eux, chez nous et après le succès de Mc Gee dans le prologue près de la tour Eiffel, son fidèle attachement au maillot jaune, c’est Baden Cooke, son équipier de la FdesJeux.Com, qui s’est imposé au sprint lundi à Sedan. Ces fringants australiens s’amusent beaucoup dans l’hexagone en ce début juillet - c’est un peu normal pour des pensionnaires de la FdesJeux.Com - mais tout le monde n’apprécie pas cette domination ; à commencer par Frédéric Finot le grand malheureux du jour.
Commençons donc par ces Australiens voraces qui squattent ce début de Tour, et celui du Centenaire de surcroît. Bradley Mc Gee est en jaune - Cooke n’est pas loin car 3ème à 4 secondes - ; ce même Cooke qui vient de récupérer le maillot blanc de meilleur jeune ; cet inévitable Cooke qui est venu se hisser à la 2ème place du classement par points toujours dominé par Robbie Mc Ewen ( un autre australien bien sur) !

Finot en a rêvé

Tous les autres commencent à trouver que les Australiens prennent trop de place à commencer par Frédéric Finot qui aura rêvé durant 197 km. Echappé dès le 5ème en compagnie de Lilian Jégou, le Français poursuivait l’aventure en solitaire à 40 km de la ligne environ avant d’être avalé à 2500 mètres du but où le maillot jaune en personne étirait le peloton pour le compte de son ami Baden.
Le sprint se passait dès lors sans problème – surtout pour les Australiens de la FdesJeux.com – mais sans Di Luca et Petacchi ( vainqueur la veille), distancés sur la fin de parcours.
Et puisque l’on évoque les Italiens, mentionnons la forme étincelante du petit Paolo Bettini qui a emmené le peloton pendant plusieurs km à l’approche de Sedan où il trouvait encore les ressources de décrocher la 7ème place.
C’est rassurant de voir que des coureurs qui ne sont pas Australiens peuvent encore impressionner sur ces premiers jours de course.

La revanche de Nazon et des Delatour

Les Australiens ont manqué de souffle mardi sur la route du Tour et la parole est revenue aux Italiens ( il l’avait déjà accaparée dimanche à Meaux) et aux Français ( enfin pourrait-on dire ! ) ; ou du moins à l’un d’entre-eux, le désormais très célèbre Jean-Patrick Nazon.
Après avoir tout tenté la veille et échoué d’un rien pour la victoire d’étape et le maillot jaune ( avec Finot et Nazon), la formation Delatour a cette fois été récompensée en prenant une éclatante revanche. Car ils n’ont pas ménagé leurs efforts les équipiers du nouveau maillot jaune pour arriver à leurs fins tout au cours de cette étape extrêmement rapide ( la 7ème la plus rapide de toute l’Histoire du Tour avec ses 48,698 km/h de moyenne) : ils ont emmené leur sprinter Nazon qui a pris des points et des secondes dans tous les sprints intermédiaires, ils ont chassé derrière les échappés ; ils ont enfin emmené leur leader sans encombre jusqu’à Saint-Dizier où l’Italien Petacchi s’est imposé sans la moindre équivoque : Cipollini n’est pas sur ce Tour mais c’est toujours un Italien qui est le meilleur sprinter du peloton.

Le premier grand rendez-vous

Et puisque l’on parle du champion du monde, nul doute que les Delatour vont aussi l’évoquer ce soir dans leurs chambres d’hôtels car les équipiers du nouveau maillot jaune tiennent là une belle revanche. Qualifiée d’extrême justesse pour le Tour du Centenaire ( en place de Cipo et ses hommes) , l’équipe Delatour a reçu les moqueries et quolibets des transalpins et du premier cycliste d’entre-eux, le « Roi Mario ». Ce maillot jaune est une remarquable revanche, aussi belle que celle de Jean-Patrick Nazon dont plus aucun dirigeant ne voulait cet hiver, et surtout pas ceux de la FdesJeux.com à laquelle il vient de chiper le maillot de leader !
Cette tunique qui devrait changer d’épaules mercredi soir au terme du clm par équipes qui sera le premier véritable baromètre du Tour : on en saura un peu plus sur la forme des US Postal et de leur leader Armstrong, sur les promesses entrevues chez Ullrich et sa nouvelle armada Bianchi, sur les réelles ambitions des Telekom et de leur secret colombien Botero, sur les possibilités enfin de l’Italien Simoni ( Saeco) qui entend faire sur le Tour ce qu’il réalise sur le Giro. C’est-à-dire être le meilleur.
Mais pour le moment le meilleur c’est Jean-Patrick Nazon qui va vivre ce mardi « la » soirée de sa vie de coureur cycliste. Pour lui, ce soir, Saint-Dizier c’est Paris, Las Vegas, Venise ou Rio. Enfin c’est comme il veut, c’est sa première ( et seule ? ) nuit avec le maillot jaune.

Armstrong fait un beau cadeau à Pena

Le premier grand rendez-vous du Tour du Centenaire a tenu toutes ses promesses et l’on peut désormais s’aventurer sur les chemins tortueux des impressions et des interprétations ; en un mot se jeter à l’eau.
Armstrong a tenu à démontrer que le patron est de retour dès fois que certains en douteraient depuis ses petites faiblesses au Dauphiné et sa 7ème place au prologue. Le Boss avait donc remonté ses troupes et l’armada US Postal a dominé le clm par équipes devant la Once de Beloki ( 2ème à 30’’) et la Bianchi de Jan Ullrich, ( 3ème à 43’’), ses deux principaux rivaux annoncés.
Au général, les US Postal squattent les huit premières places ( Armstrong est à 1 seconde de Pena, le premier colombien en jaune dans le Tour, qui fêtera ce jeudi son 29ème anniveraire – quel cadeau ! ) et l’on retrouve Beloki à 33’’ et Ullrich à 39’’. Le décor est ainsi planté comme peut le constater Simoni, double vainqueur du Giro, et annoncé par certains comme « le » grand danger pour Armstrong : l’Italien de la Saeco est déjà à 3’09’’. Nous en reparlerons … peut-être.

Beloki1111
Beloki1111
Niveau 10
13 mars 2004 à 14:05:44

La surprise Ibanesto

A 3 jours de la première étape de montagne, le quadruple vainqueur du Tour s’est déjà glissé dans son costume préféré et il entend bien tailler ce Tour du Centenaire à sa mesure. Il n’est certainement pas surpris de retrouver Beloki juste dans son sillage, sans doute quelque peu étonné ( et contrarié) par la puissance dont témoigne un Jan Ullrich plus très éloigné de son meilleur niveau, et certainement irrité par la performance des Ibanesto, ceux-là même qui l’ont menacé sur le dernier Dauphiné.
Le vainqueur du Tour du Centenaire se trouve là car les autres leaders sont déjà distancés à l’image d’un Santiago Botero pourtant 6ème avec son équipe Telekom, juste derrière les Quick Step de Virenque.
Par contre, les Crédit Agricole ont été en-dessous de leurs prétentions et ne parlons pas des Cofidis, Saeco, Euskaltel ou FDJeux qui ont carrément déçu.
Par contre, à 7 coureurs, les Rabobank sont venus prendre la 16ème place de l’étape et cette immense performance témoigne d’une force de caractère dont ne dispose pas tous les coureurs de ce Tour.
Un Centenaire pourtant çà se respecte !

Petacchi fait oublier Cipollini

Alessandro Petacchi avait visité le Tour de France en catimini en juillet 2001 ( 97ème à Paris) et son retour cette année est tonitruant. L’Italien a réussi le tour de force de faire oublier son encombrant compatriote Cipollini en deux temps, trois mouvements ; trois mouvements comme les trois accélérations qui le couronnent aujourd’hui tout simplement comme « le » meilleur sprinter du monde.
Après Meaux ( 1ère) et Saint-Dizier ( 3ème étape), le solide italien s’est imposé avec une telle aisance jeudi à Nevers qu’on peut même se demander si les autres équipes de sprinters vont continuer de rouler avec son armada Fassa Bortolo demain sur la route de Lyon, dernière occasion de s’illustrer avant le week-end montagneux qui fera le bonheur des grimpeurs. Car lui Petacchi ne rate pas une occasion : si on enlève le prologue, le clm par équipes et la 2ème étape ( remportée par Cooke) - où il n’avait pu suivre le rythme dans les derniers km -, il a tout remporté sur ce Tour. Et il le fait avec de plus en plus de facilité.

Les US Postal laissent faire

Avec aussi la bénédiction des US Postal qui ont passé une journée bien tranquille bien que détenteurs du maillot jaune avec le Colombien Pena. Depuis le départ de Paris le scénario est immuable et convient fort bien aux protecteurs de Lance Armstrong : les Français se lancent dans des échappées ; les équipes de sprinters se mettent à l’ouvrage ; et ces sprinters s’expliquent dans les derniers hectomètres. Le quadruple vainqueur du Tour n’en demandait pas tant et il aura économisé ses équipiers jusqu’au pied des Alpes où la grande bagarre va commencer.
Avant le début de cette grande explication il en est un qui savoure son bonheur, Frédéric Finot. Pour son 1er Tour de France il a revêtu chez lui à Nevers le maillot de meilleur grimpeur après avoir mené une échappée de 197 km lundi sur la route de Sedan et de 162,5 km vers Nevers.
Son bonheur en famille faisait plaisir à voir jeudi soir.

Petacchi dévore tout

Il est insatiable cet Alessandro Petacchi qui a disputé quatre sprints depuis son arrivée à Paris et qui s’est imposé quatre fois sans coup férir. Et ce nouveau roi de la dernière ligne droite en est à 20 sprints massifs cette saison pour 16 bouquets glanés. Tout simplement impressionnant.
Ses adversaires tentent pourtant tout, à commencer par les Français – où les représentants des formations françaises - qui occupent le devant de la scène depuis le début de la semaine sans toujours trouver la récompense à leurs efforts. Après Flickinger, Finot ou Jégou, cette fois c’est le jeune Geslin qui a entrevu le bonheur accompagné de l’Australien O’Grady.
Après être sortis du peloton au km 35, les deux hommes ont compté jusqu’à 18’02’’ d’avance avant de se faire reprendre à quelques petits 500 mètres de la ligne après 194,5 km d’échappée : de quoi ne pas bien dormir cette nuit assurément.

Et bien grimpez maintenant !

D’autres qui ne dormiront pas sur leurs deux oreilles ce soir dans la Capitale des Gaules sont ceux qui craignent le premier contact avec la montagne. Car nous y sommes. Samedi c’est Morzine, dimanche l’Alpe d’Huez et lundi Gap et personne ne peut aborder ces 3 journées sans appréhension.
A l’exception peut-être de Lance Armstrong mais cela nous le saurons demain – ou plus certainement dimanche – car c’est l’Heure de Vérité. Il faut samedi franchir samedi le col de la Ramaz ( (1.619 mètres d’altitude) à 22 km de l’arrivée à Morzine où le podium du Tour pourrait se dessiner.
Armstrong est-il aussi fort que ces 4 dernières années ; Ullrich est-il revenu à son meilleur niveau, Beloki ambitionne -t’il de monter sur la plus haute marche du podium, les Telekom vont-ils jouer leur va-tout comme annoncé, Simoni dispose -t’il de jambes aussi efficace que ses propos le laissent entendre, les grimpeurs de Ibanesto, et d’Euskaltel sont-ils prêts ?
Début de réponse demain à Morzine.

Virenque a tout croqué!

On aime ou on n’aime pas Richard Virenque mais on ne peut qu’être admiratif devant son courage, sa volonté, son entêtement ; son panache en somme. Car il en a ce Varois qui a surmonté les différentes épreuves mises sur son chemin cycliste depuis 1998 et « l’ouragan Festina » au point d’être sans doute plus fort encore aujourd’hui qu’en cette période où remporter le Tour était sa seule obsession.
Il a depuis été suspendu et donc privé de Tour en 2001, contraint de changer d’équipe et il a dû ( et su) se remettre totalement en cause pour se hisser samedi sur le toit du Tour de France du Centenaire dans la charmante station de Morzine. Vainqueur de l’étape en solitaire, meilleur grimpeur, maillot jaune ; Virenque a retrouvé la plus haute marche du podium comme à ses débuts dans le Tour en 1992 et une traversée des Pyrénées synonyme de révélation. Il portait alors le maillot de l’équipe RMO, comme le temps passe…

Et maintenant l’Alpe d’Huez

Depuis, Virenque a ramené cinq fois le maillot à pois à Paris, remporté six étapes et non des moindres - Luz Ardiden, Cauterets, Courchevel, Morzine ( 2 fois maintenant) et le Mont-Ventoux – pour se constituer un palmarès impressionnant et avoir l’honneur et le privilège de franchir les pentes de l’Alpe d’Huez avec le maillot jaune sur les épaules.
Des rampes prestigieuses que le Tour empruntera dimanche après avoir franchi le Galibier et où nous en saurons certainement davantage qu’à Morzine où les naufrages de l’Italien Simoni et du Colombien Botero ( à 10’21’’de Virenque) sont à signaler. Le nouveau maillot jaune risque d’y payer ses efforts car les favoris devront bien dévoiler leur jeu après avoir joué à cache-cache samedi. Se contentant de faire rouler ses boys, Armstrong n’a pas bougé l’oreille ; Beloki et Ullrich n’ont rien tenté ; l’armada espagnole annoncée comme la grande révoltée est restée dans les roues ; Garzelli et Hamilton demeurent à distance respectable.
Au sommet de l’Alpe d’Huez, les dégâts seront plus conséquents. Reste à savoir pour qui ?

Armstrong, un maillot jaune en demi-teinte

Richard Virenque n’aura gardé le maillot jaune qu’une journée ( comme en 1992). Il a payé cash tous les efforts fournis sur la route de Morzine samedi comme on pouvait s’y attendre mais il conserve « son » maillot à pois, qu’il a même consolidé sur les rampes du Télégraphe et du Galibier. Et l’on voit mal désormais qui pourrait l’empêcher de le ramener à Paris pour la 6ème fois et rejoindre ainsi ses glorieux aînés Bahamontes et Van Impe dans la Grande Histoire du Tour.
Par contre Lance Armstong n’a guère convaincu dans sa quête de se hisser au niveau du légendaire quatuor Anquetil-Merckx-Hinault-Indurain et l’Américain, pour la 1ère fois sur les Tour de France qu’il domine depuis 1999, n’a pas tenu à démontrer ( ne l’a pas pu) qu’il est le patron incontesté. Il n’a certes plus à s’inquiéter du fantôme Botero qui cherche plus à éviter l’élimination qu’à remporter des étapes ; pas à regarder du côté de l’Italien Simoni qui ne brille que sur ses terres ; guère à surveiller Jan Ullrich qui revient de loin mais ne peut faire plus en ce mois de juillet.

Le manque d’ambition de Mayo

Mais Armstrong a subi la loi du grimpeur espagnol Iban Mayo sur les rampes de l’Alpe d’Huez, a laissé partir Vinokourov et a du subir les nombreuses attaques de Beloki et de Hamilton. Il y a un certain manque de respect dans l’air et c’est toujours comme cela que les ennuis commencent.
La garde de fer de l’US Postal semble moins homogène ( moins forte aussi sans doute) et le patron est moins sûr de lui. Alors peut-être cherche -t’il des alliés comme le laisse entendre le jeune retraité Laurent Jalabert ? Armstrong sait qu’il reste encore deux semaines de course et il a sélectionné ses ennemis.
A l’arrivée de l’Alpe d’Huez il n’a parlé que de Beloki ( il a contré toutes ses accélérations) et de Ullrich ( son traditionnel dauphin) après avoir précisé que Mayo n’était pas un véritable rival.
Le Basque de l’équipe Euskaltel semble être sur la même longueur d’ondes car il a levé les bras, salué la foule et laissé éclater sa joie bien avant de franchir la ligne d’arrivée. Autant de signes qui démontrent un manque d’ambition pour un grimpeur hors-pair qui pointe à seulement 1’10’’ d’un maillot jaune pas aussi fringant que cela.

Beloki1111
Beloki1111
Niveau 10
13 mars 2004 à 14:06:29

Les Once tentent tout mais perdent Beloki

Il faut avoir de la chance pour gagner le Tour de France et plus encore pour en remporter un cinquième ; surtout quand on semble moins fort que ces dernières années. C’est ce que doit se dire Lance Armstrong ce soir à Gap après avoir été chahuté comme jamais pendant la traversée des Alpes, après avoir montré quelques signes de faiblesse et après avoir constaté que sa garde rapprochée avait perdu de sa superbe. Car le maillot jaune a perdu son plus redoutable rival à 4.400 mètres de l’arrivée à Gap quand Beloki a dérapé devant lui dans l’un des derniers virages de la descente de la côte de La Rochette avant de chuter lourdement au sol et d’être par la suite évacué en ambulance. Placé juste dans le sillage de son dauphin, le maillot jaune a évité la catastrophe de justesse en traversant un champ pour retrouver la route du Tour un lacet plus tard et quelques sueurs froides essuyées.

Vinokourov nouveau dauphin

Mais Armstrong va devoir s’habituer aux émotions fortes sur ce Tour du Centenaire car ses rivaux semblent découvrir l’ambition. Les Once en tout cas n’auront rien à se rapprocher après avoir mis à l’ouvrage le soldat Jaksche dès le Lautaret avant la nouvelle offensive de leur leader Beloki, qui aura autant attaqué en 48 heures qu’en quatre « Tour de France ».
Les Telekom de Vinokourov ( vainqueur de l’étape et nouveau dauphin à 21 secondes seulement du maillot jaune) semblent en mesure de prendre la succession des Espagnols de la Once ; des Espagnols qui peuvent encore êtres les principaux acteurs des deux dernières semaines de course. Il suffit pour cela que les Euskaltel ( Mayo, Zubeldia et Laiseka) et les IBanesto ( Mancebo et Menchov) se hissent à la hauteur des ambitions affichées par les Once sans penser à leurs petites rivalités habituelles.
Quand on pense que la 5ème victoire d’un Américain sur le Tour de France dépend peut-être de quelques jalousies régionales de l’autre côté des Pyrénées…

Piil n´a pas manqué sa deuxième chance

Chacun se souvient de cette image à l’arrivée de la 18ème étape l’an dernier à Bourg-en-Bresse : Hushovd ( qui allait s’imposer), Mengin et Piil lancent le sprint et ce dernier déchausse à 220 mètres de la ligne en voyant tous ses espoirs s’envoler.
Et bien le Danois a retenu la leçon car il n’a pas commis la moindre erreur mardi sur la route de Marseille dans un scénario quasiment identique ; à savoir une longue échappée en compagnie de quelques valeureux avant de s’isoler sur la fin pour disputer le sprint en comité réduit. Un comité cette fois réduit à sa plus simple expression car l’Italien Sacchi a été le seul à sauter dans la roue de Piil à 16 km de la ligne. Après s’être sportivement serré la main dans la dernière ligne droite, les deux hommes se sont disputés l’étape au sprint et Piil n’a donc laissé passer cette deuxième chance. Comme quoi la persévérance est toujours récompensée.

Repos pour le peloton

En tout cas le peloton lui n’a pas persévéré pour la première fois depuis Paris. Certainement fatigué par une éprouvante traversée des Alpes, il a enfin laissé une échappée aller au bout sur une étape de plat pour se présenter à Marseille avec un passif de plus de 21 minutes.
Les leaders se sont offerts une journée de repos supplémentaire avant celle officielle prévue depuis octobre dernier qui amènera la caravane jusqu’à Narbonne ; Narbonne où sera donné jeudi le départ de la 11ème étape menant à Toulouse.
Et juste après ce sera le premier contre-la-montre individuel, et encore après la traversée des Pyrénées avec ses trois terribles étapes.
On comprend qu’il se soit reposé le peloton…

Flecha atterri à l´heure

On connaît ses compatriotes et équipiers Mancebo et Mercado, annoncés comme appartenant à la confrérie espagnole qui tentera de déstabiliser Lance Armstrong pendant le terrible week-end pyrénéen programmé pour le Centenaire du Tour. On a découvert jeudi un nouveau coureur de la IBanesto, Juan Antonio Flecha, a aterri avant tout le monde sur la piste de l’aérodrome de Montaudran ; là-même où Mermoz et Saint-Exupéry ont lancé la grande aventure de l’aéronautique et de l’aéropostale en particulier. Ce rusé espagnol a en fait profité de la dernière occasion avant que d’autres postiers, Américains ceux-là, livrent leurs vérités. Car il n’est plus question d’impressions ou de supputations : Lance Armstrong doit maintenant redevenir celui qui fait peur à tout le monde.

Où en est véritablement Armstrong?

Il dispose pour cela d’un contre-la-montre ( le premier de ce Tour) puis de quatre étapes de montagne mais tout peut déjà se jouer ce vendredi. Depuis qu’il domine le Tour, jamais Armstrong ne s’est retrouvé dans cette position : le clm intervient très tard ( 13ème jour de course), il est relativement court ( 47 km) et il doit frapper un grand coup s’il souhaite assurer sa tranquillité. « C’est le contre-la-montre le plus important de ma carrière » a –t’il reconnu jeudi dans un discours où perce un début d’inquiétude.
Il est vrai que pour la première fois les adversaires ne manquent pas même si le malheureux Beloki va lui nous manquer. Sixième à 2’10’’ et légèrement malade dans la traversées des Alpes Ullrich doit convaincre ; les Espagnols Mayo ( à 1’02’’), Mancebo ( à 1’37’’) et Zubeldia ( à 3’25’’) doivent rester au contact ; Hamilton ( à 1’52’’) doit une nouvelle fois tirer sur sa seule épaule valide ; Vinokourov ( 2ème à 21 secondes) doit prouver qu’il est un coureur de trois semaines.
Mais surtout Armstrong doit montrer qu’il est toujours Armstrong après deux étapes alpestres en demi teinte. Et rien de tel pour cela que sa spécialité. Autrement gare aux lendemains pyrénéens et aux ambitions espagnoles !

Ullrich bouscule Armstrong

Ce contre-la-montre est le plus important de ma carrière ».
Cette phrase prononcée par Lance Armstrong jeudi à la veille du premier contre-la-montre individuel prend toute sa signification à l’issue de l’exercice. Laissons parler les chiffres car ils sont éloquents.
Le revenant Jan Ullrich a écrasé les 47 km du clm en devançant l’Américain de 1’36’’, Vinokourov de 2’06’’, Zubeldia de 2’40’’ et Hamilton de 2’43’’ et au général nous avons maintenant Armstrong toujours vêtu de jaune mais avec 34 petites secondes seulement d’avance sur l’Allemand et 51 sur le Kazakh. Du jamais vu !
Déjà mis à mal dans les Alpes, le quadruple vainqueur du Tour vient donc d’être bousculé dans son exercice favori, le contre-la-montre, et par le seul coureur qu’il redoute véritablement.
Ce que l’on sait désormais avec certitude, c’est que Lance Armstrong n’est plus aussi dominateur : il semble presque résigné ce qui témoigne de réelles inquiétudes car à ce niveau les sujets sont multiples.

Le danger peut venir de partout

Malade dans les Alpes, Ullrich a pleinement récupéré et va aborder les 3 étapes pyrénéennes dans la position idéale du challenger posté à l’affût. Chacun sait de plus - Armstrong le premier – que l’Allemand termine toujours mieux ses Tours qu’il ne les commence et cela promet pour la suite.
Juste derrière l’Allemand on trouve Vinokourov qui a également réalisé une superbe performance vendredi et qui va retrouver son terrain préféré ( la montagne) avec d’intactes ambitions.
Le valeureux Hamilton est pointé juste un peu plus loin avant la bande des Espagnols, emmenée par les Euskaltel Zubeldia et Mayo et Mancebo de la Banesto qui vont croiser leurs chauds supporters sur les hauteurs pyrénéennes.
Finalement la place la moins enviable du Tour de France du Centenaire est peut-être celle du maillot jaune : Armstrong n’a jamais été aussi inquiété et nous verrons dès samedi s’il surmonte l’adversité. Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain se sont arrêtés à cinq victoires.
Le premier clm du Tour 2003 peut laisser croire que l’Américain butera sur la quatrième marche.

Ullrich bouscule puis grignote...

Après avoir bousculé le maillot jaune dans le premier contre-la-montre, Jan Ullrich s’en est un peu plus rapproché dans la première étape pyrénéenne en devançant Armstrong de sept secondes sur le plateau d’Ax-3 Domaines et en empochant au passage les 12 secondes de bonification décernées au deuxième de l’étape ; l’Espagnol Carlos Sastre(CSC) ayant profité de cette lutte au sommet pour s’en aller glaner son premier bouquet sur le Tour de France.
L’Allemand est donc maintenant à quinze toutes petites secondes de « l’ogre américain » qui n’a jamais paru aussi fragile que depuis la visite amicale de son compatriote « Terminator » ; et la situation n’est pas sans rappeler le Tour 1996 et la chute de Miguel Indurain, totalement dépassé par Bjarne Riis et un débutant nommé Ullrich, lors de la conquête de sa sixième victoire.

Armstrong ne fait plus peur

Car le principal enseignement de cette première étape pyrénéenne ( la plus facile des quatre) c’est que Lance Armstrong n’effraie plus les autres leaders : les Euskaltel l’ont attaqué, Vinokourov a tout tenté et Ullrich a enfoncé le clou. Les boys de l’US Postal ne sont pas habitués à autant d’agressivité et, à l’image de leur leader, il ont semblé un peu perdu au sein d’un peloton qu’ils ne maîtrisent plus.
Rubiera s’est glissé dans l’échappée du jour – c’est la première fois en cinq ans qu’Armstrong envoie un éclaireur - et les autres ont été bien discrets à l’exception de Roberto Heras et de Beltran.
Il en faudra certainement davantage dimanche sur les pentes des cols de Latrape, de la Core, du Portet d’Aspet, de Menté, du Portillon et de Peyresourde pour contrôler une course totalement débridée qui pourrait nous proposer le chant du cygne en vedette américaine.
A moins que Jan Ullrich, légèrement indisposé samedi en cours d’étape, ne paie les efforts consentis ces deux derniers jours. Mais même dans ce cas, comme Armstrong ne fait plus peur, Vinokourov, Zubeldia et les autres poursuivraient sans nul doute le travail de sape.
Il ne fait pas bon perdre de sa superbe sur le Tour de France !

Au chat et à la souris

La plus éprouvante étape de montagne du Tour du Centenaire n’a certes pas accouché d’une souris mais elle s’est résumée à un jeu du chat et de la souris sans que l’on sache encore qui endossera au final le costume plus envié du chat.
Dix-sept coureurs sont partis à l’offensive dès le 4ème km et les Beltran, Virenque, Dufaux, Simoni et consorts ont compté jusqu’à 15 minutes d’avance avant que les Bianchi de Ullrih et les Euskaltel du duo Zubeldia-Mayo décident de réagir.
Car Armstrong et ses boys sont restés bien au chaud dans le peloton en profitant de la présence de leur équipier Beltran dans le groupe de tête ; ce Beltran qui devenait alors maillot jaune virtuel. Armstrong bluffait-il ou économisait-il ses troupes qui semble éprouver le besoin de souffler ? Avait-il bien combiné son affaire pour affaiblir les équipiers d’Ullrich ?

Le 3ème larron Vinokourov

La caravane du Tour se pose bien des questions - restées sans réponses - car à l’arrivée, où Simoni a devancé au sprint Dufaux et Virenque, Armstrong et Ullrich se sont neutralisés et le grand bénéficiaire du jour se nomme Vinokourov.
Le Kazakh a une nouvelle attaqué dans la dernière montée de Peyresourde pour s’en aller grignoter ( tout le monde grignote sur ce Tour ! ) 43 secondes et se poster désormais à 18’’ du maillot jaune ( Ullrich est à 15’’).
Et dans ce dernier col où personne ne pouvait mentir la lutte finale se résumait un contre-la-montre à distance entre Simoni ( Dufaux et Virenque dans la roue), Vinokourov ( Mayo en aspiration) et Ullrich ( Armstrong, Zubeldia et Basso dans le dos).
Dans la descente vers Loudenvielle, Armstrong relayait enfin son dauphin allemand afin de limiter la casse et sauver son maillot jaune qui ne tient qu’à quelques fibres depuis deux jours.
Armstrong et Ullrich sont certes toujours placés au sommet de la pyramide mais un Kazakh ambitieux fait vaciller leur socle. Sa seule ambition est désormais de la renverser et, pendant que certains jouent au chat et à la souris, d’autres ( enfin au moins un) boivent du petit lait.
Lundi sur les terribles pentes d’Aspin, du Tourmalet et de Luz Ardiden il sera temps de revenir à des considérations plus classiques et d’arrêter de jouer au plus fin.
Car à ce jeu là…

Beloki1111
Beloki1111
Niveau 10
13 mars 2004 à 14:07:35

Le grand show de Lance Armstrong

Et bien maintenant le peloton sait. Il sait que l’ogre, le patron, le boss, le phénomène, etc… Il sait tout simplement que l’Américain est de retour. Et quel retour ! Il a tout fait sur la route de Luz-Ardiden où Vinokourov a abandonné ses dernières illusions mais où Jan Ullrich a fait mieux que résister en témoignant de son caractère chevaleresque.
Dans cette folle étape marquée par l’interminable échappée de Sylvain Chavanel ( repris à 4.200 mètres du but) le maillot jaune a certes retrouvé un précieux allié ( le temps plus frais) mais il a fait un grand show. Un très grand show dignes de ses plus glorieux aînés Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain qu’il pourrait rejoindre dimanche prochain.

Ullrich ce Grand Monsieur

A la peine dans le Tourmalet après une attaque de son dauphin Ullrich, Armstrong avait totalement récupéré pour l’ascension finale de Luz-Ardiden où tout lui est arrivé. Il contre une attaque de Mayo pour accélérer avec l’Allemand dans la roue, il coupe un virage au cordeau sur la droite et le voilà à terre après avoir accroché la poignée du sac d’un spectateur avec son guidon. Mayo tombe aussi alors que Jan Ullrich évite l’incident et se retrouve seul en tête. Et là l’Allemand prouve qu’il est un Grand Monsieur car il se relève, assure le tempo en tête du groupe reconstitué et attend le maillot jaune qui déchausse et frôle une nouvelle culbute.
Armstrong à peine revenu, Mayo passe encore à l’offensive et le scénario est quasiment identique acr Armstrong saute dans sa roue avant d’accélérer : il s’en va seul, passe Chavanel en lui tapotant le dos en signe d’encouragement et remporte l’étape en solitaire en consolidant son maillot jaune.
Il devance désormais Jan Ullrich de 1’07’’ au général et a fait un énorme pas vers son 5ème succès consécutif. Mais il reste une dernière étape pyrénéenne mercredi et un dernier clm de 49 km samedi et dans ce Tour de fous on peut encore s’attendre à d’autres grands moments.
Un dernier mot. Ironie de l’histoire, dans cette étape déjà entrée dans la légende du Tour, arrivé hors-délai un certain Axel Merckx a été éliminé.

Hamilton, un dur un vrai!

Il est incroyable ce Tyler Hamilton dont le forfait a été annoncé le lundi 7 juillet au matin à La Ferté-sous-Jouarre où se donnait le départ de la 2ème étape de l’édition du Centenaire. Il est vrai que la veille il s’était retrouvé les quatre fers en l’air à 500 mètres de la ligne et que les radios passées le soir avaient révélé une fissure de la clavicule droite ; sans déplacement car il ne faut non pas non plus exagérer !
Son pourtant rude directeur sportif Bjarne Riis souhaitait alors qu’il rentre se soigner mais l’Américain décidait seul de rester dans le Tour en se souvenant certainement de ses dernières mésaventures sur le Giro 2002, terminé deuxième avec une fracture de l’humérus de l’épaule gauche.
Pour résumer le personnage, en fin de saison, il a du se faire refaire onze dents abîmées à force de serrer les mâchoires sur les routes italiennes…

Une place de gagnée

Vainqueur cette saison de Liège-Bastogne-Liège et du tour de Suisse, l’ancien lieutenant de Lance Arsmtrong a autant d’ambition que de courage et chacun aura compris que ce n’est pas peu dire. Toujours placé malgré cet handicap, Hamilton se sent de mieux en mieux et il est reparti au combat comme il sait si bien le faire.
Car il a fait un grand numéro mercredi du côté de Bayonne où il s’est imposé en solitaire à l’issue d’un raid de 142,5 km. A la peine dès la côte des Crêts ( km 8), il devait être attendu par cinq de ses équipiers avant de retrouver son rang en tête du peloton. Ensuite tout est allé très vite : il est sorti seul en contre dès les premières rampes du col du Soudet puis il a repris un à un tous les échappés avant de les distancer dès le pied du terrible Bagarguy sans oublier de remercier son équipier Sorensen parti en éclaireur.
Et donc 142,5 km plus tard il gagnait une place au classement général ( celle de l’Italien Basso) pour pointer désormais au 6ème rang à un peu plus d’une minute des Espagnols Mayo et Zubeldia qui vont sentir le vent du boulet dans le dernier contre-la-montre.
Car Hamilton a résisté seul au retour d’un peloton aux surprenantes alliances où Basso qui n’a plus que deux équipiers doit trouver du renfort : les Euskaltel ont sauvé les places de Mayo et Zubeldia ; les Telekom celle de Vinokourov tout en emmenant Zabel au sprint mais que dire des Quick Step du maillot à pois Virenque ?
Si un jour ils peuvent expliquent leur énergie du côté de Bayonne, nous sommes preneurs…

Knaven piège les sprinters

De tous temps l’étape de Bordeaux a été réservée aux sprinters mais quelques baroudeurs ont réussi à se glisser dans ce qui constitue désormais l’un des chapitres de la Grande Histoire du Tour de France.
Le dernier en date est donc Servais Knaven qui a bien mérité son bouquet après une journées de toutes les audaces sur les routes landaises pourtant plus appropriées à la soumission qu’à la révolte. Le Néerlandais a été des initiateurs de la bonne échappée du jour dès les premiers hectomètres de l’étape, il a fait son travail sans rechigner dans le groupe des dix fugueurs, et il a su placer un modèle de démarrage à 18 km de la ligne pour s’en aller sauver seul l’honneur batave sur ce Tour du Centenaire. C’est un sans faute réalisé avec 100% de réussite : une accélération dès le départ et un groupe de dix qui s’isole ; une attaque, une seule à 18 km de l’arrivée et un succès qui vous tombe dans les bras avec plus de huit minutes sur un peloton qui n’a rien vu venir.

Trois pour un maillot vert

Car il a d’autres préoccupations ce peloton bien fatigué pourtant rafraîchi pour la première fois depuis Paris par quelques gouttes de pluie. Armstrong et Ullrich ne pensent plus qu’au dernier contre-la-montre ; Virenque n’en revient pas d’égaler enfin dans quatre jours les grands grimpeurs que sont Bahamontes et Van Impe avec un sixième maillot à pois quatre ans après son dernier sacre ; et les sprinters s’observent un peu comme les Barcelonais regardent aujourd’hui le Brésilien Ronaldinho.
Cooke et Mc Ewen dominent toujours le classement ( avantage de 6 points pour le 1er) mais le vieux renard Zabel se rapproche des deux rivaux australiens ( il est à 12 points du maillot) au point de tétaniser les équipes des sprinters qui ne sont plus sûres de rien.
Mais remarquez c’est normal sur un Tour du Centenaire totalement fou qui nous réserve encore sans doute de belles surprises.

L´heure de vérité

Jamais l´heure de vérité n´aura aussi bien portée son nom. Samedi, sur les 49 km du contre-la-montre en solitaire tracés entre Pornic et Nantes que les meilleurs vont mettre environ 60 minutes à couvrir ( Ullrich a mis 58’32’’ pour les 47 km du premier exercice) il n’y aura de place que pour eux.
Et que les deux Euskaltel Zubeldia et Mayo qui vont s’y disputer la quatrième place à Paris - ce qui n’est pas rien - nous pardonnent !
Mais samedi donc il n’y en aura que pour Lance Armstrong et Jan Ullrich qui donnent un éclat tout particulier à ce Tour du Centenaire. 1 minute et 5 secondes séparent les deux champions - oui vous avez bien lu 1’05’’ car l’Allemand a récupéré 2 secondes au terme d’une guéguerre de cadets lors du premier sprint bonifications de l’étape – et le suspens aura rarement atteint un tel niveau si l’on excepte le phénoménal duel LeMond-Fignon de 1989.

Lastras à 49,938 km/h de moyenne

Ce contre-la-montre donc, et bien en voici les ingrédients. Il est tout plat ( 29 mètres point culminant), se disputera avec vent dans le dos et sous une pluie fine. Et qui dit pluie légère dans l’Ouest de la France dit bien entendu températures très acceptables : elles sont annoncées entre 19 et 21 degrés.
Tout semble réuni pour que Lance Armstrong s’y trouve à son aise mais Jan Ullrich est bien décidé à jouer sa chance à fond. Et qui sait s’il ne continuera pas à le faire jusqu’aux Champs-Elysées s’il se rapproche samedi à quelques petites secondes seulement de son rival américain.
Car l’heure est à la vitesse mais aussi aux petits périmètres comme l’a démontré vendredi l’Espagnol Pablo Lastras. Echappé avec 15 compagnons, il s’est imposé au finish en revenant sur Da Cruz à quelques 3 mètres de la ligne pour s’imposer à la moyenne de 49,938 km / h. Ce qui constitue désormais la 2ème étape en ligne la plus rapide de toute l’Histoire du Tour, le record appartenant toujours au champion du monde Mario Cipollini à 50,355 km/h sur l´étape Laval - Blois ( 194,5 km) en 1999.
Mais demain plus personne ne parlera de champion du monde ou d’autre chose. Demain la parole est à Lance Armstrong et à Jan Ullrich. Et nous allons nous régaler.

Armstrong rejoint les " Géants"

Il les a savouré Lance Armstrong les derniers mètres du contre-la-montre : sourire aux lèvres, poing droit serré et levé en signe de victoire.
Il savait en franchissant la ligne d’arrivée que ce Tour du Centenaire était à lui. Cette édition qui a tenté de lui échapper ; cette édition au cours de laquelle il a vacillé; cette édition sur laquelle pour la première fois il n’a plus fait peur à ses adversaires.
Car Il a souffert - et douté pour la première fois depuis 1999 – en ce torride mois de juillet comme pour donner raison à ses quatre prestigieux devanciers qui ont toujours déclaré que le 5ème Tour avait été le plus difficile à remporter.
Ils sont en effet cinq désormais – plus justement ils le seront demain sauf accident – à afficher cinq Tours de France au revers de la boutonnière : Anquetil de là-haut avec Merckx, Hinault et Indurain, qui eux seront réunis demain sur les Champs-Elysées, ont un nouveau copain. Et qu’on se le dise ce n’est pas pour cela que « le Blaireau » parlera bientôt anglais !

Millar à une moyenne record

Pourtant il fallait parler anglais samedi du côté de Nantes sur un clm qui aura une nouvelle fois réservé plusieurs surprises.
La caravane du Tour pensait que Jan Ullrich remporterait l’étape ( il allait certainement y arriver) mais il s’est retrouvé à terre à l’approche du 40ème km ( on lui reprochera certainement de ne pas avoir reconnu le parcours le matin) et le succès est revenu à David Millar. Malheureux deuxième dans le prologue de Paris à huit centièmes seulement de Mc Gee après plusieurs sauts de chaîne, l’Anglais s’est imposé avec neuf secondes d’avance sur l’insatiable américain Hamilton qui se hisse ainsi au 4ème rang du général en lieux et places des deux Euskaltel Zubeldia et Mayo.
Autre surprise, malgré une chute à 15 km environ de l’arrivée , Millar a bien failli réaliser la meilleure moyenne de toute l’Histoire du Tour ( dans un clm) avec ses 54,360 km/h pour se positionner juste derrière Greg LeMond qui avait roulé à 54,545 de moyenne entre Versailles et Paris ( mais sur 24,5 km seulement) pour remporter le Tour 89 avec 8 secondes d’avance sur Fignon.
Et puisque l’on parle d’un écart de 8 secondes à l’arrivée sur les Champs-Elysées, rappelons que dimanche les deux Australiens Mc Ewen et Cooke vont s’y disputer le maillot vert : au départ de l’étape, le premier possède 2 points d’avance.

Armstrong visera la passe de six

Lance Armstrong est donc entré dans la très Grande Histoire du Tour de France à l’occasion de cette édition du Centenaire et il appartient désormais au cercle très fermé des quintuples vainqueurs aux côtés des Français Anquetil et Hinault, du Belge Merckx et de l’Espagnol Indurain.
Ce 5ème sacre décroché au forceps est certainement le plus beau de l’Américain et l’on peut dire qu’il n’a pas été malheureux au long des trois semaines de course. Bousculé dans les Alpes il a vu son principal rival Beloki contraint à l’abandon juste avant l’arrivée à Gap ; balayé par Ullrich dans le premier contre-la-montre et à la peine sur les premières pentes pyrénéennes, il a frappé une fois une seule dans la montée de Luz-Ardiden où il aurait pourtant pu tout perdre. Victime d’une chute puis d’un déchaussement au pied de l’ascension, il reprenait le large au sommet afin d’aborder le dernier contre-la-montre avec 1’05’’ d’avance sur son dauphin allemand.
Retrouvant alors des conditions climatiques plus favorables ( pluie et fraîcheur), il se contentait de contrôler dans l’ultime exercice chronométré où Ullrich était de plus victime d’une chute.

L’étape à JP Nazon, le maillot vert à Cooke

Lance Armstrong remporte ainsi son 5ème Tour de France avec 1’01’’ d’avance ( il a perdu 15’’ dans la dernière ligne droite des Champs-Elysées) sur l’abonné aux podiums - vainqueur en 1997, Ullrich s’est classé 2ème en 96, 98, 2000, 2001 et cette année donc - alors qu’il avait toujours devancé ses dauphins de plus de 6 minutes. Cela a de quoi faire réfléchir et l’hiver de l’Américain s’annonce studieux car il n’est pas sans ignorer qu’il trouvera l’an prochain sur sa route Ullrich, Beloki et d’autres coureurs encore plus ambitieux car il ne fait plus peur. C’est certainement cette nouveauté qui le fera réfléchir et travailler peut-être différemment au printemps car il ne voudra pas connaître la mésaventure arrivée à Indurain en 1996 sous les coups de buttoir de Bjarne Riis et d’un tout jeune Jan Ullrich…
Réponse en 2004 car l’Américain a assuré qu’il y serait. Avant d’en reparler l’an prochain, livrons vite fait bien fait les derniers verdicts de l’édition 2003 : sur les Champs-Elysées, le Français Jean-Patrick Nazon s’est merveilleusement imposé au sprint au nez et à la barbe des deux sprinters australiens qui se disputaient le maillot vert, finalement propriété de Baden Cooke ( 2ème de l’étape), avec 2 petits points d’avance sur Mc Ewen ( 3ème).

Beloki1111
Beloki1111
Niveau 10
13 mars 2004 à 14:08:40

chiche de tout lire

Beloki1111
Beloki1111
Niveau 10
13 mars 2004 à 14:09:13

je l ai lu en plusieurs fois

Beloki1111
Beloki1111
Niveau 10
13 mars 2004 à 14:13:11

ca fait comme un livre de 25 pages
c est le livre du tour 2003

XXXARNAUDXXX
XXXARNAUDXXX
Niveau 10
13 mars 2004 à 14:20:39

Je pige pk tes moyenne son haute. Avec tous se que tu poste...

zelber
zelber
Niveau 10
13 mars 2004 à 17:26:22

pa mal pa mal g tout lu c´est interessant . ....
mais je l´avais deja vu sur chai plu quel site ! ! :oui:

Beloki1111
Beloki1111
Niveau 10
13 mars 2004 à 17:31:15

oui c etait pour ceux comme toi qui voulaient se rapeller du beau tour de france 2003 ( sauf la chute de mon idole beloki a l etape de gap ) .

Ca vient du site officiel du tour de france car je passais dessus par hasard et j ai vu le beau résumé .
Et je l ai posté ici pour vous rapelez vos recent souvenir de 2003 l année derniere .

Baden_Cooke
Baden_Cooke
Niveau 10
13 mars 2004 à 20:58:20

C´est surtout pour remonter au statistiques que tu fait ca..... :honte:

XXXARNAUDXXX
XXXARNAUDXXX
Niveau 10
13 mars 2004 à 21:02:35

Baden_Cooke
Posté le 13 mars 2004 à 20:58:20
C´est surtout pour remonter au statistiques que tu fait ca.....

J approuve

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