interwiew de bertrand marchand
Guingamp-PSG.
Façon boomerang?
C’est après une cuisante défaite au Parc ( 5-0) en octobre dernier que les hommes de Bertrand Marchand s’étaient relancés pour terminer l’année dans le trio de tête. Depuis, les défaites se suivent, et Marchand compte encore sur Paris pour trouver un nouveau déclic. Comme un effet boomerang après ce jour noir d’octobre. Paris ne goûterait sûrement pas à ce qui serait un malheureux hasard.
-. Quel constat aviez-vous fait de votre lourde défaite au Parc, le 6 octobre dernier ( 5-0) ?
Bertrand Marchand : « A l´aller, notre défaite 5-0 au PSG avait paradoxalement provoqué un déclic. A nous de faire en sorte que ce match retour soit aussi un déclic avec une victoire à la clé, synonyme de nouveau départ ( Depuis la trêve, Guingamp ne gagne plus en championnat, et reste sur six défaites consécutives, nda). »
-. Finalement est-ce le bon moment d’accueillir Paris ?
BM : « Face à un adversaire moins huppé, on doit gérer une pression négative. Dans ce type de match, on mobilise plus facilement les énergies. On a besoin d´efficacité, d’agressivité et de confiance. Paris maintenant, c’est très bien ! »
-. Mais tout ce qui faisait la force de votre équipe lors de la première partie de saison ne s’est tout de même pas envolé ?
BM : « Non, et notre surplace est d´autant plus frustrant que nous avons avancé vite à un moment. En novembre, il faut se rappeler qu´on espérait trente points à la trêve et qu´on a fini avec trente quatre points. On en est toujours au même point mais c´est toujours ça de pris. En début de saison, j´aurais sans doute dit oui si on nous avait proposé d´être ainsi à six ou huit points du maintien. Maintenant, il faut que les joueurs se remettent dans l´état d´esprit de la première partie de saison. »
" Nous nous sommes vus trop beau "
-. Alors comment l’expliquer. Six défaites consécutives en championnat, ce n’est pas rien.
BM : « Nous nous sommes vus trop beau. En plus de la fatigue, on a peut-être été décontenancé par l’environnement. Lorsque tu es troisième, on ne te regarde forcément plus de la même façon. Auxerre et Bordeaux nous ont joués comme un véritable concurrent. C’est la rançon du succès. »
-. Quel est votre discours aujourd’hui ?
BM : « Il est temps d’agir plus que de réagir. Personne ne nous enlèvera nos trente-quatre points, et puis encore six-huit points, et nous pourrons parler de maintien. Si nous en sommes là, c’est bien aussi parce qu’on a su produire du jeu et que nous avons de réelles qualités. Il faut que les joueurs s’appuient sur ça en même temps que sur les valeurs du club. »
" Nous avons pris une claque "
-. Et quel sera-t-il face à Paris, samedi après-midi ?
BM : « Faisons de cette rencontre un déclic, comme cela l’avait été dans un autre cadre, lors du match aller. Nous avons pris une claque au match aller, ne tendons pas l’autre joue. Pour cela, il faudra allier rigueur défensive et réussite offensive. Nos attaquants ne marquent plus depuis trop longtemps déjà ( si l’on excepte le triplé de Drogba face à Seyssinet-Pariset en seizième de finale de coupe de France, seuls Carnot et Fabbri ont marqué pour Guingamp lors des sept dernières rencontres, nda). »
-. Prendre un point face à Paris, vous comblerait-il ?
BM : « Ma philosophie du football c’est que c’est aussi un spectacle. Alors jouer pour ne prendre qu’un point, je vous dirais que l’on va d’abord chercher à produire du jeu. J’ai vu que Paris s’est retrouvé en difficulté lorsqu’il a rencontré Bastia, Montpellier ou encore à Laval, qui toutes, ont produit du jeu. C’est un bon enseignement. »