Le FC Metz quitte la Coupe de France après une défaite, samedi soir, sur la pelouse de Martigues ( 2-1). Les Martégaux, pensionnaires du National, n’avaient plus décroché un ticket pour les quarts de finale depuis plus de vingt ans. C’est en revanche une première pour leur entraîneur, Roland Gransart.
Ce que Cannes, Besançon, La Roche-sur-Yon, Amiens et Sedan n’avaient pas réussi à faire, les Messins l’ont réalisé. Depuis sa prise de fonction à la tête du FC Martigues, Roland Gransart avait en effet réussi à bâtir une muraille défensive infranchissable. Jusqu’à ce samedi 15 février, aucune équipe n’était parvenue à faire trembler les filets de David Klein. En profitant d’une mésentente de l’arrière-garde provençale, Alexandre Frutos, milieu des terrain des Grenat, a mis fin à cette belle série d’invincibilité, juste avant la pause. Malheureusement, entre temps, les Sang et Or venus du Sud avaient déjà réussi à inscrire deux buts.
Par conséquent, les véritables héros de ce huitième de finale de Coupe de France se nomment Mélut Bilici et Tagro Balaguhé. A la dixième et à la trente-sixième minute, ils concrétisent la domination de leur formation par deux frappes du pied gauche. Ils réalisent l’exploit en permettant à leurs coéquipiers de sortir les deuxièmes de Ligue 2 ( 2-1) et surtout de rassurer une attaque, qui depuis la nomination de l’ancien entraîneur de Marseille et de Gueugnon, n’avait pas réussi à marquer plus d’un but par match. Les Martégaux joueront donc un quart de finale de la Coupe de France, ce qui ne leur était pas arrivé depuis la saison 1980/81.
A cette époque, ils avaient été éliminés par Bastia lors d’une confrontation en matchs aller et retour complètement folle. Ils s’étaient imposés par trois à zéro dans la première manche avant de sombrer totalement dans la seconde ( 5-0). En décochant ce nouveau billet pour les quarts de finale de la compétition, ils n’ont pas seulement offert un superbe cadeau à leur public, un brin boudeur depuis qu’ils sont descendus en National. Mais surtout à leur entraîneur, qui n’avait jamais eu l’honneur de se retrouver à ce stade de la compétition au cours de sa longue et riche carrière. Le contrat est donc plus que rempli. Il ne leur reste plus maintenant qu’à profiter de ce merveilleux élan pour décrocher l’une des trois premières place de National, synonyme d’accession en Ligue 2.