Merci Akan, mais ce qu´il dit n´est pas tout a fait faux, ce n´est pas en ce voilant la face qu´on changeras les choses, mais merci quand même.
Preud´homme: ´´On ne respecte plus le Standard´´ ( 28/12/2002)
© Photonews
Michel Preud´homme découvre les difficultés de ses nouvelles fonctions
LIÈGE Michel Preud´homme, on affirme volontiers que le Standard a tout pour être l´équipe du second tour. Partagez-vous ce sentiment?
`Nous avons en effet un bon coup à jouer, tant en championnat qu´en Coupe de Belgique. Le groupe avec lequel Dominique D´Onofrio travaille possède d´indéniables qualités. Il a eu besoin d´un peu de temps, trop sans doute, pour le prouver, mais depuis quelques semaines, la démonstration a convaincu tout le monde: il faut désormais compter à nouveau avec le Standard. Nous revenons à grands pas, notamment grâce à l´incroyable dévouement affiché par notre entraîneur: ce dernier n´a-t-il pas montré qu´il avait toutes les capacités pour être, aussi, un capitaine de gros temps?´
On vous sent soulagé...
( Il soupire) `En début de saison, les joueurs s´étaient fixés comme objectif de terminer à la troisième place. Nous avons ensuite connu une période de tâtonnements qui nous a coûté pas mal d´énergie et, surtout, pas mal de points. Vous n´imaginez pas combien il peut être frustrant pour un dirigeant qui a la conviction d´avoir contribué à bâtir une formation performante, la preuve: elle l´est aujourd´hui, de constater que celle-ci ne répond pas à l´attente. J´ai vécu des moments très durs.´
Quels enseignements tirez-vous de cette période pour le moins chaotique?
`J´ai apprécié que nos supporters ne se trompent pas de cibles. Ils auraient pu accabler la direction du club, lui reprocher d´avoir mal travaillé. Notre public ne l´a jamais fait. Il a tout de suite pris conscience que la balle était dans le camp des joueurs. Et il le leur a fait savoir...´
Il s´est, en quelque sorte, posé en arbitre.
`Un arbitre dont, cette fois, le jugement était fondé...´
Qu´entendez-vous par là?
`Il est plus que frustrant de perdre deux points, comme nous en avons perdu deux à l´Antwerp, sur un but qui n´aurait jamais dû être accordé à notre adversaire. Vu notre situation, c´est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. D´autant que le championnat est loin d´être terminé...´
Vous aimez à rappeler qu´il existerait un contentieux entre l´arbitrage, en Belgique, et le Standard.
`Tout simplement parce que c´est la réalité. Les événements de l´Antwerp l´attestent. ( Il s´interrompt) Je m´attends à vivre d´autres cas de figure du même genre d´ici la fin mai. Vous voyez, j´ai la conviction profonde que le Standard n´est plus respecté comme il devrait l´être. Ou, du moins, comme il l´était quand Roger Petit en était le patron. À l´Union belge, nous ne sommes plus nulle part ( sic). En tout cas, d´autres sont plus présents que nous. C´est ça qui doit absolument changer et, de préférence, dans un laps de temps relativement court. Un club comme le nôtre doit être bon sur le terrain. Il doit également être influent en coulisses. Or, nous ne le sommes plus assez, tout bonnement parce que la principale lacune du Standard concerne, actuellement, son manque de représentativité générale. Notre place a été prise par d´autres. Et il est logique que ceux-là profitent de leur position. Il n´y a rien de palpable dans cela. Et c´est bien ce qui est le plus paradoxal. Néanmoins, disposer de cet ancrage au sein de la fédération et des multiples comités qui en forment la base est impératif. Cette proximité, pourtant indispensable, n´existe plus avec le Standard. Nous en sommes les premiers conscients mais, surtout, les premières victimes.´
Le discours que vous tenez n´est-il pas quelque peu excessif?
`Le Standard fait peur. Il a toujours fait peur pour et par ce qu´il représente, et il doit continuer à faire peur. Je m´y attelle. C´est mon rôle. Croyez-moi! Si nous décidons d´injecter dix millions d´euros pour franchir un palier supplémentaire, nous sommes tout à fait capables de le faire. Nous en avons les moyens. Voilà pourquoi nous dérangeons. Voilà pourquoi nos rivaux tiennent absolument à limiter notre champ d´action. Mais je me battrai jusqu´au bout pour pourvoir à son élargissement, et au maximum de nos possibilités!´