La Dernière Heure - Jonathan Walasiak revient avec la même volonté dans l´effectif liégeois
Jonathan Walasiak, êtes-vous apte à tenir votre place?
«Je suis complètement rétabli. Je dois bien avouer que cette blessure aux testicules a été particulièrement douloureuse. Elle était la conséquence d´un contact fortuit avec un partenaire lors d´un match amical que nous disputions entre nous. Jamais encore je n´avais autant souffert. J´ai eu quelques appréhensions lundi lors de ma reprise mais tout est rentré dans l´ordre.»
Cette saison aurait dû être, pour vous, celle de la confirmation. Mais la poisse ne vous a pas quitté...
«Je me suis souvent demandé ce que j´avais bien pu faire pour mériter un tel sort. Je ne suis pas un joueur fragile mais je dois bien reconnaître que j´ai eu mon lot de blessure cette année. Fort heureusement, j´ai toujours pu compter sur le soutien de mes proches. Je ne me suis jamais découragé et je suis revenu dans le parcours. J´espère qu´il en ira de même cette fois-ci encore.»
Certains ont avancé votre absence pour argumenter, en partie, la baisse de régime du Standard...
«Je sais ( Ndlr: il rigole) . Sérieusement, je ne me sens pas indispensable à l´équipe. Jinks Dimvula m´a très bien remplacé. Il a occupé mon poste avec bonheur puisqu´il y a fait étalage de ses qualités. Il nous a juste manqué un peu de chance pour poursuivre sur notre lancée...»
Vous êtes un attaquant de formation. Or cette saison, vous vous êtes révélé sur le flanc droit...
«C´est exact. J´ai toujours évolué à la pointe de l´attaque dès mon plus jeune âge. J´ai d´ailleurs d´abord reçu ma chance à l´attaque l´année dernière mais je ne suis jamais parvenu à la saisir. Je n´étais, sans doute, pas assez conscient de la chance que je recevais. J´étais content d´être dans le noyau A. Je me suis rapidement rendu compte de la réalité. A ce moment, je me suis même demandé si je possédais suffisamment de qualités pour évoluer en D 1. Fort heureusement, je me suis aguerri mentalement. Je me sens beaucoup plus fort sur le plan moral. Et je suis persuadé que si l´on m´avait accordé une nouvelle chance en pointe, je n´aurais plus joué de la même manière. De toute manière, je me sens bien sûr le flanc droit. J´ai la possibilité de surgir de la deuxième ligne. J´ai appris à connaître cette place sous l´ère de Michel Preud´homme. J´ai joué à ce poste en réserves avec Daniel Boccar et c´est sous l´égide de Robert Waseige que je m´y suis révélé.»
La pression qui pèse sur vos épaules n´est-elle pas trop forte?
«Pour l´instant, je me sens plutôt libéré. Je sais que je dois poursuivre mon long apprentissage mais cela ne me pose pas de problème. La situation sera sans doute différente quelques minutes avant de fouler la pelouse mais je préfère ne pas trop y songer pour le moment.»
Plusieurs de vos jeunes coéquipiers attendent encore leur heure. Quels conseils leur donneriez-vous?
«La patience devra être une de leurs meilleures vertus. Ils recevront tous un jour une chance de s´illustrer. Il faut, sans cesse, se remettre en question et travailler sans relâche. Le reste suivra s´ils ne se découragent pas...»
Vous effectuerez votre rentrée à l´occasion de la venue du Lierse ce samedi à Sclessin...
«Ce ne sera pas une partie de plaisir. Je n´avais pas pu participer à notre première confrontation face aux Lierrois car j´étais blessé. Cette équipe est très solidaire et nous devrons rester vigilants d´un bout à l´autre de la rencontre car cette formation compte de redoutables attaquants dans ses rangs.»
Et l´équipe nationale espoirs?
«Je n´y ai jamais joué. J´ai reçu deux convocations et, à chaque fois, je me suis blessé juste avant d´y aller. Je n´ose donc plus trop y songer.»