19 février 2003 : Place aux jeunes!
Son retour dans l´équipe n´était prévu que pour le match à Saint Trond mais à le voir galopper à l´entraînement hier, on se dit que Jonathan Walasiak pourrait bien être de la partie fâce au Lierse ce samedi. Hier, il a en tout cas participé normallement aux deux entraînements.
Dragutinovic va mieux également et pourrait reprendre avec le groupe dès cette semaine. Susnjara et Goossens ont participé à trois quarts de l´entraînement tandis que Moreira a dû interrompre la deuxième séance quite à des douleurs au genou. Rien de grave cependant, il ne s´agit que d´un coup direct. Van Meir et Mutavdzic poursuivent leur programme de révalidation.
La Dernière Heure ( FdB) - Et maintenant place aux jeunes Standardmen!
Les Liégeois ont déjà utilisé onze jeunes joueurs issus de leur centre de formation cette saison...
C´était peut- être la saison ou jamais, et le Standard l´a fait. Qui oserait, en effet, faire le reproche aux dirigeants liégeois d´avoir trop fait confiance aux jeunes après le calamiteux début de championnat signé par le Standard cette saison. Le Standard a, enfin, pu dévoiler quelques-unes de ses plus belles pousses. Si l´on prend en considération les candidatures d´Onder Turaci, parti entre-temps à Visé et à La Louvière, et pas celle de Sébastien Grégoire, qui a quitté Sclessin pour Malines durant l´intersaison, les Rouches ont utilisé pas moins de onze jeunes éléments issus de leur centre de formation. La paternité de cette politique interne revient, bien évidemment, à Michel Preud´homme, lui-même issu de l´école des jeunes du Standard, mais aussi à Daniel Boccar, qui dirige cette institution performante depuis 1997. «Depuis trois ou quatre ans, la qualité est bel et bien présente chez les jeunes, avoue-t-il. A raison de six entraînements par semaine, ces joueurs sont conditionnés, dès l´âge de quinze ans, à assimiler le mieux possible les rudiments du football professionnel. La machine est en marche. Pourtant, je ne pense pas que les jeunes joueurs que nous avons incorporés soient plus forts que leurs prédécesseurs ou que ceux qui devraient leur succéder . Ils sont tous soumis à un régime de travail de footballeur professionnel. Hormis deux ou trois figures de proue, chaque équipe rassemble des joueurs qui apprécient la répétition du travail.»
Au fil du temps, Francis Nicolay et Daniel Boccar sont parvenus à ériger un outil dont l´utilité et les performances ont largement dépassé le seul cadre social que certains n´hésitaient pas à lui voir. A tel point que dirigeants et supporters liégeois se félicitent de la présence de jeunes Standardmen prometteurs dans le noyau liégeois. Les Lierrois n´avaient d´ailleurs pas agi différemment lorsqu´ils incorporèrent dans leur effectif des joueurs comme Sommers, Hoefkens ou autre Cavens... «L´approche au Standard est différente, poursuit Daniel Boccar. Nous ne faisons pas partie de ces clubs qui ont pu s´appuyer, à un moment ou l´autre, sur une génération exceptionnelle de jeunes joueurs. Le travail que nous réalisons est un ouvrage de longue haleine qui met en valeur des joueurs méritants dans une période où les événements sont plus favorables à l´intégration de jeunes éléments. Cette saison, le club n´a pas réalisé de transferts durant l´intersaison, nos joueurs devaient donc être prêts. Lorsqu´ils parviennent à intégrer l´effectif avant le stage estival, ils peuvent facilement combler les 20% d´expérience qui leur manque pour s´adapter à leur nouvel environnement.»
Le centre de formation du Standard a donc fourni onze jeunes Rouches dans le noyau A du Standard cette année mais aussi cinq autres éléments ( Habran, Caramazza, Grégoire, Asselboorn et El Yamani) pour venir en aide au FC Malinois et à Alex Czerniatynski, un ancien formateur... de Sclessin. «Ils étaient déjà âgés d´une ou deux années de plus que certains de leur partenaire, remarque Daniel Boccar. «l était grand temps que ces joueurs soient confrontés aux réalités du football professionnel. Leur avenir leur appartient. Ils ne reviendront, en tout cas, plus en réserves au Standard. Ce sera avec l´équi- pe première ou ailleurs. Nous avons aussi effectué 27 tests cette saison. Chacun de ceux-ci possédait des qualités. Mais nous n´en avons retenu que deux ( NdlR: Riise et Tchite). Car ils possédaient, tous deux, cette mentalité et cette assiduité au travail avec leur propre culture footballistique. Comme tous nos jeunes, ils ont faim.»