PARIS, 4 déc (AFP) - "Révoltez-vous pour nous, pour Luis... ou méfiez vous": la banderole déployée dans le virage Boulogne au Parc des Princes, mercredi avant le match PSG-Lyon, semblait indiquer que les supporteurs parisiens blâment avant tout les joueurs pour les mauvais résultats du club de football.
Avant ce choc de la 18e journée de Ligue 1, c´est pourtant le manageur Luis Fernandez qui est dans une situation très inconfortable, puisqu´une contre-performance peut entraîner sa destitution alors que le PSG reste en championnat sur une série de trois défaites d´affilée, a pris un seul point sur les cinq derniers matches et n´a plus gagné depuis le 26 octobre, contre Marseille (3-0).
"PSG = Luis", "Luis, les fidèles du KOB (ndlr: kop of Boulogne) te soutiennent malgré tout", était-il encore inscrit dans la tribune Boulogne, par un froid intense et sous une pluie nourrie, les supporteurs scandant "Fernandez, Fernandez".
Banderoles menaçantes
Du côté du virage Auteuil, nul message de soutien envers l´ex milieu de terrain international, pourtant adulé de longue date par les supporteurs, lui dont l´image est étroitement liée à celle du PSG. Mais les banderoles déployées étaient encore plus critiques -voire menaçantes- envers les joueurs que celles du virage opposé: "Ce soir, c´est votre dernière chance", "Ce soir, c´est pas la fête, c´est marche ou crève" ou encore "Bougez-vous le cul avant qu´on le fasse", pouvait-on ainsi lire en énormes caractères.
De même, Auteuil manifestait son animosité envers les dirigeants du PSG et la Ligue de football professionnel (LFP), qui avait fixé cette rencontre à 18h30, un horaire qui mécontente les supporteurs: "Rackettés par le club (ndlr: allusion au tarif des billets et des abonnements), on se ruine pour nos couleurs; méprisés par la Ligue, on répond présent à toute heure, et vous (ndlr: les joueurs), vous ne nous offrez que honte, désolation et malheur."
Lundi, alors que l´éventualité de son départ se faisait de plus en plus pressante, Fernandez avait lancé un appel aux supporteurs: "Les supporteurs ont voulu que Luis revienne (ndlr: en décembre 2000), s´ils veulent maintenant que Luis parte, je le ferai