Plus que les deux points perdus samedi soir face à Troyes, l’Olympique de Marseille se souviendra de cette quinzième journée comme du divorce officiel entre Alain Perrin et Ibrahima Bakayoko. Et même s’ils s’en défendent, les deux hommes ont sans doute déjà en tête une séparation lors du prochain Mercato.
« J’ai sorti Bakayoko parce que c’était le meilleur homme du match. Il éclaboussait tout le monde de sa classe et je voulais éviter qu’il surclasse ses partenaires. » Même s’il se veut ironique, Alain Perrin n’a pas vraiment apprécié la prestation de son attaquant face à Troyes. Et encore moins l’attitude de l’Ivoirien, qui a quitté le stade Vélodrome avant même la fin de la rencontre. Si bien qu’aujourd’hui, le divorce entre les deux hommes paraît scellé. En coulisses du moins. Car le discours officiel des deux hommes se veut encore courtois. « J’ai voulu plaisanter, explique ainsi le manager général. Je n’ai pas eu des mots durs. Dans le jeu, Baka a voulu me démontrer que j’avais tort en faisait du un contre un sur Berthé, qui est un monstre athlétique. Je lui avais conseillé de jouer collectivement. Il ne l’a pas fait et ses performances en ont souffert. »
Du côté du joueur, on tente également de désamorcer la bombe. Avec toujours cette courtoisie forcée : « Je n’ai aucun problème avec Alain Perrin, estime l’ancien Montpelliérain. Vous savez, avec ce qui se passe dans mon pays, c’est difficile pour moi et ma famille en ce moment. Je ne cherche pas d’excuses. Je donne le maximum dans le football. Dans ce sport, lorsque ça marche, tout le monde est bénéficiaire mais lorsque ça ne va pas, chacun doit assumer ses responsabilités. Moi, je donnerais le maximum à l’OM jusqu’à la fin de mon contrat. Je ne joue pas par rapport à M. Perrin sur le banc. Je ne peux rien contre ceux qui me veulent du mal mais quoi qu’il arrive, je ne serai pas déstabilisé. Lorsque Bakayoko marque contre Montpellier, on dit que c’est bien pour l’équipe. Mais quand Bakayoko ne va pas, tout le monde dit que c’est dommage pour Bakayoko. Il faut savoir soutenir les gens et les gérer dans les moments difficiles. Lorsqu’on gagne, on gagne avec l’entraîneur. Lorsqu’on perd, on perd aussi avec l’entraîneur. L’entraîneur ne doit pas isoler les joueurs. Ils sont ensemble dans les bons comme dans les mauvais moments. »
Après cette quinzième journée, on se dit quand même que les bons moments d’Ibrahima Bakayoko à Marseille sont derrière lui. Et tout porte à croire que le joueur quittera le club lors du prochain Mercato. D’ailleurs, à entendre parler Alain Perrin, ce départ est inéluctable. « Lorsqu’on encaisse des buts, il y a un problème de défense. Lorsqu’on n’en marque pas, il y a un problème d’attaque. Les vrais buteurs ne sont pas nombreux. Sur cette saison, il est sûr que nous ne pourrons pas en récupérer un. Aucune équipe ne voudra vendre un buteur, un joueur capable de vous faire passer un cap. On verra ce qu’on peut faire pour améliorer l’équipe au Mercato mais on ne trouvera pas l’oiseau miracle. Pour nous, les possibilités sont liées à des départs, même des prêts. On y travaille avec Christophe Bouchet. Il y a actuellement deux ou trois joueurs qui ne sont pas satisfaits d’être remplaçants. On peut envisager une amélioration sur ces départs éventuels mais cette amélioration se fera à moyen terme parce que les joueurs qui pourraient arriver n’apporteront pas forcément beaucoup plus dans l’immédiat. » A bon entendeur…
Source : www.football365.com
Ca me ferait chier que Baka parte, il est pas mauvais ! !