En Italie on a toujours pas compris la leçon!!!
ROME, 22 oct (AFP) - Le football italien vit toujours au dessus de ses moyens et, comme le redoute mardi le président de la Fédération italienne (FIGC), Franco Carraro, dans un entretien à la Gazetta dello Sport de nouvelles faillites de clubs, comme celle de la Fiorentina, ne sont pas à exclure.
"Le calcio dépense plus qu´il ne gagne (...). Nous allons encore souffrir pendant deux ou trois ans. Le moment est aux larmes et au sang", prévient M. Carraro qui craint des dossiers similaires à celui de la Fiorentina, officiellement déclarée en faillite le 27 septembre dernier par le tribunal de commerce de Florence.
M. Carraro, qui dirige la FIGC depuis le 28 décembre 2001, ne cache pas qu´il redoute d´autres "situations similaires" et "n´exclut pas des cas retentissants", sans pour autant donner de noms.
Les 18 clubs de la série A (1re division) et les 20 équipes de la série B (2e division) du championnat italien ont terminé la saison 2002 avec une perte cumulée de 485 millions d´euros, contre une perte de 323 millions d´euros pour la saison précédente, selon une étude publiée mardi par le quotidien économique Il Sole 24 Ore.
Par ailleurs, la situation financière des trois grands clubs cotés en bourse est loin d´être reluisante. Ainsi, la Lazio Rome a terminé la saison 2002 (juin) avec une perte de 54,4 millions d´euros, contre 15,9 millions d´euros en 2001.
Réduction des salaires
L´A.S Rome, l´autre club de la capitale, est en meilleure santé, avec une perte ramenée de 8,4 millions d´euros en 2001 à 3,2 millions d´euros en 2002. Même la Juventus de Turin est passée dans le rouge, avec un trou de 12,8 millions d´euros, alors qu´elle affichait la saison précédente un bénéfice de 24,6 millions d´euros.
"Le prochain conseil fédéral discutera de la réforme des championnats et de l´introduction de nouvelles règles de contrôle financier", a annoncé le président de la Fédération. L´évolution à la hausse des salaires des joueurs et des techniciens est notamment un des grands sujets de préoccupation de la Fédération.
Une hypothèse de travail est une réduction de 30% des salaires pour les clubs de la série A et de 50% pour ceux de la série B, estime le quotidien Il Sole 24 Ore.
"Mais les juristes consultés par la Fédération ont averti ses instances que sans l´accord des joueurs, il sera impossible de tailler dans leurs salaires pour les contrats en cours", précise le journal.
Au mois de juillet, le trio d´attaquants de l´Inter Milan (1re div. italienne), l´Italien Christian Vieri, le Brésilien Ronaldo et l´Uruguayen Alvaro Recoba, avaient décidé de réduire leurs salaires, pour mieux soutenir les efforts de leur président Massimo Moratti. Les trois joueurs avaient proposé une baisse de l´ordre de 5 à 10% sur leurs émoluments. Mais, depuis le départ de Ronaldo pour le Real Madrid, avec un salaire revu à la hausse, le sujet n´a plus été évoqué.