petite victoire de bordeaux mais victoire quand meme.Mais la facon n´est pas la...Merci a rame et pauleta.
Merci Monsieur 50 %
23 novembre 2002 - Jean-Philippe THIBAUDEAU
En inscrivant son neuvième but de la saison, Pauleta a permis aux Girondins de Bordeaux de goûter de nouveau à la victoire. Une nouvelle réalisation pour le Portugais qui devient ainsi le monsieur 50 % de l’attaque girondine. A voir aussi, le film du match
« Il n’y a pas de joueurs qui se dépassent les uns pour les autres », « Personne ne sort de sa fonction pour se mettre plus au service de ses coéquipiers » ou encore « Il y a trop d’introvertis », voilà un petit florilège des déclarations de Christophe Dugarry à nos confrères de l’Equipe avant cette rencontre face à Ajaccio. Ajoutez à cela un Elie Baup assis sur un baril de poudre et des supporters demandant joliment à leurs joueurs de « se sortir les doigts » et vous obtenez l’ambiance électrique dans laquelle s’est disputée ce match. Du moins dans les esprits car, sur le terrain, on était bien loin d’être électrisé par cette rencontre. Avec une seule victoire au cours des sept derniers matchs, les Girondins se devaient de jouer enfin au football et de respecter leur statut de favori de ce championnat. Pourtant, malgré toute cette pression et une équipe organisée pour faire sauter le verrou ajaccien (quatre attaquants alignés dès le coup d’envoi), Bordeaux a, une nouvelle fois, offert une prestation des plus fades.
En fait, sans un grand Ulrich Ramé, les partenaires de Dugarry seraient une nouvelle fois rentrés aux vestiaires la tête basse. En réussissant des parades incroyables, le portier bordelais a sauvé son équipe mais s’est rappelé surtout au bon souvenir de Jacques Santini. Une prestation de haut niveau qui a permis aux Bordelais de s’appuyer sur la qualité de leur gardien pour sauver cette victoire. En fait, tout le problème des Girondins est bien là. Cette équipe s’appuie trop sur ses individualités. La preuve avec le neuvième de Pauleta qui, en véritable renard des surfaces (35eme), est venu permettre à son équipe d’empocher les trois points. Neuf buts pour le Portugais sur les dix-huit marqués par Bordeaux, cela explique tout le mal de la formation d’Elie Baup. Chacun joue sa partition et personne n’évolue à l’unisson. Les supporters bordelais ne sont d’ailleurs pas dupes et, malgré la victoire, c’est sous les sifflets que Bordeaux est rentré aux vestiaires. Le malaise est grand en Gironde et ce n’est cette victoire obtenue sans qualité de jeu et de cœur qui changera quelque chose. Les Bordelais doivent faire leur autocritique pour enfin enchaîner quelques bons résultats et retrouver une place digne de leur rang.
Une place digne de leur rang, les Ajacciens en sont bien loin eux aussi. Car au vu de cette rencontre, l’ACA mérite mieux qu’une piètre quinzième place. Héroïques de bout en bout du match, les Corses ont fait preuve de solidarité durant quatre-vingt dix minutes mais surtout, ils ont offert un football plein d’entrain et de générosité. La seule critique qui peut leur être fait, sera sans doute leur manque de lucidité face au but. Tour à tour, Rodriguez (56eme), Lacombe (63eme) et Faderne (88eme) auraient pu arracher le point du match nul. Mais le sort en a décidé autrement et, à l’image du but de Pauleta, la réussite n’était pas du côté corse. Car il faut tout de même rappeler que l’ouverture du score intervient après que Trévisan ait repoussé un tir surpuissant de Smertin directement sur la tête de Pauleta. Ce second revers consécutif immérité pour l’ACA, après celui de Monaco subi dans les arrêts de jeu, place maintenant l’ équipe corse dans l’embarras. L’AC Ajaccio devra s’imposer à domicile face au Havre pour ne pas rejoindre les relégables. Mais en continuant à travailler comme ça et en jouant toujours sans complexe, on peut-être sûr que les Ajacciens resteront encore un moment en Ligue 1.