Nouvelles bases
L’OM a reconquis le Vélodrome, mais les supporters phocéens ne s’enflamment pas pour autant. A l’image du staff, des joueurs, le public le plus bouillant de l’Hexagone a pris la mesure du nouvel OM. Un OM sérieux, ambitieux, sans excès. Ces trois qualificatifs collent idéalement au personnage Perrin. En à peine deux mois, l’ancien Troyen, sans oublier le rôle prépondérant de Christophe Bouchet, est parvenu à changer l’image du club. Les mots qui reviennent le plus souvent pour décrire les changements sont : «plus sain», «plus de respect», «plus strict». Que ce soit les nouveaux venus, comme Johnny Ecker : «L’OM change, je suis tombé dans un club où il n’y a aucun problème, que ce soit au niveau du staff ou des joueurs». Ou d’autres, qui ont vécu l’évolution de l’intérieur : «On repart sur des bases plus saines», avait expliqué Salomon Olembe, arrivé en janvier 2002, à la veille de la reprise du championnat.
Solide en dehors et sur le terrain
Si l’organisation interne du club phocéen paraît solidifiée, clarifiée, ces deux caractéristiques se retrouvent inévitablement sur le terrain. Manuel Dos Santos, qui est passé par des moments délicats, se réjouit que «désormais, tout le monde va dans le même sens. Et on sait où l’on va». Le jeu de l’OM ressemble enfin à quelque chose, et là encore Perrin n’y est pas étranger. Puisque l’effectif n’a pas été bouleversé, ce sont les nouvelles méthodes ont font la différence. Le recrutement a été réfléchi, et s’avère judicieux. En fin de contrat à Lille, Ecker est en train de s’installer comme une pierre indispensable de l’édifice défensif marseillais. Alors que Fabio Celestini, tout juste débarqué de l’ESTAC, s’est déjà rendu indispensable. On comprend mieux pourquoi la rubrique «transferts OM» a été moins en vue durant l’intersaison. Et rien d’étonnant à ce que Perrin prenne son temps en ce qui concerne le prochain arrivant (Johansen ou Jörgensen).
Révélations
Outre les quelques recrues, la satisfaction vient de joueurs déjà présents les saisons précédentes, mais dont le rendement paraît tout autre. A commencer par l’ancien champion du monde et capitaine Frank Leboeuf. Si l’ancien international aligne des performances dignes de la première au Vélodrome de vendredi dernier, avec en plus Van Buyten et Ecker à ses côtés, l’arrière-garde olympienne posera des soucis à quelques attaquants. Dos Santos se révèle enfin, Hemdani va pouvoir s’exprimer, Swierczewski semble retrouver son niveau bastiais, bref Perrin fait du neuf avec des vieux. En attaque également, on trouve du neuf… Fernandao s’est acclimaté et est aidé par la confiance qui lui est accordée. Bakayoko est toujours aussi râleur, mais son activité face au champion de France a beaucoup servi. Les espoirs Sakho et Chapuis ont été moins en vue, le turn over qui semble être établi par l’entraîneur devrait leur permettre de s’exprimer.
Dans tous les domaines, l’Olympique de Marseille espère pérenniser ces évolutions positives. Ce qui paraît probable puisqu’enfin, avec Alain Perrin, il peut tabler sur du long terme.