José-Luis Chilavert, le gardien international paraguayen, a été mis à pied par le Racing club de Strasbourg (L1), a annoncé le président du club alsacien de football Patrick Proisy lors d´une conférence de presse vendredi en début de soirée.
"Nous avons décidé la mise à pied de José-Luis Chilavert, la procédure de licenciement suivra son cours. Le gardien paraguayen est depuis vendredi midi interdit de club", a déclaré Patrick Proisy.
Cette mise à pied a été décidée à la suite du refus de Chilavert de jouer samedi contre Lille, le gardien Vincent Fernandez étant blessé.
Dans une interview au quotidien régional L´Alsace de vendredi, Chilavert a indiqué qu´il n´avait "plus envie de jouer à Strasbourg" estimant que le club lui avait "manqué de respect" et qu´il lui devait "beaucoup d´argent".
Sur ce dernier point, Patrick Proisy a assuré que tous les contrats signés par le RCS avec l´international paraguayen et son ancien club Velez Sarsfield (1re div. argentine) avaient été respectés.
"Non seulement nous lui avons versé son salaire durant la Coupe du monde, mais en plus les 2,4 millions de dollars qu´il évoque il ne les aurait touchés que sur son transfert vers un autre club. Or, aucun club ne s´est manifesté", a ajouté Patrick Proisy.
Le président du RCS a en outre qualifié de "faute professionnelle caractéristique" le fait que Chilavert soit revenu du Mondial avec un poids "de 106 kg, dépassant de 11 kg son poids de forme".
L´international paraguayen avait repris l´entraînement normalement jeudi, après une blessure au dos qui l´avait empêché de disputer un seul match depuis le début de la saison.
Le but du RCS était gardé par Fernandez, ancien gardien de Sochaux (L1) qui a signé pour deux ans à Strasbourg et avec qui le Sud-américain était en concurrence.
Concernant le différend juridique qui oppose le RCS et le Racing club de Strasbourg omnisports sur l´utilisation du nom "Racing club", Patrick Proisy a indiqué faire confiance à la justice. La chambre commerciale du Tribunal de grande instance de Strasbourg doit se se prononcer le 5 septembre sur ce dossier.