A son invitation, elle s´assoit dans un grand canapé, vêtue d´une longue robe de soirée cramoisie, réhaussée de strass. Sébastien lui baise la main, tel un gentleman. ´´Permettez moi de rendre hommage à votre grâce, Madâââme.´´ Elle laisse échapper un petit soupir d´aise en détournant la tête pour ne pas rougir. Alors, Sébastien s´éloigne et s´assoit au piano. Sous ses doigts légers et habiles monte une mélodie d´une grande douceur et d´une grande mélancolie. ´´Aimez-vous Rachmaninov ? ´´ dit il, tout en continuant de jouer. Son hôte écoutait, bouleversée, les sens en extase, elle se sentait submergée par une vague fantastique de désir et de tendresse, qui attisait le feu de son coeur. Les yeux mi clos, elle s´abandonnait à l´emprise de ses sens, impuissante, subjuguée... Son visage rayonnait d´une aura sublime d´apaisement et de joie. Et dans un sublime accord lancé à l´infini, la main sur la poitrine elle échappa un soupir de désir incontrôlé.
Sébastien, l´air grave, se lève et se dirige vers elle. ´´Vous semblez souffrante, ma chère, puis-je vous proposer une coupe de champagne ? ´´