1 - Le but de la structure étudiée est le transport d’un convoi de voyageurs à une hauteur de 5,20 m du sol. La hauteur est définie par l’implantation de poteaux, basés sur des fondations, sur laquelle vient reposer la structure de la travée.
2 - La structure assure le passage d’un poteau à un autre par l’intermédiaire d’une poutre, soumise à son poids (appelé poids propre) et éventuellement à celui du convoi ou des aménagements ferroviaires (charge), qui définissent l’ensemble des actions. L’action sur la poutre engendre une déformation de cette structure. Cette déformation nécessite des points d’appuis articulés.
3 - C’est pour empêcher toute déformation que la structure de la poutre s’est complexifiée. Elle s’est divisée en deux parties principales. La première, membrure inférieure remplace la poutre primitive et la seconde, membrure supérieure cintrée est liée à la première par des montants verticaux. L’action de la membrure supérieure vient compenser celle de la membrure inférieure et rigidifie l’ensemble de cette structure.
3 bis - Ajoutons à ce premier élément les montants diagonaux chargés de répartir les actions principales en différentes actions d’intensité moindre. Cela équilibre la structure et évite son basculement latéral. Cet ensemble particulier vient remplacer la poutre primitive et s’appelle poutre treillis.
4 - La poutre treillis est le point de départ à la création de la structure de la travée proprement dite. L’assemblage de deux poutres reposant sur quatre poteaux, par le moyen de solives permet le passage du convoi.
5 - Pour répartir à nouveau les charges de la structure, interviennent les voûtains de brique. Ils répartissent les actions en différentes forces pour soulager la structure. Les voûtains s’appuient sur deux solives voisines. Les forces horizontales sont compensées par les actions antagonistes de deux voûtains consécutifs. Cependant, les voûtains se trouvant aux extrémités de la structure n’ayant pas de voisin contre lequel s’appuyer, on place des bretelles entre les deux dernières solives qui assurent l’action antagoniste.
6 - Enfin, des éléments croisés maintenus à l’extrémité des solives, permettent de rigidifier la structure en cas d’actions latérales telles que celle du vent.