Après, la nuit est tombée assez rapidement pendant que le groupe suivant s´installait. On en a profité pour se poser et boire quelque chose. C´est là qu´on a un peu pris conscience qu´on aurait pas pu faire les 3 jours au camping, l´auditoire était franchement décalqué. Bière, drogues douces et dures… tout le monde n´était pas là pour la musique. Dommage dommage. Un peu plus au fond du site, un stand Coca-Cola proposait de se ridiculiser devant quelques personnes.
Ca doit être dans les habitudes de Coca-Cola, bref toujours est-il que je trouve chaque opération marketing de Coca assez désastreuse. D´autant que je pense sans trop m´avancer que personne n´a bu de Coca ce soir-là. Là, c´était Festifever, on se demande combien de publicitaires ils ont embauché pour trouvé cette astuce minable. Alors, la fièvre des festivals consiste à recruter des types assez saouls pour sauter (en rythme ou non) sur une scène de 5 x 5m et faire semblant de jouer d´un instrument pendant qu´une chanson passe. Je sais pas s´il y a quelque chose à gagner, mais en tout cas j´espère pour les participants qu´ils n´ont rien à perdre en s´inscrivant à ce truc.
Passons, le groupe suivant dénotait nettement dans la programmation puisqu´il s´agissait d´une chorale. The Polyphonic Spree regroupe de 20 à 30 musiciens, voire plus, regroupant des joueurs d´orgues, guitares, batteries, flûtes, harpes, cuivres exclusivement habillés en toges. À cette échelle, on peut appeler ça un orchestre. Alors, bien sûr en voyant ces gens habillés dans une tunique flashy, on se dit que ce sont des illuminés, ce qui n´est pas faux. J´ai eu peur qu´on frise la pop-louange à scander des trucs du genre "Jesus Christ Superstar" mais finalement ça a été bien plus. Donc, nous voilà aux JMJ
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Mais on s´en tape du message, le principal c´est la musique ! Et c´est magistral, c´est riche, c´est beau et ça file la pêche. Alors, qu´est-ce que cette chorale de dingues vient foutre ici dans un festival plutôt rock ? Bah, c´est simple ils jouent du rock. Le message est niais, plein d´espoir et jamais mélancolique, mais la musique est énergique avant tout. C´est stupide, mais finalement, on se retrouve à chanter les hymnes à la joie desservis par ce gourou de chanteur. Un peu plus, et on rentre dans cette secte. L´annonce de la dernière chanson par le leader se fera un bon quart d´heure avant la fin réel du concert, la dernière chanson étant ponctuée par au moins 5 rappels, reprises ou retours. Bref, ça n´en finit pas, mais c´est génial de bout en bout. C´était assurément l´OVNI de la soirée, mais c´était franchement sympa ^^