Les songes douloureux, les songes latents…
On y flotte doucement, à la lisière du réveil, dans cette antichambre doucereuse et douillete.
Les ombres crues du réveil aveuglent, dérangent. Aigres troubles-fête, qui nous extirpent de cette regrétée lethargie, je veux retourner dans mes si confortables rêves.
J´aime y perdre la tête, y suivre ces histoires versatiles, dont la trame est secondaire. J´en suis bon public, de ces essais torturés sortant de ma propre imagination. Ceux qui se lèvent tôt n´ont décidément rien compris, les pauvres hérétiques.
J´aimerai toujours m´y reposer, moi qui suis toujours fatigué, de ces réalités trop ordonnées qui ne connaissent aucune ellipse. Même si au fond, le monde est aussi dingue, je reste favori des délires de l´abîme, qui restent eux, sans conséquence aucune.
Repose En Paix, lecteur. Ci-gît le rêveur : )