Quelques minutes après m´être levé, j´aime bien me reglisser juste quelques secondes dans mon lit encore tout chaud, juste quelques petites secondes de confort… le sommeil me rappelle, et les secondes se transforment en minutes. On se réveille la peur au ventre, on se dépêche d´avaler le p´tit dej´ sans prendre le temps de mettre en route tous les sens olfactifs. On s´engouffre vaseux, vaporeux dans la voiture, les yeux mi-clos, on regarde la route défiler… On peste contre l´embouteillage, les feux rouge des autos s´intensifient, bougent et disparaissent diffusés par la vitre encore givrée… On s´extrait difficilement de ce bourbier, on arrive en quatrième vitesse au lycée, mais déjà la cour est quasi-déserte, et les retardataires ont déjà dégainé leur carnet de retard à la vie scolaire, on fait la queue et on cherche un motif officiel qui masquera le fait qu´on aspirait à encore un peu de confort dans son lit douillet…