Moi aussi, tres bonne teuf de la zikmu !
Parmis ce que j´ai pu voir ( et qui étaient moins eclectiques que les témoignages poignants d´elliiiis), j´ai noté un groupe de blues extraordinaire ( en fait toujours le même, chaque année, au meme endroit, j´adore terminer ma soirée avec eux autour d´un demi-kiwi), et surtout, surtout, UN groupe dont je me souviendrais toute ma vie.
Comment en parler.
C´était LE groupe. Des vrais.
Ils étaient tout d´abord coincés dans une petite rue. Pas devant un bar ou un restau, non, personne n´avait du vouloir d´eux. Ou plutot ils n´avaient voulu de personne.
Eux. Un batteur ( au delà de l´excellence), deux guitaristes, et un chanteur.
Fringués de vinyl noir luisant, les cheveux jusqu´aux fesses, sauf le chanteur coiffé d´une touffe elastique de trente centimetre de rayon.
Des types échappés des années 70, du gere à avoir oublié de vieillir.
On pourrait dire qu´ils jouaient du black-metal, mais non : c´était juste du hard-rock, comme on en faisait il y a 30 ans. Ultra-violent ( pas forcément ´rapide´ -> pas du hardcore), la voix d´outre-tombe criaillant dans les graves, instrument de bruit à part entière, probablement sans d´autres paroles que des melanges tenant à la fois du corbeau assoifé et du tigre à jeun.
Les types étaient à fond dans ce qu´ils faisaient. Ils se roulaient à terre, donnaient des coups de têtes dans le vide pour faire claquer leurs chevelure, sautaient dans tous les sens...
Le meilleur, c´était le chanteur, avec ses grosses lunettes de soleil disco, filiforme, qui sautait non pas sur mais avec son ampli, se roulant avec lui sur les pavés dégueulasses, se jetant dans les jambes du public.
Et puis il y avait leur chien, au milieu des instruments, en train de dormir dans l´extraordinaire boucan.
Tout le public était mort de rire. Je me souviens de la figure amusée d´une grand-mère à sa fenetre juste au dessus du groupe.
Nan, mais franchement, les gars, ils étaient vraiment super =)
On savait pas d´ou ils sortaient, et ils ont mis une ambiance de folie. Tout le monde se marrait, mais c´était pas de la moquerie. Parce que pour du hard-rock, c´en était VRAIMENT du bon.
Tout caricatural, prototypique que c´était, on sentait avant tout la qualité musicale. On aime ou on aime pas, c´était pas le probleme : force était de constater le niveau professionnel du groupe. Ils se donnaient vraiment à 100% dans leur trip, c´en était touchant.
Et c´est le seul pogo de la soirée auquel j´ai participé ( et le plus motivé que j´ai croisé), parce que j´insiste : c´etait vraiment vraiment bon. Et non seulement c´était des bons, mais, et ça, ca faisait plaisir à voir, c´étaient des vrais =)
Ah, au fait... il se trouve que ce groupe s´appelait Bitch Driver et qu´il est édité par Universal, d´apres sa très propre affiche... : )
J´essayerai d´en choper une d´un mur...