Demain, dès l´aube, à l´heure où blanchit la campagne,
Je partirais, vois tu, je sais que tu m´attends.
J´irai par la forêt, j´irai par la montagne,
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, san entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les bras croisés,
Et le jour sera pour moi comme la nuit.
Je ne regarderai, ni l´or du soir qui tombe,
Nil les voiles decendant au loin vers Harfleur,
Et quand j´arriverai, je mettrai sur ta tombe,
Un bouquet de houx vert, et de bruyère en fleur...