Quand j´étais petit ( oui, bon, ca va, les commentaires : c´est bon.), j´avais un chat ( oui, ho ! pas la peine d´en rajouter ! ) qui s´appelait sussounet ( Hé ! J´en entends deja qui rigolent ! ) et qu´on aimait tous beaucoup. J´ai dit que c´etait un chat. Un male. Le probleme, c´est qu´il y avait deja 2 femelles a la maison ( sa mere et sa.... hum... demi-soeur). Et il se trouve que sa mere l´a viré de la maison.
Forcément : il devait surement éloigner les éventuels soupirants de sa mere qui voulait surement encore s´amuser...
( note : vous aures compris que l´action se déroule en Ardeche profonde...)
Et on l´a plus revu. Mort ? écrasé ? attrapé par un renard ?
Non : Deux ou trois ans plus tard, il est réapparu, gros matou a moitié sauvage.
Il avait un lapin dans la gueule. Qu´il a offert a sa mère. Puis il est reparti, a redisparu.
Pendant de nombreuses années, il réapparaissait de temps en temps, apportant de nouvelles offrandes a sa mere.
Puis sa mere est morte. Un jour elle est partie ; elle n´est plus revenue.
Il continuait a apporter des souris, mulots, rats, lapins, oiseaux, cette fois a mon pere ( combien de fois il a retrouvé une tete de caille dans son lit ou glissé sur un estomac de souris a son réveil). Mon pere a essayé de le réapprivoiser. Il a pu diminuer la distance a laquelle on pouvait approcher le matou, mais pas a le caresser.
Puis, téméraire, il a commencé, quelques soirs d´hivers, a venir dormir, et manger, a la maison. Au chaud. Comme durant son enfance. Comme durant mon enfance.
Il faut dire que quand il venait manger, c´était un demi sac de croquette d´une bouchée.
Et puis il est reparti. On ne l´a plus revu pendant un ou deux ans.
Et une nuit, il est revenu. Juste pour nous dire adieu. Pour mourir sur le tapis.