Si ça t´intéresse, voivi un extrait de mon travail :
A l’égard de ce qu’il appelle « la courbe », Le Corbusier n’a aucune considération. Il la dénigre violemment, en l’affublant de termes péjoratifs, et en la rapportant à l’œuvre des animaux. Il crée là une opposition brutale entre ces deux tracés de la rue. Il va même bien plus loin, considérant que c’est un élément qui peut avoir des conséquences importantes sur la ville, et donc sur le peuple qui l’habite, la société qu’il constitue. Pour lui, toute réflexion doit passer par la ligne droite, car celle ci symbolise l’aboutissement de la raison de l’homme qui doit voir en elle le seul moyen de représenter son esprit rigoureux, sa pensée unique et vraie. Par la ligne droite, l’homme maîtrise le monde, et exerce sa domination sur la Nature par sa pensée et son intellect. De la même façon, l’angle droit est pour lui le moyen donné à l’homme de dominer la Nature. L’angle droit se forme à la rencontre de deux droites issues de la nature de la Terre, l’horizontale, ligne droite formée par l’horizon visible en tout point de la surface de la terre, et la verticale, régie par la loi de la pesanteur qui maintient l’Univers en équilibre. Pour le Corbusier, seule la ville qui répond aux caractéristiques de la droite et de l’angle droit est capable de subsister, son peuple de vivre dans les fondements même de la Raison Universelle.