Suite.
Chapitre 1 : Le jour où tout à commencé...
9 avril 2012 - 8h47 - Gare de métro de Syway
Deux mois et treize jours avant ma mort
C’était une journée comme les autres. Un jour où personne ne se doutait que la pire des catastrophes allait se produire. A cette heure matinale, je marchais d’un pas pressé vers la gare de ma ville natale. J’avais une réunion importante concernant un virus intelligent qui allait peut-être révolutionner la médecine du monde entier. En effet, ce virus dont je vous parle n’est pas bien méchant, contrairement à ce que l’on pourrait penser. C’est en réalité une micro-espèce intelligente, capable de guérir notre patient avec une rapidité extraordinaire ! Même le cancer pourrait bientôt ne plus être un problème ! Mais encore, il fallait que les scientifiques confirmaient que ce virus était officiellement inoffensif pour l‘organisme du corps humain. C’était le sujet même de la réunion. J’étais si excité ! Notre entreprise gagnerait énormément d’argent si l’on était les premiers à créer des remèdes à partir de ce virus !
J’ai donc sortis la bonne vieille tenue classique pour les réunions importantes dans ce genre : un costume noir ouvert accompagné d’un tee-shirt blanc ainsi qu’un pantalon et des chaussures également noir. Le tout accessoirisé par la cravate noir bien serrée qui va avec le costume ! Pour la coiffure, je ne me suis pas trop embêté. Ayant les cheveux bruns foncés m’arrivants jusqu’au cou, je me suis contenté de faire une petite raie sur le côté. Et j’ai décidé de ne pas raser ma moustache, elle était à peine visible. Même si j’avais l’allure d’un grand politicien, je n’étais en réalité qu’un banal médecin avide de recherches et de nouvelles découvertes. Et pour vous dire, de mes trente-et-un ans, cela fait bientôt neuf ans que je travail dans la médecine. Mon nom : Jack Burly.
Lorsque j’ai descendu les escaliers de la gare, j’ai de suite stoppé net face à ce qui se trouvait devant moi. Sur une marche d’escalier, un vieil homme barbu était en piteux état. Il était assis, le dos appuyé contre le mur, à attendre que les passants lui donne un peu d’argent dans le chapeau qu’il avait mis devant lui. Un Sans Domicile Fixe, sans doute…j’ai donc fouillé vivement dans mes poches et en sortis une grande poignée de pièce. D’un petit geste, je les ais jetés dans le chapeau. Le vieil homme me regardait avec des yeux ronds, puis bafouillait mille remerciements en espagnol, entrecoupés par une quinte de toux :
« Gra…Gracias ! Gracias ! Gracias !
- No hay problema. », lui répondis-je rapidement avec un petit sourire.
J’ai repris ma route avec un pincement au cœur. Lui donner de l’argent, c’était la seule chose que je pouvais faire pour lui, et ça, c’était quelque chose que je détestais. De plus, la toux que cet homme venait d’avoir m’inquiétait. Récemment, Syway avait vécue un grand moment de panique à cause de l’explosion d’une centrale nucléaire à proximité. Pendant plusieurs jours, personne n’osait sortir de chez eux, ou alors, ils se baladaient avec quelque chose qui leur protégeait le visage. Après plusieurs semaines sans qu’il y ait eu des symptômes, tout était redevenu normal. Mais moi, je n’étais pas dupe. Un gaz nucléaire n’avait en générale pas d’effet direct lorsqu’un être vivant le respire. Les symptômes se font ressentir bien plus tard. Peut-être que ce vieil homme commençait à avoir une réaction face au gaz nucléaire ? Je ne pouvais rien confirmer et je devais me contenter de ne rien faire.
Après ça, je fus enfin arrivé à destination. Il ne me restait plus qu’à attendre le train qui m’emmènera vers le lieu de la réunion. Dix minutes passent, puis vingt, puis trente… « Le train a surement du retard. », pensai-je. Soudain, j’entendis le bruit d’un roulement sur le rail, suivis d’un sifflement sourd. J’ai penché un peu sur le côté : le train ! Cependant, lorsque je retournais ma tête de l’autre côté, un autre train était là, et sur le même rail que l’autre ! Et son comportement était étrange. Il ne ralentissait pas ! Les deux trains n’étaient déjà plus qu’à quelques centaines de mètres. Les battements de mon cœur se mirent à accélérer et ma peau commençait à ruisseler de gouttes de sueurs. Autour de moi, les personnes regardaient sans comprendre les deux trains qui se rapprochaient. C’était déjà trop tard pour fuir. Je fis preuve de sang-froid et me mis à hurler à l’attention de tout le monde :
« A couvert ! »
Puis j’ai très vite débuté un sprint pour m’éloigner le plus loin possible. Mais je n’eu le temps d’aller bien loin, car à peine ai-je effectué quelques mètres qu’une énorme explosion se produisit et souffla toute la gare par le souffle brulant de l’impact. J’ai été projeté contre un mur et fus assommé. Un bruit sourd me vrillait les tympans, puis je perdis connaissance.
Fin du chapitre 1