Bande de gros porcs !
A ce propos :
La perversion est à l´origine le fait de détourner, de l´orientation de base, de la cause commune ou des logiques naturelles suivant l´utilisation. Dans le langage courant il réside une connotation péjorative, du à l´empois religieux de ce mot comme une désignation du mal.
En psychanalyse, la perversion exprime à la fois un statut normal de l´évolution psychique et un trouble pathologique de l´adulte.
* L´enfant est dit pervers polymorphe car il modifie ses pulsions au cours de sa maturation, du stades oral (de la tété) au stade génital (de la reproduction).
* L´adulte est dit pervers s´il impose au dépend de l´autre une situation qui le satisfait lui. Les traits caractéristiques de ce mécanisme de défense sont donc la manipulation et le refus des envies et besoins de l´autre au profit des siens. La perversion sexuelle n´en est qu´une expression, alors pour éviter l´amalgame induit par le sens courant, on parle aussi de perversion morale.
Le signifiant perversion donne souvent lieu à de nombreux malentendus. Issu du vocabulaire moral et même ecclésiastique, il garde le plus souvent cette connotation de condamnation morale dans le discours courant. Les variations d´acception et même les luttes idéologiques qui sous-tendent les différentes perceptions de la perversion montrent que cette notion est un enjeu important qui agit comme un indice de la valeur sociale qu´accorde la société, à un moment donné, à la sexualité. Certaines pratiques considérées autrefois comme perverses par le discours moral, sont aujourd´hui communément admises, on en verra des exemples plus loin.
Le saviez-vous ?