C’est la cinquième rue que je traverses avant de débouler sur un carrefour de taille moyenne. En regardant au loin, j’aperçois un camion renversait sur la route principale. Ce camion était renversé depuis peu, plus précisément depuis cinq minutes car je l’avais entendu se renverser quand j’étais encore dans l’avenue précédente. J’allais commencé à partir quand un puissant bruit de mitrailleuse attira mon intention. Un bref cri de douleur ( râle serait plus juste ) se fit également entendre. Les sons semblent provenir du camion renversé mais en fait ils se situent plus haut, sur le toit d’un immeuble juste à côté. En plissant les yeux pour mieux voir, je m’aperçois qu’un type très baraqué en treillis urbain et entrain de sauté du toit de l’immeuble vers un autre pour échapper à ce qui semble être un mec encore plus balaise, monstrueusement plus balaise. Mais je n’ai guère le temps, l’équipement et l’envie d’aller aider le mec au treillis qui apparemment s’en sort très bien tout seul. Je décide donc de continuer ma route vers la bouche d’égout numéro 47, prés de l’entrée de service du commissariat de la ville. J’allais quitter le carrefour quand un sifflement qui semblait se rapprocher de plus en plus vers moi me figea sur place. C’était une roquette qui se dirigeait dans ma direction et qui explosa une voiture situé à 10 mètres de moi. L’explosion me projeta sur le côté. Mes oreilles sifflaient et en relevant la tête je m’aperçoit qu’un énorme type de 2 mètres 50 ( plus vraiment humain à présent ) et en train de me regarder de ses yeux noirs et vide de toutes expressions. Sa mâchoire ne possède plus de lèvres et on peut y voir deux belles rangées de dents qui luisent grâce à la bave qui les recouvrent… Le monstre lâche son lance-roquette et commence à marcher vers moi… en fait il commence à courir…
Je ramasse mon cigarillo à moitié fumé et le replace dans la commissure gauche de mes lèvres. Je regardes sur le toit de l’immeuble, l’autre balaise à la mitrailleuse est encore en haut, tirant probablement sur le type en treillis qu’il devait avoir du mal à abattre… Ainsi donc il y avait plusieurs de ces "phénomènes", les cobayes issus du projet Nemesis… Comment ont t’ils fait pour trouver aussi vite deux personnes génétiquement aptes à supporter le parasite et à le faire muter… L’idée devenait encore plus effrayante quand on songe qu’il sont peut-être plus que deux…
Le temps de sortir de mes pensés, le Nemesis venait de parcourir 50 mètres et il lui en reste 50 autres pour m’atteindre. La saloperie cour vite, je me dépêche donc de me relever et de courir aussi vite que mes jambes le peuvent. En voyant qu’il finirait par me rattrapé en ligne droite je décide d’entrer dans un immeuble pour le semer. Je monte les escaliers, sautant les marches quatre par quatre et m’enfonce dans un couloir sombre dont les parois sont parsemés de porte d’appartement. Le Nemesis est sur mes talons, je l’entend montait les escaliers en poussant des râles rauques et en vociférant un maladroit "-Survivant"…
Il se rapproche… vite, une porte, n’importe laquelle, VITE. J’appuis sur toutes les poignées de porte en espérant que l’une d’elle s’ouvrira avant l’arrivé de mon traqueur. Après quelques secondes de recherche effrénée qui m’ont parus interminable je tombes sur une porte ouverte. Celle-ci s’ouvre de 20 centimètres avant de bloquer à cause d’une chaîne. Un coup d’épaule suffit à en venir à bout, j’entre et referme la porte derrière moi, même si cela ne sert strictement à rien. Pas une seule porte n’est capable de résister à une créature possédant 150 kilos de muscles. Je m’enfonce donc dans l’appartement, en me dirigeant vers ce qui semble être la cuisine. Je m’approche de la fenêtre, je suis au quatrième étages de l’immeuble. J’essaye de repérer une gouttière ou toute autre chose me permettant de sortir mais rien… Il n’y a rien ici. Je sors de la cuisine et j’entend le Nemesis marchait de son pas lourd dans le couloir… Je me précipite par une porte, c’est la chambre à coucher. J’eus un bref mouvement de recul en voyant que deux personnes nues se trouvaient là, debouts, en plein milieu de la pièce. Un homme et une femme aux corps décharnaient, les yeux vitreux. Ils tournent leurs tête vers moi et commencent à s’approcher d’un pas lent. La femme tend alors ses bras en avant et accélère sa démarche maladroite. Je sors ma lame et l’enfonce dans sa gorge. Un puissant coup de pied projète la malheureuse dans le mur du fond. Le temps de faire sa, l’homme se jette sur moi pour m’empoigné les épaules et alors qu’il s’apprête à planter ses dents dans la chair de mon coup je plante mon couteau dans sa poitrine, place mon pied sur son ventre, me laisse basculer en arrière et projète le zombi hors de la chambre grâce à une violente poussé exerçait avec ma jambe. Je regarde voltigeait le zombi et celui-ci percute quelque chose, quelque chose de vivant, ou presque… Le Nemesis traverse le corps de l’homme d’un seul coup de poing et le projette de toute ses forces sur un des murs du salon, le bruit de chair et d’os brisé et absolument ignoble. Profitant de cette diversion, je me redresse et me jette par l’unique fenêtre de la chambre. S’ensuit une belle chute dont la vitesse est diminué par le contact des différents fils électrique et un atterrissage de toute beauté sur un truc mou: le cadavre d’un clochard… Je me trouve à présent dans une étroite ruelle, je rassemble mes esprits, jette le mégot de mon cigarillo et en allume un autre avec une allumette. Je lève la tête vers la fenêtre brisée et aperçois, entre deux volute de fumée, la créature, qui semble finalement avoir une expression dans ses petits yeux noirs: La Rage…
Je délaisse le Nemesis qui commence à pousser de grands râlements de colère et me dirige à présent vers le commissariat de cette bonne ville qu’est Raccoon City.