Chapitre 10 :
Nous sortons du laboratoire, et nous séparons pour la première fois :
« - Fais gaffe à tes fesses, William. Dis-je en tapotant sur le canon de mon Colt.
- Merci, sympa, on se retrouve tout à l’heure si tout va bien.
- Ok, à plus. »
Je me retourne, et serre la poignée de la porte qui se présente en face de moi. J’ai les jambes qui tremblent mais parvient tout de même à surmonter mes inquiétudes et pénètre dans la salle. Je ne sais pas où est parti William et j’espère que ce n’est pas un traître. J’examine la pièce, auscultant chacun des coins de celle-ci. Des tâches de sang recouvrent les murs déteints. On dirait un pénitencier. Puis apercevant une cellule au loin, je décide de l’approcher. Un homme mort, entouré d’une quantité énorme de sang, avec posé sur lui une sorte de fiole dont je ne connais la composition se trouve dedans. C’est horrible, tellement que je vomis sur le sol. Je me décide donc à prendre la fiole, imbibée de sang. Peut-être est-ce l’échantillon. La pression est à son comble, il faut que je retrouve dans ces effroyables couloirs William. Je fais volte-face à la recherche de mon « ami », en poussant la porte devant moi. Arrivé dans le couloir qui nous a séparé, j’aperçois des tâches de sang frais sur le sol, ceci me laisse penser la mort de William.
-Merde ! ‘Pas sur qu’ce soit l’échantillon, ‘faut qu’il le certifie ! Putain !
Mon attention est ensuite attirée vers une meute de chacals zombifiés, le sang s’évacuant de leurs yeux globulés et révulsés. Encore ces maudits bâtards transformés, je suis foutu !
Ils se dirigent à vive allure en ma direction, tentant chacun de me sauter à la gorge.
Mais je ne me laisserai pas faire ! Je sors mon remington, recule, le charge, et ouvre le feu.
Les parties s’envolent, le sang gicle, les chiens meurent ainsi que mes munitions. La bataille est terminée, mais je n’ai presque plus rien. Je continue le chemin que je venais d’entamer avec mon Colt entre les mains. Les couloirs sont déserts et s’éclairent parfois grâce à la foudre qui cogne le sol dehors. Dans les couloirs, quelques « zombies » traversent et tombent sous les dents de mon couteau, les laissant inertes au sol. Le couloir se termine en L, je prends le virage et me plaque contre une porte, j’entends quelques murmures d’une voix féminine mêlée à celle d’un homme à la voix grave. Soudain, j’entends quelque chose à mon sujet, comme quoi j’étais un intrus ici et qu’il ne fallait pas que je fouille encore longtemps ici. Mais … C’est la voix de Monica !! A peine ai-je murmuré quelques jurons, je sens un énorme main taper avec la tranche de celle-ci sur ma nuque, je tombe instantanément au sol. Je perds conscience sur le coup et reste assommé sur ce sol carlé …
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Voilou !