Quatre Août 1989 très tard dans la nuit …
J’ai désespérément essayé de trouver le chemin qui pourrait me conduire à l’héliport, j’ai cherché toute la nuit, je n’ai rien trouvé, j’ai seulement abattu quelques zombies qui traînaient dans les couloirs. J’ai aussi trouvé le hall mais rien d’intéressant mis à part un petit neuf millimètres chromé, dont le chargeur contenait sept balles. Il a sûrement dû être utilisé plutôt … Bref, j’erre toujours dans le manoir. Il me semble être au deuxième étage. Dur dur … Je repassais par le couloir à l’échelle, et passait une à une les portes. Rien. Toujours la même chose, j’ai l’impression d’être dans un labyrinthe.
Malheureusement, les plans du brave chercheur ne m’ont pas vraiment aidé. Le temps commence à se couvrir, et les éclairs déchirent le ciel accompagnés d’une légère pluie qui donne un bruit rythmé sur le toit du manoir, autrement dit sur l’héliport … Je vais essayer de continuer mes recherches.
Vers quinze heures …
Toujours rien, j’ai seulement trouvé une chambre assez bizarre. Il y a un fauteuil, un porte manteau avec un peignoir perché dessus, une cheminée et au-dessus, un planche de bois travaillée pour faire apparaître, très légèrement, le plan du troisième étage. Bizarre. Une porte est aussi installée à la droite du feu, tout au fond. Enfin, le réceptacle du feu, la cheminée est éteinte. Hey, maintenant que j’y pense, il faut tout simplement allumer la cheminée pour que les traces sur le bois rougeoient !
Il me semble bien avoir fumé dans une salle … Et j’y avais trouvé un briquet. Il ne me semble pas l’avoir laissé où il était. Oui, je l’ai jeté à la poubelle d’une des innombrables pièces du 1er étage.
Il faut absolument que je retrouve ce putain de briquet ! Par sécurité, je vais quand même inspecter tout le deuxième étage, en forçant les portes s’il le faut !
Dix-sept heures trente …
Youpi, pas besoin de l’autre briquet, j’en ai trouvé un par terre dans le hall, dans une jarre ! Il m’a fallu de bonnes heures ! Vous pouvez pas savoir à quel point je suis content ! Il faut surtout pas que je le perde ! Une fois le briquet en poche, j’ai vu que je pouvais passer par une salle à manger, un couloir pour trouver un moyen de revenir à la salle de la cheminée, enfin, si je ne me trompe pas. On dirait une chasse au trésor ! Ah, j’ai toujours l’échantillon … J’ai donc passé une énorme double porte à ma gauche, et j’ai atterri dans une salle à manger, comme prévu. Qu’est-ce que j’aurais aimé bouffer ! J’aurais jamais dû quitter l’hôpital … Bref, je passais l’unique porte au fond à droite de la pièce et pénétrais dans un couloir à deux sens. Je pouvais remonter, ou redescendre, enfin gauche ou droite. J’ai choisi la droite, je suis tombé sur deux zombies, je les ai butés, j’ai pu récupérer deux balles sur l’un deux, et je suis finalement parti pour la direction inverse.
Là, au milieu du couloir, je remarquai une porte, une très belle porte en bois très cher. Je l’ai passée et je me suis retrouvé dans une salle où un comptoir prenait une importante place dans la pièce, jonché de bouteilles de très bon alcool et devant moi, un piano, avec une partition ouverte.
Je m’emparai d’une bouteille de cognac, buvait lentement, savourant chaque verre, puis prenait place sur le piano. Je jouais Moonlight Sonata. Je me sentais perdu, comme en pleine déprime, je faisais une absence pendant que mes doigts glissaient sur le luxueux piano à queue, preuve de mon absence, je n’avais pas remarqué le sang sur les touches … Bien, il est temps de s’en aller …
Vingt heures …
J’ai retrouvé cette pièce avec la cheminée et j’ai réussi à éclaircir le plan. Ah, enfin, j’ai pu ouvrir la porte … Je me suis retrouvé dans un immense escalier à colimaçon, très long à descendre. Une fois en bas, j’apercevais au loin un ascenseur. Il me mènera sûrement à l’héliport. Manque de chance, pas de batterie, je ne pouvais pas monter. Heureusement, j’ai pu rebrancher quelques fils pour mettre le contact, ça durera pas longtemps, mais le temps de monter voir ce qu’il y a là-haut je pense.
Vingt-deux heures …
Je suis enfin à l’héliport, par contre, je ne sais pas comment je vais faire pour appeler au secours. Il y a une boîte de fusées de détresse, il en reste trois. Mon bureau est juste en dessous du manoir, perdu dans la ville. Peut-être qu’on me retrouvera une fois une fusée lancée …
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Fox, merci. Sinon pour WTR, on va dire que je faisais moi aussi des chapitres un peu plus long qu´ici. ´Faut dire que c´est très dur là. Parce qu´il ne faut pas que le lecteur soit saoûlé de porte, couloir, etc ... Bon, j´espère que vous aimerez ce nouveau chapitre autant que les autres ...