Le quatre Août 1989 :
Hey mais … Mais merde ! Je me suis endormi, les poings fermés, ronflant comme un ours je parie.
En effet, c’est en sortant de cette bibliothèque que j’ai atterri dans cette sale de bain, toute crade d’ailleurs, que je me suis retrouvé avec une barbe plus hirsute, les vêtements recouverts de poussière, je n’ai absolument aucune idée de combien de temps j’ai pu dormir. En tout cas, j’ai plus rien à faire ici, je me suis lavé le visage, j’ai pas oublié de prendre mes armes, tout va bien. Je sortais donc de la salle de bain, limite potable comparé à ce que je devais être ces derniers jours … Toujours ces chemins bizarres à travers les couloirs. Cette fois ci, aucun zombie ne s’est retrouvé tué une nouvelle fois sous les coups de mon magnum, et ça arrange tout le monde. Je repassais une énième fois dans le couloir au fusil, pour passer une à une les portes que je n’avais pas remarqué. J’entrai cette fois ci dans une pièce dénuée de meubles, d’étagères etc. … Quatre murs, un plafond. Rien d’intéressant ici, seulement une manivelle à bout carré. Pfff … Qu’est-ce que j’vais en foutre ! Par mesure de sécurité, je m’en emparai quand même. Je faisais alors un petit tour dans ce manoir de fou, histoire de trouver une échappatoire.
Je vais quand même essayer de trouver l’entrée du manoir, pour sortir avec classe de la grande porte, ou encore repasser par la passerelle que j’ai escaladée il y a quelques temps, pour me foutre dans ce merdier ! Putain mais pourquoi c’est toujours à moi que ça arrive ! Je commence à péter les plombs !
Bon reprenons, une échappatoire … Je vais opter pour la passerelle, encore faudrait-il que je retrouve mon chemin.
Vers dix-huit heures :
Putain, j’crève la dalle ! Ca doit faire deux semaines que j’ai pas pu manger à ma faim. J’ai seulement trouvé du pain dur et un tout petit peu d’eau. C’est de la vraie survie ici … Un vrai trou à rats.
Je repassai dans un couloir – je sais même plus lequel, à moins de ne l’avoir jamais exploré – en longeant les murs, ne me préoccupant même pas des portes, pour tout vous dire, j’en ai absolument plus rien à foutre ! Et j’ai même pris un plaisir fou, oui fou, à éliminer les quelques zombies qui rôdent dans les environs. Je dois commencer à devenir fou, en tous cas, c’est pas de ma faute.
Une fois au bout du couloir, je remarquai difficilement un échelle, qui prenait place au beau milieu d’un petit trou dans le sol. Je me penchai, faisant souffrir mon épaule meurtrie et par la même occasion mon dos qui s’apparente plutôt à une planche de bois tout raide. J’vois rien, les lumières sont éteintes au sous-sol. Je descendais finalement, à une main, l’autre (la droite) tenant le fusil. Ca y’ est, j’y suis !
Un peu plus tard ...
Livré à moi-même dans ce noir profond, je remarquais quand même quelques lueurs bizarres.
Ah … Je crois que je ne suis plus dans le manoir. En effet après un regard furtif dans le noir, j’ai profité de la lumière d’une des lumières encore allumée dans le manoir. Ce fut une image brève mais je dévisageai bien des buissons, avec un zombie derrière, et celui là n’avait pas l’air d’être la pour rire. Bizarre qu’il fasse nuit à cette heure ci en été.
J’engageai alors une course folle, au beau milieu d’herbe et de buissons ! Les sensations étaient au rendez-vous, sueur et peur, détresse et folie, je me démerdais tant bien que mal pour regagner la ville ou autre chose, enfin, je sais pas moi, en tout cas, je me sens pas bien ici. Durant la course, les zombies qui me barraient de tant en temps la route étaient maintenant accompagnés de Rottweilers, semblables à ceux que j’avais rencontré dans le bâtiment ! Toujours ces images subliminales, qui reviennent sans cesse, à chaque fois que je rencontre une autre créature. Hey … Mais, un portail ! Oui un portail, j’arrive à le voir ! Il faut que je me hisse de l’autre côté de celui-ci, car les chiens m’ont quand même assez bien rattrapé ! Je suis plutôt fort en escalade, mes parents, défunts, ont bien fait de m’y inscrire, quand j’étais plus jeune. J’ai réussi à passer de l’autre côté, les mains et les genoux meurtris par ce foutu grillage en pics.
Quelques minutes passent …
Après un petit tour silencieux à cause des corbeaux, j’ai pu apercevoir, au loin, une petite bâtisse, toute propre, tout neuve, l’une des seules parties du manoir, si elle ne fait partie, qui est finie. Plutôt sympa cette baraque.
Je mis quelques minutes pour y être enfin. Je n’y voyais pas clair, mais c’était plutôt pas mal. La beauté de la double porte vitrée ne dura pas longtemps après ma rencontre avec elle, j’ai vite fait de la briser pour pouvoir entrer dans cette chose que j’ai tout de suite baptisé « L’auberge de la vie », je ne sais encore pourquoi, je perds encore la raison je pense. Bref, une fois à l’intérieur, premier réflexe, allumer l’interrupteur, la lumière me réconforta, mais m’ébloui, une fois les choses mises au clair, je passais la porte en bois et montai les escaliers qui se présentaient maintenant à moi. Un laboratoire !
Je l’ai tout de suite su suite à la bouffée d’odeur de médicaments que je venais d’aspirer. Belle phrase, non ? Sur les étagères étaient empilés des documents à moitié lisibles, bref, je ne perdis mon temps à lire leur notes … Sur le bureau, un peu plus loin, par contre, j’apercevais un bureau avec une petite fiole et quelques papiers à côté. J’y allai et jetais un coup d’œil, je m’emparai de la fiole, me débarrassant de la manivelle (qui était toute petite), que j’avais récupéré tout à l’heure. Je lu les papiers suite à ceci. Il était écrit à la main dessus :
EBOLA VIRUS
J’ai laissé le virus ici. Tant pis, je crois que mon supérieur ne n’en s’est pas aperçu, il m’attend, je lui ai dit que je récupérais un vêtement, ‘fais sacrément froid aujourd’hui. On va monter sur le haut du manoir encore pas terminé pour accéder à l’héliport. C’est bizarre, le manoir est loin d’être terminé mais Trevor à quand même mis l’héliport dessus, avec bien entendu l’autorisation de Spencer après ce qu’on m’a dit …
P.S : J’ai aussi réussi à regrouper tous les plans du manoir qui se trouvaient dans l’enceinte du manoir, il faut bien que je me rattrape, après les horribles choses que j’ai conçues avec ces fous …
Pendant ce temps, au commissariat … (Dans le groupe de mercenaires de Billy)
- « Bien, je pense que notre petit Billy nous enverra un signal, seulement une fois qu’il aura récupéré l’échantillon du virus, à ce moment là, Mike, vous irez chercher Billy en hélico’ et il faudra lui récupérer le virus, tel que je le connais, il nous fera confiance jusqu’à ce que nous lui mettions bien profond. Umbrella, enfin, nous voulons à tout prix récupérer cet échantillon, ça dépasse l’importance de votre vie, okay ? dit le Colonel Johnson.
- A vos ordres, répondit Mike …
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En espérant qu´il vous plaira ...