Le soleil commence peu à peu à se lever, laissant une trace orange, à la limite du rouge, dans le ciel.
Le sol est désagréablement mouillé, ce qui n’arrange pas l’état de mes rangers. Je descends les escaliers. Une fois arrivé en bas, j’aperçois quelques tombes de pierre sans noms. Les débris jonchent le sol, les tombes sont toutes arrachées, quelques une, sont même couchées parterre. Autrement dit, c’est la pagaille. Au milieu de tout ça, après quelques fouilles, deux cartouches de fusil m’attendent, posées sur le sol. Le paquet qui les abrite est poussiéreux. Quelques pas s’en suivent, me menant jusqu’un immense grillage. La porte est cadenassée, et je ne peux pas escalader, les barreaux sont fins et trempés comme un gâteau anglais dans du thé. Ca me fait mal au cœur, mais je vais devoir défoncer le grillage à l’aide de mon calibre 12. L’absence de dialogues dans cette maison me rend fou. Bref, Paah ! C’est réglé, la porte est ouverte, je n’ai plus qu’à passer.
Une fois derrière le grillage, une autre partie du cimetière gagne l’horizon. Toujours jonché de débris, de tombes déracinées, ce cimetière est le même. Seulement, au sol, à quelques dizaines de mètres, un objet brille d’une lumière aveuglante. Je m’empresse d’aller le récupérer, et une fois en poche, je m’aperçois que l’objet en question était en fait une clé. Plus rien devant moi, je n’ai plus qu’à faire demi-tour. Une fois le chemin rebroussé, une pierre massive, taillée et usée se présente à moi. Tiens ! Je ne l’avais pas remarquée. Quelque chose doit être inséré dans le petit trou à l’extrême gauche de la pierre. Mince ! Je n’ai rien pour écarter cette saleté ! Je devrais peut-être faire un tour sur les deux côtés, à mes gauche et droite respectives. C’est chose faite. Puis, dans une lueur de joie, j’aperçois enfin une petite pierre, bleu foncée, on dirait même du saphir. Pas de temps à perdre ! Je regagne la pierre et y insère le probable saphir. Puis ensuite, un bruit horrible surgit, le bruit d’un roulement de pierre. La pierre s’efface lentement, laissant place à un très long escalier. Je descends, il m’a fallu quelques secondes interminables pour gagner le sol plat de la pièce.
On dirait une crypte. Une crypte humide avec quelques trous dans les murs de la pièce d’où grouillent des insectes. Il y a aussi une énorme chaîne, enfin, un mécanisme très bruyant, qui sert à frotter les pierres derrière les murs, afin de créer du feu, feu que je n’avais remarqué jusqu’à présent.
Ensuite, un tout petit couloir menant à une tout petite pièce, sur ma droite. Je m’empresse d’y pénétrer afin de constater avec horreur, le corps inanimé, de ce que l’on peut appeler un homme, grimaçant horriblement. Apparemment, il a été égorgé sauvagement, vu la gorge qu’il a. Le sang séché colorait les murs, inquiétants. Je continuais mon horrible enquête jusqu’à tomber sur un magnum énorme et rassurant. Malheureusement, il ne restait que deux coups. J’ai donc dû inspecter les poches du martyre afin d’y trouver une balle de magnum dans un paquet de cigarette. Je n’ai plus rien à faire ici.
Je regagnais donc la pièce principale de la crypte, largement plus rassuré et lourdement armé. Je me dirige alors vers un tombeau, au centre de la pièce, posé en biais.
Il est très poussiéreux, dessus était écrit :
« Georges Trevor, 1922 – 1968 »
Avec dégoût, j’ai retiré le couvercle, et là, vision d’horreur, les insectes grouillaient sur un corps encore en parfait état. Le visage cramoisi, les joues squelettiques, les yeux blancs avec un regard fixe, pétrifiant. A peine ai-je eu le temps de reculer que se jeter sur moi le cadavre. J’ai l’impression d’être en mauvaise posture …
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Zisse ize ah noovo shappyttre !