6) Une ère de paix
Depuis l’annexion du Portugal par les espagnols et les russes, il semblerait qu’une certaine stabilité se soit instaurée en Europe. Je profite de ce moment de répit pour embarquer toutes mes divisions de cavaleries royales attendant en Angleterre pour pouvoir les envoyer dans les foyers de crise éventuels le plus vite possible. Je déploie également ma flotte de méditerranée ( restée à Gibraltar pendant la guerre espagno-portugaise) pour contrôler tout navires passant par là. J’en profite pour faire l’inventaire de ma flotte et de ses rivales. Je me rends compte que la Russie dispose d’une flotte négligeable se limitant à quelques transports de troupes et frégates, la Prusse est dépourvue de toute flotte. La seule exception est l’Espagne qui aligne quelques bâtiments de lignes et un contingent de corsaires. Le fait que je « bloque » complètement l’accès à la méditerranée par l’Atlantique grâce à ma flotte disposée autour de Gibraltar semble les énerver et ils envoient régulièrement des corsaires ( dont la nationalité du propriétaire ne fait aucun doute) pour tenter de percer ce qu’ils appellent injustement un blocus. Mais leurs vieux navires ne font pas le poids face aux vaisseaux et bâtiments de lignes qui mouillent dans la région de Gibraltar.
7) La seconde grande coalition
Alors que je continue lentement et inexorablement à grossir les rangs de mon armée, une nouvelle tombe : la Russie a déclaré la guerre au Royaume de Naples, avec lequel je suis allié. Je mobilise donc l’énorme flotte de transport et je l’envoie en Suède. En effet, je pense que c’est le moment rêvé pour reprendre aux Russes ce qu’ils m’ont volés. Mais je ne suis pas au bout de mes ( bonnes) surprises puisque, le tour suivant, toutes les autres nations, excepté les Ottomans, déclarent la guerre à la Russie. Mes forces arrivent quelques temps plus tard et mon offensive est énorme : je prend Huskvarna et Stockholm et mes troupes avancent sur la dernière ville de Suède russe : Norrsundet. Je remarque également que les Autrichiens ont pris Vilnius et Minsk. En outre, une force conjointe anglo-espagnole permet à l’Espagne de capturer Lisbon et d’asseoir son contrôle total sur la péninsule ibérique ( si l’on excepte ma base de Gibraltar). Le tour suivant, je prends Norrsundet. Je remarque par contre que l’assaut prussien sur Copenhague ne parvient pas à aboutir malgré que l’attaque ait été lancée il y a plus de cinq tours. Mais la chute de l’ancienne capitale danoise n’est, je pense, plus qu’une question de temps. Dans le même tour, j’apprends que Naples a signé la paix avec les russes mais de mon côté je me refuse à signer la paix avec les Russes alors que j’avance rapidement et avec facilité vers Helsinki et la capitale Saint Pétersbourg. C’est au tour suivant que Copenhague tombe… aux mains des autrichiens. Mon étonnement doit sans doute être partagé par les prussiens, qui ont combattus si longtemps pour prendre la ville. Au moins, ils ressentent ce que moi j’ai ressenti lorsque les russes m’ont volé la Suède. La campagne contre la Russie se poursuit inexorablement du côté autrichien et prussien. Quant à moi, j’attends un petit peu pour que mes divisions montées soient de nouveau opérationnelles avant de partir à l’assaut d’Helsinki. Les forces prussiennes et autrichiennes réussissent bientôt à capturer le reste du Danemark mais mon assaut sur Helsinki est un échec. Je lance une seconde attaque, elle aussi est repoussée mais je pense pouvoir, par cette politique agressive, instaurer un sentiment d’insécurité permanent chez les Russes, les forçant à redistribuer leurs forces de manière systématique. La dernière ville danoise tombe sous le feu autrichien et les espagnols parviennent à amener les napolitains et, plus important, les Ottomans dans la guerre contre la Russie. On se retrouve donc dans la même situation qu’au début de la guerre avec la France, lorsque toutes les nations ont attaqués Napoléon. Lors de ce conflit, c’est l’Angleterre qui s’est marquée comme chef de file en ralliant toutes ces nations et en assurant la protection des flottes d’invasions en provenance d’Espagne et du Portugal. Désormais, il me semble que ce soient les espagnols les chefs de cette coalition contre la Russie puisqu’ils opèrent une majeure partie de la diplomatie en notre faveur. Malgré tout, leur présence sur le terrain est inexistante ( ceci est facilement explicable par l’éloignement entre la péninsule Ibérique et la Russie) me fait dire que, pour le domaine militaire, ce sont les autrichiens qui mènent la danse : en effet, ils sont les seuls à être entrés en Russie et à y prendre deux villes majeures. Quelques tours plus tard, deux nouvelles tombent : l’une bonne et l’autre mauvaise. Cette dernière est que les espagnols ont signé une paix séparée avec les russes. Si cet événement n’aura pas d’impact sur le front russe ( étant donné que les espagnols n’y ont envoyé aucune troupe), il donne aux russes une chance de trouver un allié puissant. La bonne nouvelle est que les prussiens ont lancés un grand assaut sur la Russie et ont pris Odessa et Bryansk. Malheureusement, comme je le craignais, la paix signée entre l’Espagne et la Russie a incité d’autres nations à cesser les hostilités. Ainsi, les autrichiens cessent les hostilités. Sachant que les prussiens feront de même, je signe également la paix. Ce choix ne me fait pas plaisir car Helsinki n’est pas encore sous contrôle britannique mais, d’un autre côté, je ne veux pas donner aux russes la chance de retourner contre moi les autres nations.
8) Les autrichiens se déchaînent
Après une période de paix très courte, on m’annonce que l’Autriche et l’Empire Ottoman ont déclarés la guerre à la Russie. Je vois cette information confirmée par la prise par les troupes autrichiennes de Riga et Pskov. L’expansion autrichienne m’inquiète depuis déjà quelque temps et tout en rassemblant mes forces pour lancer l’assaut, que j’espère final, sur Helsinki, je surveille de près l’Autriche qui, à mon sens, sera mon grand ennemi de demain. C’est au tour suivant que je lance un assaut massif sur Helsinki et je réussis à la prendre facilement. Mais, une autre bonne surprise m’attend : en effet, je lance un assaut avec quelques divisions de cavaleries sur Saint-Pétersbourg, sans véritable espoir de pouvoir vaincre les défenses. Mais je parviens contre toute attente à annihiler mes opposants et je rentre en vainqueur dans la capitale russe. Cette victoire a également un autre avantage : je prive les autrichiens d’une victoire totale sur la Russie : ils devront compter avec moi. Dans cette optique, je décide de ne pas cesser ma marche et je dirige mes forces vers Novgorod, qui est également la cible des autrichiens attaquant depuis Tallin et Pskov. Je prends la ville avec de très lourdes pertes mais je suis rassuré de voir que je suis arrivé avant les autrichiens. Mes troupes prennent ensuite avec facilité la ville de Yaroslavl. Et ma cavalerie atteint Moscow le même tour. Je ne parviens pas à détruire les défenses moscovites mais une bonne surprise m’attend : l’Autriche a signé la paix avec la Russie. Malheureusement, une contre-attaque russe d’une étonnante violence stoppe nette mon invasion et me force à me replier vers Novgorod et Yaroslavl. Je signe la paix avec la Russie dans le même temps pour éviter que les russes ne me reprennent les villes conquises. Cette paix leur coûte très cher car il semblerait qu’ils ont conscience que leur contre-attaque n’aura qu’un effet temporaire et que la prise de Moscow par mes forces ou celles des prussiens ( qui viennent d’entrer dans la guerre) n’est qu’une question de temps. Pour me rassurer, je décide d’envoyer depuis l’Angleterre quelques transporteurs de troupes remplis de Lifeguards pour renforcer la défense et éventuellement reprendre l’invasion. Mais le tour suivant, j’apprends que l’Autriche a repris l’invasion du territoire russe… A mon grand désespoir puisque je suis complètement dépourvu de troupes offensives en nombre suffisant pour tenter un assaut de Moscow. Je place néanmoins tout ce qu’il me reste de divisions de cavaleries royales à la frontière russe au nord de Moscow. Mais, je saisis l’occasion d’écraser définitivement la Russie lorsque les autres nations ont signé la paix avec elle et que mes renforts sont arrivés. Je prends Staraya Russia, la dernière ville russe excepté Moscow et je me prépare à lancer l’assaut final sur la capitale. Et celui-ci vient : avec l’aide d’un contingent d’infanterie non négligeable appartenant à Naples, mon allié de toujours, je conquiers la ville et j’annihile une fois pour toutes la Russie.
9) Le calme avant la tempête
Au lendemain de la destruction de l’empire du Tsar, une paix durable s’installe en Europe. Mais je ne me fait pas d’illusions : ce calme n’est qu’un présage à une tempête qui risque de faire chavirer la Grande Bretagne. Aussi, je décide de relancer l’économie en diminuant le budget alloué à la recherche scientifique et je poursuit une politique d’apaisement avec les autres civilisations : en effet, ma cote auprès des principales nations d’Europe est très mauvaise et, avant de me lancer dans l’invasion d’une autre nation, je préconise de laisser les choses se tasser pour me permettre de disposer d’alliés une fois que les conflits reprendrons. Une bonne nouvelle tombe au bout d’un nombre incalculable de tours : l’Empire Ottoman a signé un pacte de protection mutuelle avec le Royaume de Naples, un allié que je considère comme une nation satellite de l’Angleterre. J’apprends également que l’Espagne et la Prusse ont signé un même accord de protection mutuelle entre eux. Cela ne m’enchante guère mais je ne me fais pas trop d’inquiétudes pour le moment : personne en Europe ne désire reprendre les hostilités pour le moment, les guerres contre la France et la Russie ont coûté cher en troupes mais aussi et surtout en prestige et il semble que tout le monde s’atèle à redorer son blason auprès des autres nations. Bientôt, la Prusse ainsi que l’Espagne s’allient avec le Royaume de Naples. Je suis désormais en mesure d’engager une guerre contre l’Autriche avec l’assurance de l’aide de ces trois nations – les Ottomans ayant résignés leur propre pacte avec Naples il y a quelques tours.