Je me demande l´intérêt de faire des avion de ligne ( je parle pas des avions militaires ou de surveillance) automatisés.
Vous avez vu le monde qu´il y a dans un 747 ? Pourquoi rechigner à placer deux ( ou un) gars devant pour assurer tout le vol en lui-même ?
On peut invoquer l´argument du terrorisme, mais les liaisons radio, ça se pirate, les centre de contrôle, ça s´envahit.
L´argument économique ne suffit pas à lui seul, de plus il est de toute façon stupide car il faudrait quand même payer des contrôleurs au sol.
Alors les facteurs humains... les hommes ne font absolument pas la même chose que les machines dans un avion. Et pour moi, les tâches résiduelles qui lui sont dévolues ne sont pas gérables par un ordinateur autonome. Même en pensant aux réseaux de neurones et aux nouveaux paradigmes en matière d´IA. Car les tâches de l´homme dans un cockpit de 320 actuellement, c´est quoi ? C´est tout ce qui fait appel à la jugeote, à la liberté et à la responsabilité. Quelques exemples : retenter un décollage qui a été interrompu alors que les freins sont très chauds, tirer le breaker de l´éclairage du plafonnier quand il y a une odeur de brulé, accepter ou pas des hommes en arme à bord, larguer du kérosène en situation d´emergency alors qu´on doit se poser rapidement, etc.
Pour le reste, pratiquement tout ce qui peut être assisté ou fait par ordinateur l´est dans les avions récents : navigation, alarmes de proximité du sol, de proximité de trafic, de dépassement de paramètres moteur, de dépassement d´enveloppe de vol, de sortie/rentrée du train, des paramètres de vitesse, etc.
Evidemment, cela réduit les accidents.
Mais la proportion de l´erreur humaine n´est qu´une proportion, pas des chiffres d´accidents.
En poussant dans l´absurde, l´idéal serait qu´elle atteigne 100% des causes d´accident car cela voudra dire qu´on sera parvenu au summum de la sécurité du matériel. Pour ce qui est de l´homme, il faut accorder un minimum de confiance à des gens qui connaissent leur métier et qui le font mieux que dans bien d´autres secteurs.
Même les navires cargo ultra-informatisés ont un équipage. Et pourtant, un navire est plus simple à diriger qu´un avion.
Et un navire peut s´arrêter s´il perd tous ses contrôles. Le métro aussi, en passant.
A Sioux City, les pilotes ont montré la nécessité de leur fonction.
Enfin voilà, tous les projets d´avions automatiques qu´on peut voir se développer maintenant ont une raison claire : carburant, autonomie, danger, etc. Ils concernent de la surveillance ou du militaire.
Mais l´avion de ligne est un cas à part : il y a trop d´humain ( au singulier) en jeu.