Salut !
J´ai pas trouvé de réponse exacte à la question posée mais j´ai trouvé des éléments sur les forces exercées lors de l´atterrissage de l´avion sur les pneus et train :
considérons un Airbus A320 à l´atterrissage.
Masse atterrissage : 60 tonnes = 60000 kg
Vitesse de toucher des roues : 120 kt = 60 m/s
Vz d´approche ( plan de 3°) : 600 ft/mn = 3 m/s
Vz impact ( considérons un angle de contact après arrondi de 1°) = 1m/s
L´énergie cinétique absorbée par le train est :
1/2mV² = 1/2 . 60000 . 1² = 30000 J
Celui-ci subit une force F telle que :
F . 0,50 = 30000 ( travail fourni par une force parcourant 50 cm correspondant à la course des amortisseurs)
Soit F = 30000/0,50 = 60000 N soit 6000 kg ( sur 2 trains)
C´est à dire 3 tonnes par train. à comparer aux 60 tonnes de l´avion : c´est peu.
remarque : la tonne est ici une mauvaise expression de force, mais la grandeur est plus " parlante".
D´ailleurs, les essais et mesures effectués sur avion au moyen de " strain gauges" ( mesures d´efforts) montrent que l´effort sur le train est plus important lorsqu´il s´agit, après un décrabe, de revenir sur l´axe de piste après s´en être fatalement écarté que lorsqu´on a pas décrabé...
" Oui, mais c´est très inconfortable pour les passagers ! "
FAUX, en physique, le passage d´une trajectoire rectiligne à une autre trajectoire rectiligne s´effectue SANS ACCELERATION ! ( on travaille ici uniquement dans le plan vertical : voir cours de seconde...)
ET QUAND BIEN MEME ! depuis quand le confort pax justifie-t-il une prise de risque ? soyons sérieux...
" Oui, mais j´ai essayé et je peux te dire que lorsque tu te poses en crabe, l´avion ne revient pas sur l´axe tout seul ! "
En effet, et personne n´a jamais prétendu cela, car le pilote continue à piloter son appareil, même posé, et la trajectoire se pilote avec la plus grande attention pendant la course de décélération. C´est le pilote qui maintient le nez de l´avion sur l´axe de piste UNE FOIS POSE.
- et voici un extrait du meme site ou il parlent d´atterrissage ou la pression à l´atterrissage permet de maintenir une direction, justement car les pneus " gripent" ou " accrochent" à l´atterrissage, si j´ai bien compris..... :
L´autre solution est de ne PAS DECRABER.
Dans ce cas, je maintiens la trajectoire de mon avion sur l´axe de piste quelle que soit l´intensité du vent ( étant entendu que l´on reste au dessous de la limite vent de travers). distingons deux cas :
Les pneus " ripent" : la piste peut être mouillée, glissante, le toucher doux ( pas de poids sur les trains pendant quelques secondes : l´avion sustente encore), dans ce cas, l´effort sur le train est négligeable. Le pilote PILOTE encore son avion et maintient aux pieds l´axe de piste, ce qui conduit à diminuer progressivement l´angle entre l´axe avion et l´axe de piste jusqu´à ce qu´à l´arrêt, l´axe avion et l´axe de piste soient confondus.
Les pneus " accrochent" : dans ce cas, le pneu subit une déformation lui permettant de suivre une trajectoire dont la direction n´est pas rigoureusement alignée avec la perpendiculaire à son axe de rotation. En effet, lors d´un roulage par fort vent de travers, on constaterait, si nos avions étaient équipés d´un dispositif de visée adéquat, que l´angle entre l´axe avion et l´axe de piste n´est pas nul et que l´axe avion n´est pas confondu avec sa trajectoire. Cela signifie que même au roulage, le pneu se déforme tout en roulant correctement.
Source : http://www.headupflight.net/page_atterrissage.htm