J´ai tenté l´approche sur SEMS. Je sais pas qui a eu l´idée de construire un aéroport au fond d´un cratère, mais il mérite qu´on étudie son cas. Il ne pense pas comme nous cet homme là !
Le décollage, comme l´a dit Phil, n´est pas chose aisée. Effectivement, il faut enchaîner les 360° aussitôt que les roues ont quitté le sol et monter ainsi suffisament haut pour pouvoir sortir du cratère. Bon, on est sorti, on en profite pour se ballader un peu et découvrir la région. Pour info, le terrain se trouve en Equateur, au nord-ouest de l´Amérique du Sud. Voilà, on a fait notre petit tour, il est temps de rentrer. Et c´est là que les choses vraiment délicates débutent.
Un rapide coup d´oeil au site que Major a eu la bonne idée de nous faire partager ( dangerous airports) nous indique la procédure d´approche à suivre. On y apprend qu´il faut se diriger vers la VOR Pastaza en suivant la radiale 295, puis engager un virage à gauche pour se mettre en vent arrière, cap 115, avant de tourner une dernière fois à gauche, à 6 nm de la VOR, pour chopper la finale qui n´est autre qu´une nouvelle fois la raiale 295 de Pastaza.
Ok, à priori, ça devrait aller. Sauf que dans mon fs2004, la VOR n´est pas comme sur le dessin du site de Major, c´est à dire placée dans l´axe de la piste. Dans mon jeu, Pastaza est légèrerement au nord-est du bout de piste, si bien que je ne peux pas me fier énormément à mes instruments. Même chose pour la NDB PTZ, décallée elle aussi.
Tant pis pour les instruments. Je me place donc dans l´axe un peu au pif, à 6nm de la balise, comme indiqué dans le site. Mais, on a beau avoir pris le temps de monter, et encore monter, juste après le décollage pour sortir du cratère, il est encore trop tôt pour commencer la descente. Celle-ci se fera uniquement après avoir franchis la crête du cratère. Là, nous ne sommes plus qu´à quelques enjambées du seuil de piste. Inutile donc de chercher à se poser directement. Ca impliquerait une descente à un taux que ne pourrait supporter l´avion ( un avion non pressurisé ne descent jamais en dessous des 1800 ft/min, sinon vous explosez les oreilles des passagers). Aie, le site ne prévoyait pas ce problème crucial. On n´a pas trente six solutions : il nous faut perdre de l´altitude avant d´imaginer pouvoir nous poser. Le cratère n´est pas large, mais l´est tout de même suffisament pour nous permettre, comme au décollage, de tourner en rond pour nous rapprocher du sol. Nous revoilà donc parti à faire quelques 360°, qui n´aident pas à garder ses repères.
Finallement, à l´issue d´un dernier cercle ( j´appelle ça un cercle, mais la trajectoire effectivement dessinée par mon avion doit plus se rapprocher d´une figure géométrique ne portant aucun nom, tant ses contours sont irréguliers et, dirais-je, aléatoires), à l´issue d´un dernier cercle donc, j´estime être à une altitude satisfaisante pour m´engager en courte finale. En effet, si je suis certes un peu haut pour me poser, je suis néanmoins trop bas pour tenter un dernier 360°. J´oriente donc mon appareil d´un vigoureux coup de manche vers la piste, qui me parait bien courte et un peu basse. Je pousse donc le nez vers le bas pour rattraper le retard de ma pente de descente.
Apreès quelques sueurs froides le train de mon Baron 58 effleure enfin le tarmac de cet aéroport effroyable. Le toucher n´est peut-être pas Syldiesco-philien, mais il n´en demeure pas moins louable quand on connapit la difficulté de cette approche.
J´ai fait une video que je me suis empressé de déposer sur le groupe. Elle porte le doucereux sobriquet : landingBeechcraftSEMS.
Vos commentaires seront, comme d´habitude, les bienvenus.
Vince