Et si la véritable héroine, c’était Lucia ?
Un des rares points où Devil 2 a progressé, ce sont les graphismes. Si les décors ne gagnent que peu en beauté ( une ville étant beaucoup plus difficile à représenter qu’une pièce sombre étroite d’un château), les personnages par contre subissent une véritable cure de jouvence. Bien mieux modélisés, ils atteignent un niveau de détail plus que satisfaisant. En outre la décomposition de leurs mouvements est tout simplement hallucinante. Très souple, très classe elle donne un véritable plus au jeu, notamment lorsque l’on joue avec Lucia. Contrairement à Dante qui souffre constamment de la comparaison avec son alter ego dans le volet précédent, Lucia apparaît comme petite nouvelle, donnant un coup de frais énorme au jeu. Ses enchaînements sont nombreux et dans l’ensemble bien plus subtils que ceux de notre démon. Même si ses niveaux sont quasiment les mêmes que ceux de Dante, les 3 originaux dont elle dispose sont véritablement réussis. On y retrouve une ambiance plus enchanteresse, comme dans le premier, avec 2 niveaux aquatiques excellents, rien à voir avec les horribles niveaux du 1. Aux côtés de Trish ( personnage bonus que l’on obtient, avec les tenues supplémentaires, en terminant le jeu), Lucia fait partie de ces éléments vraiment rafraîchissant du jeu qui aident à combler sa déception.
enfin quand je vois tous les tests de plusieurs sites sur dmc et dmc 2, j´en arrive à la conclusion ( que j´avais déjà par ailleurs)
Au final Devil 2 s’avère être un Ersatz de son grand frère. Bien que possédant de nombreuses qualités directement héritées de son aîné, et qu’il ne faut tout de même ni oublier, ni sous estimer, il n’arrive pas à retrouver l’aura du premier épisode et du statut de légende. Au contraire, il redescend à celui de simple bon jeu, de ceux qu’il est agréable de se faire prêter ou d’acheter en occasion mais sûrement pas en neuf, à moins d’être en manque désespéré d’action. Et encore car ce n’est pas avec sa durée de vie de 10h00 maximum qu’il arrivera à rassasier les inconditionnels du genre…
et voilà...vive dmc1!