Délaissant temporairement les zombies des Resident Evil pour un titre plus orienté action, Capcom signe avec Devil May Cry un véritable joyau vidéoludique. Le scénario nous conte l´histoire de Spahda, un démon qui décida un jour de se retourner contre l´empereur des démons, Mundus, et l´emprisonna, sauvant ainsi le monde d´un funeste destin. Deux mille ans plus tard, Dante, détective privé spécialiste des affaires surnaturelles, découvre que son père n´est autre que Spahda et que c´est désormais son tour d´affronter Mundus et ses sbires. Derrière cette histoire simpliste se cache un savoureux cocktail de beat-them-all et d´aventure où se mêlent combats à l´épée, gunfights et arts martiaux dans une ambiance rock-gothique unique. Un concept inédit, dépouillé de tout élément d´aventure superflu (juste quelques objets à trouver) et découpé en missions (23) pour un dynamisme accru. Mais au-delà de cette approche innovante, c´est sa réalisation qui fait de DMC l´un des jeux les plus étonnants de la console. Les graphismes font preuve d´une splendeur peu commune, qu´il s´agisse des superbes décors précalculés, des monstres au design hors normes (souvent gigantesques), ou du déluge d´effets spéciaux résultant de l´utilisation de vos pouvoirs démoniaques. La gestion des caméras est quasi parfaite, avec des angles toujours bien appropriés. Quant à la maniabilité, c´est véritablement un modèle du genre, grâce à la possibilité d´effectuer une multitude d´actions (sauter, rouler, tirer en reculant, en sautant, enchaîner des coups d´épée, etc.) avec une facilité déconcertante. En dépit de la faible longueur du challenge offert (une dizaine d´heures), les nombreuses missions secrètes ainsi que les bonus à découvrir en font un jeu auquel on peut rejouer presque indéfiniment, ne serait-ce que pour admirer sa magnificence. Un chef-d´œuvre !