D´ailleurs en parlant de ça tu fais bien de le souligner Jerome, saviez vous que ?
Au 17e siècle déjà, la polémique entre Malebranche et Arnauld(des théologiens) sur les plaisirs laisse entrevoir une redéfinition profonde des rapports entre la nature et la grâce. Pour beaucoup de théologiens du 18e siècle, salut éternel et bonheur terrestre se conjuguent dans des termes de moins en moins conflictuels : mais cette composition harmonieuse entre l’ordre d’en haut et celui d’en bas, qui plonge ses racines, entre autres, dans le déclin de l’augustinisme, ne tardera pas à se traduire dans une sorte de naturalisation réduisant le salut aux contours du bonheur raisonnable. Les deux ordres ont pour ainsi dire fusionné, la foi s’identifiant progressivement à l’honnêteté et la nature se découvrant capable de tracer seule la route qui mène au ciel. Des séminaires se proposent d’étudier les racines philosophiques et théologiques, les implications éthiques et les conséquences ecclésiologiques d’une mutation qui demeure, avant tout, d’ordre anthropologique.
étonnant, non?
kasiorn, théologien à ses heures