Séville 82, c'est plus.
La France n'a pas encore de titre international, après la génération de Kopa, celle de Platini, Giresse, Trésor, représente celle qui peut enfin satisfaire les ambitions d'un football français en pleine expansion, autant médiatique que qualitative.
De plus, l'attentat terrible de Schumacher sur Battiston est le symbole de l'intensité dramatique qu'a ce match. Les deux joueurs ne pensent qu'au ballon, obnubilé par l'objet.
Enfin, la prolongation n'a pas été stérile comme en 2006. Le retournement de situation des Allemands est fabuleux, et les buts (Giresse !) sont tous plus beaux les uns que les autres.
Sinon, c'est pas Saha qui nous fait perdre la finale, c'est Buffon qui la gagne en sortant une tête impossible de Zidane.