Foot - Euro - Gr. I
L'Ecosse, le coup de poker
Comment battre le champion du monde et champion d'Europe en titre ? Ils sont nombreux à s'être posé la question avant lui, mais Craig Levein, a sa petite idée. Mardi face à l'Espagne, «sans doute la meilleure équipe que l'Écosse ait jamais affrontée» selon le sélectionneur écossais, l'Ecosse devrait adopter une tactique quasi-inédite sans le moindre attaquant, le 4-6-0. Objectif : défendre coûte que coûte le 0-0, avant pourquoi pas d'inscrire un petit but en contre. La Roja est prévenue, l'Hampden Park de Glasgow devrait se transformer en fortesse imprenable.
«Tu as le devoir d'essayer quelque chose quand il s'agit d'obtenir des points pour ton pays.» (Peter Houston)
Déjà testé vendredi en République tchèque, sans réussite (0-1), le fameux système conserve pourtant l'entière adhésien de l'équipe. A commencer par celle du coach assistant, Peter Houston. «C'est une excellente stratégie. Je suis d'accord avec Craig, c'est de la bon moyen pour s'y prendre, pour marquer en contre-attaque, a-t-il déclaré. Tu as le devoir d'essayer quelque chose quand il s'agit d'obtenir des points pour ton pays, a-t-il poursuivi. Je pense que l'Ecosse est la nation qui maîtrise le mieux la contre-attaque.» Mais est-ce vraiment la solution adéquate ? «Si c'est la bonne chose à faire» en tout cas, le staff écossais n'hésitera pas. Houston l'assure.
En l'absence de James McFadden, son buteur fétiche touché au genou, Levein n'a pas énormement de solution en pointe. Shaun Maloney et Steven Naismith en offrent deux, mais la question est ailleurs : la Tartan Army ne sera-t-elle pas plus à l'aise avec un milieu rapide supplémentaire, capable d'exploser une fois le ballon récupéré ? C'est tout l'intérêt du 4-6-0 : avoir les bons joueurs pour l'utiliser.
LA SOLUTION !