Ma deuxième semaine, c´était ski. Avec des amis, ou disons avec presqu´uniquement des amis, dans la station la plus belle de France remplie de gens affreux et méchants qui parlent l´étranger. Et qui achètent, au passage, des lunettes à 150€.
Il n´y avait pas beaucoup d´arbres, mais de la neige, si. Résultat : on a beaucoup ri, beaucoup joué au tarot, beaucoup skié, beaucoup regardé le pas-ami-mais-ami-d´un-ami tenter de conquérir la soeur d´un ami, qui n´en pouvait plus, libérez-moi je vous en prie, ou au moins donnez-moi un couteau qu´on en finisse.
Marrant.
J´ai découvert pas mal de choses : bien que je sois capable de descendre à peu près tout, sans trop avoir peur, je n´avais pas de technique. Désormais, mes virages se font en planter de bâton, et j´ai assimilé les bases de carving.
Les deux techniques sont simples : le planter de bâton, ça consiste à, au moment de prendre un virage, propulser une sorte de pic en carbone dans la neige, à l´endroit précis où devrait aller le ski, afin d´initier le mouvement et de bloquer latrajectoire du ski, qui, dès lors, s´en va tout seul dans une direction étrange en vous laissant glisser sur la neige à plat ventre.
Quant au carving, il s´agit d´une méthode très élégante afin de faire des virages sinusoïdaux sans perte de vitesse : tout d´abord, comme il faut de la place, il est nécessaire d´attendre que tout les gens qui encombrent la piste et auraient pu vous aider en cas de chute s´en aillent. Dès lors, après une phase d´accélération absolument indispensable, il suffit de se pencher en avant en pliant les genoux et de reporter ses appuis sur l´un des skis afin de tourner automatiquement, le poids se trouvant appliqué sur les carres.
La beauté de ce procédé réside dans le fait qu´au moindre faux mouvement, à la moindre hésitation, l´un des skis, suivant sa courbe naturelle, va inexorablement se décider à atteindre le stade d´émancipation finale, et se barrer de son côté, vous laissant, encore une fois, embrasser la neige de tout votre corps.
Et cela, sans parler de l´incroyable technique dite de "je prends le champ de bosses en schuss, s´il vous plaît, vous auriez une petite cuillère pour ramasser mon bras ?" , ni même de l´ami qui s´entraîne à faire les plus gros nuages de neige en s´arrêtant. Tiens, tu étais en dessous ?
Marrant.
Et après-demain, je retrouve le train-train quotidien.