Chronique Darkside vol.1 :
Darkside vol.1 est le 10 ème album du célèbre rappeur cubain Fat Joe, il est sorti le 27 Juillet 2010.
Faisant suite au catastrophique J.O.S.E 2 et à tout une suite d'album peu aguicheur, Joey Cr*ack revient en force avec ce premier volet de la série des Darkside. Le gros Joe a tout une réputation à construire, et cela passe d'abord par la suppression de ses instrus south complètement ratée qui caractérisent Fat Joe depuis maintenant quelques temps, cela passe aussi par des feats moins douteux, une ambiance plus travaillée et un Joe en meilleure forme.
Dés l'intro la mèche est allumé, Coca est déterminé comme jamais, et cet état d'esprit se confirme dans Valley of Death, produit par Cool & Dre qui ont enfin rangé leur vibe sudiste dans leur valise pour livrer une très belle prod, soulful et sombre à souhait. Le morceau mise au point "I Am A Cr*ack" permet à Joseph Cartagena (de son vrai nom) de se déchainer sur ses haters, sur fond de prod street signée Just Blaze. Plus légère mais toujours bien street, "Kilo" fait de la drogue son thème principal. Joe met en garde une nouvelle fois avec "Rappers Are In Dangers"et ses scratchs pour continuer sur la même voix street qui caractérise ce Darkside, un morceau qui fait obligatoirement pensé à KRS-One. S'enchaine "Slow Down", Scoop DeVille à la prod (qui a notamment produit pour Snoop Dogg), Young Jeezy au refrain pour ce mini-banger très réussi.
Joey Cr*ack n'a pas non plus oublier d'attirer le public, notamment avec "If Ain't About Money" feat Trey Songz et la prod des Cool & Dre très accessible. Sur "No Problems" on retrouve Scoop DeVille dans son style plus reconnaidssable, dans un style qui se rapproche par exemple du "I Wanna Rock" de Snoop Dogg de son dernier album. On repasse à une légère touche R'n'B qui n'en est pas moins agréable avec R Kelly sur "How Did We Get Here". "Money Over Bitches" et son instru UGKienne voit Too Short se joindre à la fête pour un morceau très plaisant. S'en suit le mélancolique "Heavenly Father", et l'apparition peu remarquée mais bien réelle de Lil Wayne, l'occasion de se rendre compte que ces instrus plus sombre donnent l'occasion à Joe de sortir ses meilleurs lyrics, en plus de signer des perfs globalement bonnes. L'avant dernier morceau à une histoire pas des plus banales, c'est tout simplement le beat que DJ Premier (Primo pour les intimes)a concocté le jour de la mort de son acolyte Guru, tout 2 membres du célèbre groupe New Yorkais Gang Starr, la boucle est logiquement énorme, et Fat Joe rend un hommage poignant au célèbre MC. Dommage qu'une bonne partie du morceau soit parlé et non rappé, en faisant ça Joe ne vante pas vraiment le beat, et en profite pour faire d'autre mise au point. L'album se cloture sur "At Last Supremacy", l'ultime coup de massue, ou Fat Joe se déchaine au mic au côté de Busta Rhymes, une 3ème prod des Cool & Dre, la plus sombre.
Pour résumer, nous tenons tout simplement le projet le plus abouti du MC depuis Don Cartagena en 1998, c'est dire. 13 morceaux, ça peut paraitre peu mais ça suffit pour mettre tout le monde d'accord.