Chaque année viennent s´échouer sur les bancs de la fac une multitude de phénomènes de foire se disant « étudiant en japonais ». Prétentieux, forts en gueule et imbus d´eux-mêmes, la majorité de ces fumistes ne passeront pourtant pas l´année pour une simple et bonne raison : le japonais c´est dur ! Constat plutôt évident à première vue mais qu´ils mettront tout de même un ou deux mois à réaliser. Encore un truc que Dorothée, leur mère spirituelle à tous, aurait dû leur dire au lieu de leur rincer la cervelle à coup de jeu de l´ABC...
L´étudiant se subdivise en trois catégories : le touriste, qui cocha l´année précédente les mauvaises cases d´orientation et fait augmenter le taux d´abandon d´au moins 50%; le gars normal, qui pensait faire des études passionnantes pour trouver un vrai métier (en général dans le commerce ou dans la fonction publique) et surtout l´otaku, qui ne rêve que de devenir dessinateur ou traducteur de manga, puis de rencontrer Yoshiyuki Sadamoto, mais qui finira le plus souvent par récurer les chiottes du McDo du coin... Nous nous acharnerons sur ce dernier car insupportable et malheureusement trop répandu ces derniers temps.
Utilisant le peu de japonais qu´il sait pour un oui ou pour un non, et parce que toutes les occasion pour briller en société sont bonnes à saisir (au resto jap, à la maison, pour parler à ses autres amis otaku grâce à une messagerie instantanée fonctionnant sur son Windows japonais craqué etc.), il fini par énerver ostensiblement toute personne normale qui se lasse très vite de ses « salut les tomodachi ! », « nani ? » et autres « soudesune ! ». Qu´importe ! Il a la science infuse, et armé de ses 10 kanjis à trois traits maximum, et de son vocabulaire à base de génériques de dessin-animé, il compte bien conquérir le monde et le cœur de jolies japonaises. En effet, l´étudiant en japonais pense beaucoup aux filles, et surtout à celles qu´il n´aura jamais; nipponnes de préférences, puis tout simplement asiatiques en cas de rupture de stocks... Avec un peu de bol, il trouvera peut-être la « chose » de sa vie en convention, après un coup de foudre réciproque et de dépit, entre deux stands miteux de gribouilleurs manchots, et s´en contentera parce qu´être toujours puceau à plus de 20 ans, ça commençait un peu à être les boules pour lui...
Mais après les conventions, qui, on le sait, sont obligatoires pour chaque otaku afin d´avoir un semblant de vie sociale, c´est en cours qu´il veut imposer son savoir. Il ose corriger le professeur à l´aide de mots familiers et de références complètement ridicules (« dans l´épisode numéro « shidjugo » de « shitii hhan´taaa », (comment je suki trooooooop cet anime !) , et ben ils disent pas comme ça ! »). Son ego se renforce alors, devant l´admiration béate de tous ses petits camarades, encore plus incultes que lui, et qui sont heureux d´apprendre, après plus de six mois de cours, qu´on peut également dire « omae » pour « tu »... Sa réussite et ses plans de carrière ont beau exister dans son esprit, il oublie rapidement un écueil de taille : les examens, qui le carbonisent et l´envoient directement en rattrapage sans passer par la case départ. Il redouble voire triple lamentablement avant de disparaître pour de bon. C´est d´ailleurs à ça qu´on le reconnaît de suite : l´étudiant en japonais, c´est celui qui est encore en première année depuis trois ans...
http://jpoptrash.nihon-frfr.com/portraits/portraits.htm
je suis désolé mais tu m´as fait pensé a ca!
Sinon, c´est bien d´avoir des buts et d´y aller a fond donc fonce au japon et devient mangaka.
sinon, t´aurais du apprendre le chinois, t´es sur d´avoir un boulot aujourd´hui en connaissant le chinois et l´anglais.
moi j´ai vu lost in translation, j´ai retenu que c´est 2 occidentaux qui s´emmerdent au japon et se retrouvent car sont occidentaux.