Ptin mais Piotr et Nofrag c'est même plus une histoire d'amour, c'est toute une vie ![]()
Hein ?
Le hip-hop en live, ça tue quand même mais je sais pas si tlm fait ça en france aussi mais genre balancer ses mains dans les airs au rythme des chansons mais je sais pas moi, j'aime pas ça faire ça lol.
Même pour la musique faut que tu te renseignes sur un blog nofrag. ![]()
Bah, ils foutent l'ambiance, le genre de concert qui fou la banane.
Meuh non, c'est juste qu'il passe des trucs pas trop mauvais sur ce blog.
J'ai essayé d'écouter X Japan mais la voix me rebute pas mal
Surtout sur les balades.
En ce moment j'écoute un peu Sharleen Spiteri, c'est franchement sympa ![]()
http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=861816,day=4,week=29,year=2008.html
Voici enfin mon compte rendu, désolé d'avoir été aussi long, cette année je bosse ![]()
Désolé aussi d'être un vieux saoulard pour les trous.
Eurockéennes 2008 : La 20e !!
Et c'est reparti !
Encore une fois, après un an d'attente, de désespoir d'abord, tant ça nous parait long au début, d'excitation, quand la programmation commence à pointer son nez, de déceptions, parfois, de découvertes enthousiasmantes, toujours, de surprise, quand enfin ça arrive, on n'y croit plus alors.
Et pourtant si, ce premier week end du mois de Juillet arrive enfin, on finit par débarquer à Belfort, au camping. C'est une fois qu'on voit autant de gens prêts à faire la fête, tous gueulant APEEEERROOOO en chœur, dans un camping pouvant accueillir (et qui le fera !) 12 000 fétards, alors que déjà un concert est donné et qu'on est comme attirés par les basses, qu'on le réalise alors : c'est les Eurockéennes.
( Je tiens juste à le dire tout de suite, cette année mon compte rendu sera souvent un peu moins détaillé, et aura quelques trous; l'explication est toute bête, trop bête même certainement, mais je me suis éclaté comme jamais; c'était mes alcoolickéeennes cette année ! ( Pour donner un ordre d'idée j'ai bu quasiment seul 3,5 litres de Whisky, j'ai un peu abusé, je l'avoue, mais les eurocks ce n'est qu'une fois par an. ) )
Le jeudi soir, ou plutôt le vendredi matin passe très vite, après quelques heures de sommeil, on a à peine le temps de se familiariser à nouveau avec le camping qu'il est déjà temps de partir pour le site. Même pas le temps de voir les changements qu'a subi le site (la Loggia est maintenant ouverte en plein air, la mini-scène qu'on appelait le soundsystem s'est transformée en vraie scène nommée le "Club Deville", le stand du Silent Disco fait face au chapiteau... ) car T ouvre le bal.
Ce chanteur strasbourgeois fait parti des groupes dits "tremplins", sorte de concours de talents lancé par le festival pour chercher des groupes régionaux. Plutôt pas mal comme premier concert, à la Plage, ma scène préférée. Il fait beau, alors qu'on ne s'y attendait pas, et fouler le sable sous un soleil radieux en regardant un concert, c'est toujours le pied. T assure plutôt bien, c'est super mou, mais c'est joli, un bon concert pop posée.
On bouge alors pour The Mondrians, avec un petit arrêt pour voir ce que donne Kenny Arkana à la grande scène. Petit, c'est le mot, et c'était déjà trop. Certains de mes potes ont tout vu et adoré, mais je n'adhère vraiment pas. The Mondrians ne me donne pas plus envie de rester, l'alternative parfaite est trouvée, testons le Silent Disco.
Le principe, il est simple, les gens entrent dans un petit "enclos", à l'entrée duquel ils reçoivent un casque sans fil, où un DJ (totalement obsolète au final, vu qu'il ne mixe absolument pas), passe des morceaux bougeants et pour la plupart cultes. L'expérience est géniale : accepter d'aller là bas, c'est renoncer à toute crédibilité, se lâcher complètement, danser, hurler comme un cinglé, être plus attiré qu'effrayé par le ridicule. Le résultat c'est une ambiance de malade, où tout le monde danse à l'arrache, hurle à tue tête les paroles (et vous avec déjà entendu des gens essayer de chanter avec un casque sur les oreilles ? c'est en général faux à mort, c'est pourquoi de temps en temps c'est marrant de retirer son casque quelques secondes). Pour cette première fois j'ai en plus été super gâté par les morceaux, Television rules the nation/Cresdendolls tiré d'Alive 2007, et I Wanna Hold Your Hand, j'étais fou.
Tout en essayant d'éviter Arno qui pollue le Chapiteau, c'est le retour à la Plage, pour Yules cette fois. Je m'attendais à quelque chose d'assez similaire à T, mais j'ai très largement préféré. Tout aussi joli, voire plus quand c'était calme, ce concert là bougeait également de temps en temps, jamais dans l'excès, ça reste du folk, mais c'était toujours fait avec talent.
Je tente alors La Bande Originale, projet du Festival, qui fétaient ces 20 ans cette année, je ne l'ai pas encore signalé, réunissant Camille, Nosfell, Arno, Olivia Ruiz, Amadou et Mariam, Didier Wampas... qui reprennent des morceaux dits cultes. Je n'étais pas très chaud (certains noms ne me donnaient pas très envie) et mon enthousiasme faiblard est mis à mal dès le début, c'est Olivia Ruiz qui chante, une chanson que je connais pas, berk quoi. Résonne alors Requiem pour un con, je ne sais même pas par qui à vrai dire, mouais bon ça va, les musiciens assurent dirons nous. Et là, c'est déjà le retour d'Oliva Ruiz, encore une chanson que je n'ai jamais entendu. Bref, je me casse.
Allons voir ce que donne Soko, j'aime bien sa chanson "I'll kill her", c'est un peu cucul mais j'adore son petit accent, et j'aime vraiment sa voix. Malheureusement en concert, ce coté cucu est vraiment trop amplifié, quand je débarque elle demande des volontaires dans le public, qui passent leurs temps à miauler sur une chanson appelée Baby Cat, et c'était franchement ridicule. La chanson suivante, elle galère pendant 3 minutes à accorder sa guitare, ce qui ne lui fait pas vraiment gagner en crédibilité. Et la suivante n'étant pas I'll kill her, je préfère éviter ce triste spectacle. Dommage, avec une voix aussi agréable, elle aurait pu faire un truc bien.
Je profite d'un petit trou pour visiter un peu, et je tente Cadence Weapon, du Hip Hop, ça peut me plaire, j'ai envie de danser. Contrat rempli, c'était vraiment pas mal du tout. Le type se la pète à mort, peut être un peu trop, sans que ce soit totalement justifié, mais j'ai bien aimé quand même, le DJ qui l'accompagne est super bon, il scratche à gogo, et moi je peux enfin me défouler, le sky commençant à bien taper.
Je suis quand même un peu blasé à cet l'instant, Yules et Cadence Weapon c'était pas mal du tout, mais je suis aux eurocks merde, je veux du grandiose. Ca tombe bien, commence alors à la Grande Scène le concert que je considère comme le meilleur de cette 20e édition.
.
Massive Attack investit Belfort, et c'est une claque. Je regrette vraiment de ne pas m'être mit plus tôt à ce groupe, je voulais bien connaitre les albums avant le concert, mais j'ai commencé à écouter trop tard, du coup vous faire une playlist sera difficile. Je peux juste citer Angel et Teardrop, mais il y en a eu beaucoup d'autres de Mezzanine, le seul que je connais un peu.
Ce concert était juste magique. Non, hypnotique est le meilleur mot, ce sont toujours mes concerts préférés, les hypnotiques, comme ceux de Tool, NIN, ou comme celui que BRMC a pu donner à la Laiterie. T'es juste totalement fasciné, envouté par la musique, il n'y a plus rien d'autre qui n'a d'importance, qui n'existe, le monde c'est ce concert de Massive Attack, et uniquement lui. Je comprends mieux la réputation du groupe, ce sont des purs génies des sonorités planantes, originales, surprenantes, osées. C'est fait avec un tel talent, une telle maitrise, on ne peut que s'incliner.
Dommage que la scène était tellement blindée, j'étais très loin, beaucoup trop loin, tragiquement loin des basses, et le son n'était pas assez fort à mon goût. Au moins était il impeccable. Pendant qu'on y est, il faisait encore un peu trop jour, pourquoi ils passaient à 22h ? je n'ai pas compris.
La scéne était très belle, et les effets de lumière réussis, mais j'avoue que j'étais tellement absorbé par la musique que j'avais très rarement les yeux ouverts. Des messages passaient, sans grand sens en général, souvent des phrases sans fin ou sans début, au sujet de Jesus ou de Sarkozy par exemple.
En sortant de là, j'ai vraiment l'impression que je ne peux qu'être déçu. C'est l'heure dEUS , j'avais prévu d'aller voir, même si j'adhère pas du tout, mais voir les gens déborder de tous les cotés du Chapiteau me fait perdre toute motivation.
Je préfère aller attendre que Ben Harper commence. J'ai jamais vraiment apprécié, j'ai vraiment envie de danser, de bouger, mais bon je me dis qu'on peut pas refuser d'aller voir Ben Harper. Mais ces bonnes intentions n'arrivent pas à résister à plus de trois chansons. D'accord c'est sympa, il joue comme un dieu, mais que c'est mou !! Refusant de m'endormir sur place alors que Missil, un des seuls concerts electro de cette année, fait son show sur la plage, je pars finalement, avec quelques remords, mais tant pis.
"J'aime mieux avoir des remords que des regrets" disait Oscar Wilde. Qu'il avait raison, j'en aurai eu des regrets si on m'avait raconté Missil et que je n'y étais pas allé, ce qui aurait été bien pire que d'avoir des remords pour avoir zappé Ben Harper.
Parce qu'elle assure à mort la Missil ! malgré Ben Harper, la plage est bondée, mais les gens sont assez intelligents pour se laisser un peu d'espace chacun pour pouvoir danser, et cette espace est vital quand une fille comme Missil est aux platines. J'attendais désespérément Killing in the name de RATM, car je l'ai souvent vu la faire dans des vidéos de concerts, mais elle ne viendra pas (mais il y en aura d'autres comme Smell Like Teen Spirit par exemple). Tant pis ! ça ne change pas la qualité de ce concert, Missil est super motivée, la foule aussi, les effets de lumières sont juste énormes, surtout qu'il fait enfin bien nuit.
Les ayant raté en 2006, je me faisais un point d'honneur à ne pas perdre une miette de Gossip. C'est surement la meilleure idée que j'ai eu cette année. Quelle connerie j'ai fait en 2006, j'aurai pu faire un enchainement Dyonisos, Polysics, The Strokes, Gossip, Daft Punk, ça aurait été complètement délirant.
Car le concert de Gossip, il tient la comparaison avec du Strokes ou du Daft Punk, disons le clairement, c'est un des meilleurs concerts de cette année, et certainement de ma vie de festivalier. Dire que la chanteuse était énorme fait à chaque fois sourire, mais quel mot employer ? Au choix, grandiose, sidérante, ahurissante, renversante. C'est aussi très certainement le concert où le public a le plus fait communion avec un groupe, enfin en particulier avec cette divine Beth Dido, qui par deur fois fera un bain de foule. C'est quelque chose de la foire escalader la barrière de sécurité, pour la voir traverser la moitié de la fosse. Apparemment elle nous a vraiment adoré, et nous aussi, il s'est vraiment passé quelque chose durant ce concert, c'était une vraie rencontre.
Cette alchimie a vraiment permis au groupe de donner un concert impeccable. Les musiciens, au final, ne sont pas en retrait, j'ai trouvé que la batteuse assurait à mort, et c'était marrant de la voir, si chétive à coté de Beth, je crois d'ailleurs qu'elles sortent ensemble, mais si violente face à son instrument. Ça bougeait vraiment bien, j'ai dansé et sauté et hurlé jusqu'à ne plus en pouvoir, mais c'était la moindre des choses de ne serait ce qu'essayer de donner autant que Beth et ses musiciens.
Le final est juste grandiose, c'est là qu'elle traverse toute la fosse, allongeant leur chanson la plus connue durant 10 bonnes minutes, recevant une formidable, mais totalement justifée, acclamation du public.
Je reste totalement vidé et abasourdi devant la scène qui se vide petit à petit, pour voir ce que donne Frank II Louise, tentavive d'introduction d'un spectacle de danse aux eurockéennes. Je n'ai vu qu'une partie mais j'ai adoré. Le spectacle est basé sur 1984, c'est une ambiance futuriste, du Hip Hop, avec des bruits de machines, et des danseurs robots aux gestes saccadés diablement bien synchronisés. Impressionnant, et la musique n'est pas mal du tout en plus. Mais dommage, Calvin Harris ne vas pas nous attendre.
Calvin Harris c'était vraiment parfait pour finir, en plus à la plage, que demande le peuple ? J'ai largement préféré ce concert à celui de Rock en Seine qui pourtant était déjà pas mal. Mais l'ambiance était tellement meilleure, il faisait nuit, y'avait de bons effets de lumières du coup, iet plein de gens super motivé pour finir la soirée en apothéose. La musique passe vraiment mieux qu'en CD, c'est hyper festif, sautillant, joyeux, encore une fois parfait pour finir la journée. Même si au final elle a continué jusqu'au petit matin au camping.
Arrive le samedi, après une ou deux heures de sommeil, on se réveille, se motive malgré une petite gueule de bois, on recommence déjà à boire en partant pour le site, mauvaise idée à vrai dire, mais ça je ne le sais pas encore.
A nouveau le premier concert est à la plage, c'est Xavier Rudd. J'ai adoré, vraiment super doué ce type, multi-instrumentaliste. Devant lui, un didgeridoo à trois troncs, qu'il utilise quand il ne chante pas, tout en jouant de la batterie, sauf quand il n'a pas de guitare en main bien sûr ! Il joue de cette dernière vraiment très bien en plus, il m'a fait penser à John Buttler Trio. Et quel rythme ! Je pensais vraiment pas danser autant à ce concert, c'était vraiment très plaisant.
Tunng à la loggia, je m'en souviens très peu, j'ai bien aimé, c'était joli, je peux pas en dire plus, j'étais pas assez dedans, et trop saoul malheureusement déjà.
J'arrive tout de même à me ressaisir, heureusement car Camille fait son show à la grande scène. Son nouvel album ne m'a pas plu, cas partagé par la plupart de mes potes. Il y a un parrallèle intéressant avec sa venue en 2006, où c'était une euphorie générale, un enthousiasme, une impatience qu'on partageait tous, après l'album Le Fil, alors que là ils semblaient tous assez blasés. Là on c'est intéressant, c'est autant en 2006 j'attendais quelque chose et j'ai été déçu, autant là j'étais sceptique et j'ai reçu une claque.
Contrairement au concert de 2006, là c'était vraiment Camille (il y a deux ans c'était une création avec des musiciens japonais, donc il y avait des instruments). Sur scène un piano uniquement, et sa joyeuse bande de beatboxeur. Elle commence par une chanson de son dernier album, en anglais, avec, comme musique, des bruits corporels. Plutôt impresionnant dès le début, mais la chanson me plait pas vraiment.
Heureusement par la suite elle fera plusieurs titres de Le Fil, aucun du premier album, dommage, mais au final ce n'est vraiment pas le même genre de chanson, ça se comprend. Retentiront donc Ta Douleur, Pâle Septembre (une merveille !) Janine I et quelques autres, plus en tout cas qu'en 2006. C'est là que le concert m'a le plus impressionné, ils sont vraiments talentueux ces gars, ils m'ont mit sur le cul.
Mais ce n'est rien en comparaison à Camille, quelle femme, et quelle voix ! Je pense vraiment que personne dans la chanson française n'a une telle maitrise vocale. Je ne parle même pas forcement de tous les sons incroyables qu'elle arrive à sortir, mais même au niveau de son souffle, du temps qu'elle arrive à tenir les notes, sans même souffler deux secondes, juste hallucinant. Le seul qui puisse surement tenir la comparaison, justement elle l'a invité à se joindre à elle pour le final.
C'est ainsi qu'à la fin du concert, Nosfell l'a rejoint, pour une longue improvisation (10 bonnes minutes), où c'était presque un concours du "regarde le son que j'arrive à sortir", mais avec une vraie alchimie entre les deux, et une véritable cohérence musicale. Chapeau !!
Sharon Jones et Phoebe Killdeer, j'y suis allé, ça j'en suis quasi sûr, mais c'est tout ce que je peux vous dire...
Là par contre faut que j'arrete de déconner, y'a Santogold qui va passer à la Loggia, j'suis bien content d'avoir réussi à m'en souvenir sur le moment. Parce que c'était franchement génial, j'aime beaucoup cet artiste et elle ne m'a pas décu, enfin presque pas. J'ai juste trouvé que c'était vraiment trop calqué sur le cd, mais c'est vrai qu'un album aussi bien produit avec autant de sons qui partent dans tous les sens ne laisse pas énormement de place à l'improvisation sur scène. Au moins le son était absolument imppecable, impresionnant même pour la Loggia où les problèmes de sons sont assez fréquents. Santogold a un look à elle en tout cas, qui fait très (trop) années 90 certainement, mais au moins on ne peut pas la rater, haut jaune fluo, pantalon vert tout aussi pétant, grosse lunettes de soleil. Sa façon de bouger est tout autant personnel d'ailleurs. Elle est entourée de deux choristes, qui ne bougent pas d'un pouce du concert, tels deux robots, habillées pareils, très sobrement comme pour donner encore plus d'emphase à Santogold, et un DJ derrière, aucun musicien.
Elle a fait L.E.S. Artistes bien sûr, Creator qui est ma préférée, Shove It, Say Aha, bref, celles qui bougent le plus, ce qui était une bonne idée. J'hurle les paroles tout en dansant comme si c'était mon dernier concert.
Et j'ai bien fait car pour cette journée, c'était vrai. Ayant dépensé tout ce qui me restait de lucidité, je m'affalle derrière la régie de la grande scène pour Grinderman, que je n'arrive même pas à suivre. Là je perds mes potes et mon sac (ils me l'ont ramené heureusement), et sur un coup de tête je décide de rentrer au camping tant bien que mal, autant arreter le carnage là. Je rate donc N*E*R*D*, The Wombats et C.S.S.
J'en ai un peu honte, l'an prochain je commencerai à boire un peu plus tard dans la journée, surtout si je me sens pas bien dès le départ...
Il s'agit de se rattraper pour le Dimanche !
Je me motive donc tôt pour voir Moriarty au chapiteau. C'était une bonne idée car j'ai beaucoup aimé, c'est un groupe vraiment original et intéressant. Il y a un décalage entre la chanteuse, qui fait presque chanteuse lyrique, avec une voix sublime, et le coté folk des musiciens. Enfin folk, c'est complètement limitatif parce que c'est un mélange très réussi d'influences, autant de blues que de country, ou encore de jazz ou de musique traditionnelle. D'accord comme ça ça n'aide pas vraiment à saisir à quoi ça peut ressembler, mais je ne peux qu'inciter à en écouter, car ça ne ressemble à rien au final, surtout avec cette voix en plus, totalement à part également. Cette grande variété d'influence donne forcement un concert varié, on passe de la contemplation au planant, puis on danse carrément. J'ai trouvé le public un peu mou, le groupe aurait mérité mieux.
Un peu crevé par les deux derniers jours, je préfère me poser pour French Cowboys, nouveau groupe des rescapés des Littles Rabbits. Du coup je passe plus mon temps à discuter qu'à vraiment suivre le concert, qui était plaisant mais sans plus, sinon je me serai certainement levé !
C'est le tour de MGMT de passer au chapiteau. J'ai jamais vraiment accroché à ce groupe, ne comprenant pas le hype autour, espérant que ce concert m'y aidera. Ce qu'il a fait, j'ai franchement bien aimé.
Je pourrai pas vous en dire beaucoup plus, pour résumer une copine m'a dit le lundi que pendant le concert je me suis retourné vers elle et je lui ai dit "'pour ce concert, mon compte rendu sera : saoul". Et oui encore, enfin cette journée c'était surtout à ce moment là.
Je me souviens juste d'une très bonne impression, de m'être dit qu'ils jouaient vraiment bien, qu'il avait un son bien travaillé et original, que ça bougeait bien. Enfin même si je connais pas le cd, j'ai vraiment senti un moment que ça partait complètement dans l'impro, et qu'ils ont franchement assuré.
Je me dirige alors pour la deuxième fois seulement du festival vers le tout nouveau Club Deville, plus petite scène du festival pour voir Seasick Steve, un bluesman américain du Mississipi, enfin je pense vu qu'il en parlait beaucoup. De loin ma meilleure surprise des 3 jours, et mon concert préféré avec Massive Attack et Gossip.
Ce type est un dieu de la guitare, il nous présente d'ailleurs ses différents modèles (dont une à une corde, où il a montré qu'il était un un dieu du slide), en racontant toujours leurs petites histoires avant d'en jouer, commençant d'ailleurs souvent par "this is the worst piece of shit in the world", un peu étrange mais bon. Le batteur qui l'accompagne n'est pas en reste, il assure à mort, et ce concert, que j'imaginais plutôt contemplatif était en fait un défouloir incroyable. Ça c'était du swing ! Franchement même en concert d'Elisa do Brasil je bouge pas plus^^ Le public est fou, la scène est blindée, et Steve en a l'air à la fois super étonné et carrément ravi, ils nous demandera plusieurs fois ce qu'on fait là, quelle modestie, c'est un des meilleurs artistes que le festival a engagé.
Un groupe si peu attendu qui donne un concert aussi bon, autant dire l'opposé exact des Babyshambles de Pete Doherty. Une merde ce concert. Je pensais au moins qu'il serait drôle parce que Pete aurait pu être trop défoncé, mais même pas, la plupart des festivaliers l'était autant que lui, voire plus.Et la musique était minable, elle n'a absolument rien pour elle, c'est ni joli ni motivant, ni planant, ça te fais rien ressentir, c'est juste nul quoi. Je me casse rapidement.
Solution de secours, Band of Horses à la plage. Un peu mieux, rien de transcendant, mais ça s'écoute en faisant autre chose, et au moins c'est moins blindé. Gros problème de son par contre, la basse était juste horrible, j'ai cru que mes tympans ne s'en remettraient pas, une horreur. Mais je crois bien que c'est le seul vrai problème de son de tout le festival, ils se sont bien amélioré à ce niveau en comparaison aux autres années où ça arrivait un peu trop souvent.
C'est maintenant l'heure d'Offspring à la grande scène. Je pensais y rester quelques chansons à tout casser, j'y suis resté du début à la fin.
J'ai adoré le concert d'Offspring, rien que de l'écrire ça fait bizarre ! Je pense que ça venait aussi beaucoup de l'ambiance, j'étais derrière la régie de la grande scène, et pour une fois, enfin, j'étais avec quasiment toute ma bande de pote, en général on est super divisé, entre les motivés, les loques qui restent au camping toute la journée, ceux qui restent assis, ceux qui vont dans la fosse... mais là on était tous là, tous un peu, voire beaucoup, bourré, mais super joyeux, tous super motivés. On a passé notre temps à sauter partout, à hurler, à danser ensemble, j'en faisais sans cesse tomber ma casquette pour vous donner une idée d'à quel point c'était festif et bougeant.
En plus ils ont surtout fait leurs vieilles chansons, et même si j'ai jamais écouté, je les connaissais évidement, ça fait partie de notre jeunesse, des titres comme Pretty Fly ( for a white guy ) ou The Kids aren't alright, on les a tous déjà entendu, et c'est vraiment sympa de les entendre en concert. Vraiment quelle ambiance! en plus d'où j'étais je voyais la scène de très loin, et devant moi 30 000 mains levés en l'air, vision magnifique.
J'en sors lessivé, du coup je mets un moment avant d'arriver à Gnarls Barkley, qui ne me plait pas, autant se casser, Battles va commencer à la Loggia.
Grand concert encore une fois, d'un tout autre niveau qu'Offspring par contre, niveau composition et qualités des musicien sur scène. Encore une fois je m'attendais à du planant, à du psychédélique, et donc plutôt à un truc calme, mais ils ont réussi à retranscrire ça en faisant bouger le tout. Bref, ce n'est pas l'instant reposant que j'espèrais, mais on ne peut pas s'en plaindre, grand moment de ces eurockéennes. Je n'arrive pas à décoller, mais j'entends d'énormes basses au loin, signe que Moby commence son concert. Je reste tout de même presque jusqu'à la fin, c'aurait été une bêtise sans nom de rater un morceau de Battles.
Moby donc, à qui il incombe la large tâche de finir ces eurockéennes en beauté. Pas de suspence, il a carrément réussi, et encore une fois j'en suis étonné, je pensais pas rester très longtemps, je pensais que ce serait trop mou, que ce serait autant, voire plus, rock (enfin rock version Moby) qu'électro.
J'avais faux sur toute la ligne, il a retourné le site. C'était uniquement de l'electro, et rien à voir avec de la musique d'ascenseur, ça bougeait à mort, Moby ne tenait pas en place, les effets de lumières déchiraient tout.
J'étais à nouveau au même endroit, et là encore j'avais la vision de toutes ses mains levés, mais maintenant en pleine nuit, avec des lumières partout, et avec le sentiment que c'était bientôt fini, avec cette ambiance de fin de festival, où tout le monde donne ce qui lui reste; et il en reste souvent beaucoup sous la pédale, étonnament après trois jours de folies comme ceux ci.
Pour le final, il se permet même de faire un morceau de drum'n'bass, j'étais comme fou. Je regrette vraiment pas d'avoir raté Ekz3kiel, ça aurait surement été bien, mais la vraie fin des eurockéennes étaient là, avec sa grande scène, ses mains levées, et cette année, quel luxe, sa drum'n'bass !
Il ne reste plus qu'à rentrer au camping, continuer la fête. Puis partir le lendemain, le coeur presque brisé de dire au revoir au site, mais en sachant bien qu'on le retrouvera un an plus tard.
![]()
nan mais vas sur le 15 18 si tu veux raconter ta vie de merde sur 50 lignes hein
Compte rendu sympa à lire, comme d'hab. ![]()
Faut vraiment que je vois Massive Attack moi...
Grosse tapette, rater MGMT ET dEUS ça mérite une grosse fessée.
Un plaisir à lire comme tous les ans
En plus tu défeques sur Doherty, j'approuve.
Et ouais Camille voix à mettre en valeur impérativement !
La plupart de ses compos ne sont pas au niveau hélas, au sein de nouvelle vague elle avait assurée sans fioriture, c'était parfait mais elle peut faire bien plus.
Petit bémol sur ton compte rendu : faut vraiment être complètement bourré pour apprécier Moriarty.
MGMT ça devait être fou, en août j'y vais c'est sûr.
http://blogs.nofrag.com/McChicken/2008/jul/15/38885-ra-diohea-d-hou-se-of-c-ards/
Nouveau clip spécial de Radiohead.
Je pars pour Dour !
(Quelle idée de commencer le festival par une nuit blanche, je suis trop con).
Je pars pour Angoulême !
Vodka Red bull, c'est 1/3 2/3 les proportions ?