Bon j´arrete un peu Jeff, c´est l´heure de bohemian rhapsody.
" Bohemian Rhapsody. Une voix intérieure qui s’interroge puis un pauvre gars, accusé de meurtre, qui se lamente auprès de sa mère ; ainsi s’ouvre le morceau, un brin funeste. Une complainte au piano qui mène vers une ballade-slow dominée par les touches blanches et noires de Mercury, atteignant son paroxysme sur les mots "Good bye everybody", moment où surgit un solo déchirant de guitare, larmoyant et ravageur avant que ne se mette en place une section opératique censée illustrée la vision du jeune homme avec l’enfer, vision qu’il souhaite à tout prix éviter. Ce moment mémorable a nécessité la superposition de 180 pistes de chœurs ( !) à raison de 10 à 12 heures de chant par jour ! L’enregistrement, la production et le mixage du morceau auront nécessité au final trois semaines... À la suite de ce mini-opéra, on retrouve un enchaînement sur du hard-rock surpuissant et entraînant allant de pair avec les sentiments du jeune homme : rageur, déterminé et finalement habité de fierté personnelle et d’envie de vivre, les guitares sonnent comme des trompettes annonçant l’arrivée d’un héros ; l’heure est au glorieux, à la victoire et l’affaire se termine sur la ballade au piano pour un morceau d’anthologie et une prouesse technique rarement égalée - et longue de presque six minutes mais qui deviendra numéro un - trente ans plus tard. Quatre morceaux en un et un single élu en 1977 meilleur disque britannique de tous les temps, au nez et à la barbe (qu’ils avaient longues à la fin) des Beatles"