Décidée à lutter, fin 92, la firme du hérisson fait une tentative osée en se tournant vers une technologie naissante : le compact disc. C´est la sortie du Mega CD, un accessoire longuement repoussé, pourvu de son propre processeur et qui permet de lire des jeux gravés sur CD-ROM. N´ayons pas peur des mots : ce sera un bide. La sortie d´une seconde version n´y changera rien, en dehors du fait qu´il fallait un tournevis pour le monter. L´accessoire est hors de prix et on ne peut que déplorer sa quasi inutilité, les jeux exploitant le support CD étant de piètre qualité. De son côté Nintendo aussi s´intéresse au sujet et s´associe à Philips pour peaufiner le SNES CD, l´équivalent du Mega CD. Repoussé de loin en loin, le projet n´avance pas, Kyoto décide alors de s´adjoindre les services de Sony, ce qui aura pour conséquence de faire fuir Philips, les deux larrons n´étant pas en très bons termes. Suite à un désaccord avec son nouvel associé qui souhaitait détenir les droits des production SNES CD (je vous passe les détails), Nintendo rompt purement et en toute illégalité le contrat qui les unit.
Sony ne portera pas plainte mais cet acte inconsidéré aura des répercussions qui, elles, seront considérables. Si je vous dis que l´un des noms de code de cet engin était Play Station... Sony rentre chez lui, des idées plein la tête et avec la ferme intention de se lancer dans le jeu. On est peu de choses.
Mais on est encore loin de tout cela. Finalement, en 1993, les rôles s´inversent de manière irrémédiable, Sega recule et devient un outsider typé, Nintendo domine de nouveau en contrôlant plus de 70 pour cent du marché international, et ce, malgré la présence d´autres adversaires. Mais qui sont-ils au juste ?
source: jeuvideo.com