23/06/2004
Foot - Euro : FRA : Les Bleus Euro-réalistes
Le réveil de Thierry Henry dans le dernier quart d´heure de France - Suisse ( 3-1), lundi, permet à l´équipe de France de terminer en tête de son groupe avec un bilan de 7 points pris sur 9 possibles, 7 buts inscrits et 4 encaissés. L´impression d´à-peu-près voire de fébrilité dégagée au cours de ce premier tour, que les Bleus assumaient sans se défausser après France - Croatie, ne pèse plus grand chose, pour eux, derrière le bilan des résultats secs. Deux ans après l´élimination au premier tour de la Coupe du monde 2002, avec 1 point et aucun but inscrit en autant de matches, les Français ne se posent plus de question sur l´épaisseur de la ligne qui sépare un tournoi réussi d´un échec retentissant. Envers et contre tous les commentaires, ils sont satisfaits de leur entrée dans l´Euro et des qualités - essentiellement mentales - qu´ils y ont déployées.
« On est costauds dans la tête. On ne doute pas, lâchait Marcel Desailly juste après le match de lundi. Bien jouer, mal jouer, ce n´est pas vraiment le souci. Vous vous posez peut-être des questions, mais nous, on veut continuer. Il y a deux ans on avait été éliminés au premier tour. Là on est passés. C´est fantastique. Nous avons grand plaisir à être là car maintenant, tout est possible. » Le souvenir de la Coupe du monde asiatique a pu expliquer les longs passages à vide constatés, confirme Pires. « La qualification peut tout changer. Avant la compétition, on avait 2002 en tête. Aujourd´hui, quoi qu´on dise et quoi qu´on pense, c´est oublié. » Lizarazu confirme : « Le strict minimum a été assuré, c´est un poids en moins pour nous ».
Alors que le premier tour doit s´achever ce mercredi dans le groupe D, ce qu´ils ont vu au cours des premiers jours du tournoi conforte les Français dans l´idée qu´ils ne peuvent pas faire la fine bouche. « L´Espagne aurait aimé moins bien jouer et être à notre place, indiquait Jacques Santini mardi. Et notre groupe était plus équilibré que vous pouviez bien le dire, a-t-il adressé aux journalistes. A Paris, on dit qu´on a de la chance d´être en quart de finale. Pourtant on est invaincus et on a fait trois gros matches malgré nos difficultés. » Robert Pires semble dire, lui aussi, que la densité de l´opposition a surpris le groupe. « Toutes les équipes peuvent nous mettre en difficulté, on le sait. Un Euro est plus dur qu´une Coupe du monde. A nous alors de changer la manière, en jouant moins bien mais en étant efficaces, en y croyant jusqu´au bout mentalement. Toutes les équipes ont le même objectif que nous. On est grands, on sait qu´on n´a pas été très bons. »
Le constat est net. Mais passées les premières interrogations, les joueurs en sont arrivés au point où ils n´attachent plus vraiment d´importance aux repères qu´un match abouti peut apporter pour la suite du tournoi. « On sait qu´il y a des passages obligés. Je ne veux pas rentrer dans de faux débats », se protège Jacques Santini. « Le jeu, il ne faut peut-être pas trop y penser. On fera le bilan à la fin, tranche Pires avec l´idée que seul le résultat compte. « Je dis aux gens d´être patients. Ils attendent de nous qu´on gagne. Or, pour l´instant, on gagne ! Avant et pendant l´issue finale, ça ne sert à rien de dire qu´on n´ira pas au bout. Mes impressions après ce premier tour ? C´est que l´esprit qui règne à l´intérieur du groupe nous donne une force. »
Même Lizarazu, toujours attentif à l´expression collective de l´équipe, développe l´idée que la France a raison sur l´essentiel. « On va arrêter de parler de problèmes et faire la part des choses. On a tous envie de progresser, mais un seul truc nous intéresse vraiment : aller le plus loin possible, a développé le Basque dans les couloirs de Coimbra. On gagne les matches sur l´acharnement, la gnac, c´est plus difficile qu´à certains moments. Mais on franchit les étapes. On va essayer de progresser. Je retiens qu´on est toujours là. »
vouais bon en faite pour eux ils ont un gros mentale mais bon a pars les anglais qui ont une belle equipe on ne pas dire que la poule etais aussi relever que la poule d ( attention donc au surprises)