Faut dire que vu ce que tu disais depuis le début Kick, ça ne pouvais conduire qu'à ce genre de discussion...
En plus avec EvathCebor qui est venu en rajouter une couche de débilités, je trouve les participations des autres plutôt honorables en fait.
Bon, va falloir que je pense à dormir moi. Bonne nuit.
Donnie Darko est l'exemple typique du film qui brouille les pistes, qui trempe dans une complexité apparente pour pas grand chose au final. Faut pas que tu résumes ce genre de ciné à cette frange là...
Merci de me traiter d'abruti sans raison, je parlais de façon générale parce que j'entends ça trop souvent, je sais pas si c'est ton cas mais je voulais pas que tu le prenne personnellement
Je te demande un exemple de film que tu n'as pas aimé parce que pas compris, c'est pas compliqué...
Bah nan mais t'as pas l'air bien futé non plus à insulter tout le monde, allez bonne nuit pauvre garçon.
Ok donc pas d'exemple
Et je t'attaquais pas au cas où tu m'aurais pas lu.
Evath, tu "analyses" le Surréalisme comme si c'était un mouvement qui prétendait être du Grand Art intouchable qui tergiversait dans tous les sens. Mais on ne "réfléchit" pas sur le Surréalisme : Le Surréalisme veut juste se débarrasser de toutes les contraintes, de toutes les règles et de touts les acquis qui en soit limitent l'expression pure de l'imagination tout en y mêlant souvent des satires de la société, influencés par les idéaux révolutionnaires hérités de Dada (Et donc certainement pas dans l'optique d'être "inaccessible à la masse" ...). Bien évidemment que tu peux y trouver des contradictions si tu penses en percevoir, mais c'est pas censé être à éviter ... C'est une libération totale dans le but d'exprimer l'imaginaire de façon quasi psychanalytique, et sûrement pas la quelconque prétention de rendre un truc le plus incompréhensible possible histoire de passer pour une élite incomprise : Au contraire, les Surréalistes ont été les premier à dénoncer ce genre de branlette (cf "Fontaine" de Duchamp). Par contre, ça s'est vraiment mal fini ouais, mais c'est surtout pour des raisons politiques, où plein d'auteurs étaient aveuglés par le rayonnement du communisme pendant que Dalì se fappait sur Hitler dans son coin, au final ils se dénonçaient tous comme ayant "trahi" le mouvement. Ça n'empêche en rien le fait que ce courant ait laissé une forte empreinte sur le monde "artistique". Bref, le Surréalisme, c'est vraiment génial pour son côté absurde et iconoclaste et ses ambiances qui font penser à celles d'un rêve. Y chercher un sens figé, c'est se gourer dès le début.
Et si tu penses que Magritte, Prévert, Bunuel, Bacon, etc et plein d'autres influencés directement ou pas par leurs œuvres sont des couillons, hé bien c'est dommage.
Kick
Ok, dooooooooonc tu parlais de quels films avec cette phrase: "Jamais je me tape un film élitiste qui revendique le fait d'être compliqué sinon incompréhensible." ??
En parlant de ça, j'ai vu Barton Fink, ça m'a laissé pantois
.
Ouais, je l'ai vu aussi, j'ai vraiment bien aimé moi.
J'aurais besoin de le revoir en fait.
BMG mais avatar en Bluray = ![]()
Au fait Watchmen en Blu-Ray c'est comment?
Excellent.
Ok, faudrait vraiment je trouve un moment pour remette la question de l'achat d'un lecteur BR sur la table avec me parents, car c'est triste à dire, mais on a un Bravia 107cm Full HD et on reçoit pas CanalSat en HD et on a pas de lecteur BR, au final si y avait pas la 360, elle servirait à rien.
Déçu du blue ray Watchmen persos.
Sinon :
http://www.youtube.com/watch?v=nnOczvV5Arc&feature=player_embedded
Putain freddy les griffes de la nuit revient hanter nos nuits... ![]()
Jme rapelle le premier film d'horreur que j'ai vue .. ![]()
J'avais 6piges , il m'a traumatiser mais un truc de malade.
A en chialer la nuit. ![]()
Woups! ptain, je viens de me rendre compte que j'avais confondu le titre du Lynch que j'avais regardé à moitié; c'était pas Lost Highway mais bien Inland Empire dont je parlais ![]()
Le 3 juin, Collateral et Saving private Ryan en Blu Ray
(faut que je choppe Minority Report moi)
"Evath, tu "analyses" le Surréalisme comme si c'était un mouvement qui prétendait être du Grand Art intouchable qui tergiversait dans tous les sens."
C'est le cas. Par exemple ? A tout hasard, les manifestes du surréalisme
.
"Mais on ne "réfléchit" pas sur le Surréalisme"
Bah, ça va faire cliché comme réponse, mais en un mot : si. Y'a des tas d'auteurs qui se sont entretués pour réfléchir sur le surréalisme. J'parle de ces auteurs qui l'ont fait naître en France, et un peu partout en Europe, c'est-à-dire dans les foyers principaux du surréalisme, ses lieux de naissance, d'expansion...et de mort. J'vois pas ce qui permettrait de prétendre que le surréalisme, l'un des mouvements qui s'est le plus cherché, qui s'est le plus défini, redéfini et encore redéfini (donc qui s'est le plus réfléchi) de toute l'histoire ne se serait pas réfléchi. Ca me paraît assez dingue, même, d'oser affirmer "le surréalisme ne se réfléchit pas".
"Le Surréalisme veut juste se débarrasser de toutes les contraintes, de toutes les règles et de touts les acquis qui en soit limitent l'expression pure de l'imagination tout en y mêlant souvent des satires de la société, influencés par les idéaux révolutionnaires hérités de Dada (Et donc certainement pas dans l'optique d'être "inaccessible à la masse" ...)"
Heu, t'es sérieux quand t'as recours à cet exemple ? Dada, c'est le point de départ, ils se sont mis salement sur la gueule (à tous les sens du terme - dont le sens premier) et ont fini par se détester. C'est d'ailleurs, entre autres, suite à cette séparation qu'on a pu parler de surréalisme. Franchement, si y'avait un truc à ne pas mettre en relation avec le surréalisme une fois qu'il était épanouï, c'était bien Dada...le surréalisme est terriblement élitiste. Il est le fait de petits groupuscules qui ne se réunissent qu'entre eux et ne produisent qu'entre eux, n'estimant que leurs propres regards, tels des ermites ; c'est limite si on ne pourrait pas faire la comparaison entre les surréalistes, Sénèque et les auteurs de tragédies romaines de l'Antiquité
Mais j'y reviendrai plus tard dans mon post.
"Bien évidemment que tu peux y trouver des contradictions si tu penses en percevoir"
Hum, une contradiction du genre "le surréalisme combat le conformisme" / "le conformisme surréaliste" ? Ou encore l'adhésion massive des surréalistes au parti communiste ? Ou alors toutes les oeuvres de Breton, ce cher pape surréaliste, où chacune de ses lignes, arrogantes comme pas deux, vient contredire la précédente ? Dès que t'étudies le surréalisme, le premier truc qu'on commence à te faire, c'est un listing des contradictions. Et y'en a tellement qu'on pourrait ouvrir un dictionnaire, là dessus.
"mais c'est pas censé être à éviter ... C'est une libération totale"
D'où le fait que les surréalistes se sont excommuniés entre eux, se sont imposés des limitations à ne plus savoir qu'en foutre ? Regarde ce qui est arrivé à Desnos et pourquoi ça lui est arrivé, et c'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Tu peux aussi jeter un oeil sur les séances d'écriture automatique, réglées comme des horloges. Le rejet absolu des alexandrins et des descriptions en littérature, des titres...tout ce qui, au final, restreint le surréaliste dans le processus de création artistique. Les surréalistes, libres ? Sur la moitié du papier, oui. Sur l'autre moitié, ils sont enchaînés.
"dans le but d'exprimer l'imaginaire de façon quasi psychanalytique"
Ca, oui. C'est l'idée, même si elle est pas du tout atteinte "Mais les fous sont gentils et ne sont pas dangereux, il faut les étudier ! J'aimerais tellement être fou, la folie, c'est l'absolu liberté ! Vive les fous !" / "bon les mecs, on arrête les séances de sommeils hypnotiques ou Desnos va devenir fou, on ne plaisante pas avec ces choses là". Ils prétendent avoir une approche psychanalytique, ça oui. Mais ils ne l'ont absolument pas ; Freud lui-même la condamnait.
"et sûrement pas la quelconque prétention de rendre un truc le plus incompréhensible possible histoire de passer pour une élite incomprise : Au contraire, les Surréalistes ont été les premier à dénoncer ce genre de branlette (cf "Fontaine" de Duchamp)"
Ils n'ont jamais prétendu être élitistes, et ils ont toujours chié sur les élitistes, oui (et pas que sur eux). Mais ils l'étaient à bloc, pourtant. Entre un rejet absolu du classicisme, la volonté d'innover tout en se prenant pour des êtres supérieurs qui sont les seuls aptes à jauger la qualité des innovations artistiques, les restrictions stylistiques ahurissantes (alors que ça prône la liberté à tout prix, mais WTF !), des procédés inaccessibles au plus grand nombre (cf corps et biens, les sommeils hypnotiques...) pendant que ça chie sur les procédés accessibles au plus grand nombre...mieux, la volonté de se détacher de la masse, des normes, en fait, à travers un anti-conformisme qui les éloignait le plus loin possible de la foule et les plaçait au-dessus...
C'est ça qui est magique, chez les surréalistes. Ils se contredisent tellement que s'en devient un régal de s'amuser de leurs bêtises. D'un côté ça insulte le travail et les travailleurs, de l'autre ça rejoint massivement le parti communiste, valorisant...le travail.
"Par contre, ça s'est vraiment mal fini ouais, mais c'est surtout pour des raisons politiques"
Pas que. "On doit quitter le communisme oopas ?", c'est juste l'une des motivations de leurs querelles. Tu prends le second manifeste du surréalisme, t'as un condensé pur jus de tout ce qui les a déchirés.
"Ça n'empêche en rien le fait que ce courant ait laissé une forte empreinte sur le monde "artistique".
Bah oui. Dès que quelqu'un fait un truc qui n'a pas trop de sens (et/ou un sens trop flou) et qui a une esthétique amusée, il se prétend être du surréalisme. J'extrapole, bien sûr, mais l'empreinte, elle est pas vraiment glorieuse. Franchement, faudrait avoir bien du courage pour définir clairement ce qu'est une oeuvre "surréaliste", tellement les surréalistes eux-même n'ont pas su le définir...
"Bref, le Surréalisme, c'est vraiment génial pour son côté absurde et iconoclaste et ses ambiances qui font penser à celles d'un rêve. Y chercher un sens figé, c'est se gourer dès le début."
J'dis pas que le surréalisme n'a accouché que de la merde. Personnellement, si je tiens Breton en haine, j'ai rien contre Aragon, par exemple, et j'aime beaucoup Desnos. Je dis juste que justifier le côté incompréhensible d'une oeuvre en disant "mais l'auteur s'est inspiré des surréalistes", c'est vraiment pas un argument en la faveur ni de l'auteur ni de l'oeuvre, tant ce mouvement est presque indéfinissable par ses contradictions. C'était ça, le but de ma première intervention sur le sujet, évidemment moqueuse.
Les oeuvres surréalistes, les vraies (pas celles d'aujourd'hui qui revendiquent l'être) n'ont en commun qu'un désir de négation et la recherche d'une esthétique particulière sans être commune, prétendument plus travaillée qu'ailleurs (j'irais pas jusqu'à dire que ce désir de négation ne peut aboutir qu'à des choses laides, car je ne le pense pas). Ce qui est loin d'être assez pour justifier une absence de sens. Tu ne peux pas dire "absence de sens = surréalisme", ni "esthétique prétendument travaillée = surréalisme", et ça ne marche pas non plus pour "anticonformiste". Ni pour la fusion des trois. Nous voilà bien emmerdés.
Le surréalisme, si on voulait le définir, désigne mieux les productions d'un groupe qui s'est auto-contredit et qui n'a jamais eu de réelle cohésion (donc de réels points communs inaliénables qui lui sont propres) plutôt qu'un mouvement tel qu'on peut le concevoir en regard de ce qu'est le romantisme, par exemple. C'est donc à la défaveur de l'oeuvre de justifier son absence de sens par l'inspiration surréaliste. C'est juste là que je voulais en venir. J'ai même pas prétendu qu'il était mauvais pour autant, ton film.