J'viens d'aller voir Crazy Heart.
Je m'attendais à mieux, clairement. Je n'ai pas passé un mauvais moment (ma chérie non plus), j'ai même passé un moment plutôt agréable, mais dans l'ensemble, j'ai trouvé le film - et son intérêt - très prétentieux et moyen (ma chérie aussi
). J'ai pas été insensible à ce qui se dégage du métrage (j'ai d'ailleurs en mémoire le paysage sur lequel se clôt le film, que j'ai trouvé magnifique ; un passage que j'ai trouvé bien mélancolique par ailleurs, et qui dégageait une image, une situation, des sensations auxquelles je suis particulièrement sensibles).
J'ai apprécié que les intrigues n'aboutissent pas systématiquement à des happy end en bonnes et dues formes sans pour autant verser dans un absolu contraire vomitif : entamé dans la déraison la plus totale, le métrage aboutit à un dénouement bien plus raisonnable, plausible, sincère. Une grosse matière scénaristique a été carrément abandonnée (le fils), ce rend, une fois encore, l'oeuvre un peu plus crédible. Malgré tout ça, je me suis fait chier pendant pas mal de longueurs, j'ai pas été transporté par les millions de stéréotypes qui parsèment Crazy Heart sans pour autant le desservir (ils ne sont pas nécessairement des défauts), j'ai pas été plus passionné par les intrigues du film que par celles d'un téléfilm M6, d'autant plus que leur traitement est loin de m'avoir subjugué ; et en plus j'aime pas la country. Je suis sorti de la salle avec une sensation agréable mais avec l'impression d'avoir vu un film moyen. Moyen mais pas dénué de charmes. Mais moyen quand même.
J'le conseille pas, j'le déconseille même, sauf à ceux qui ont une carte UGC illimité ou qui peuvent se faire payer la place. Ou à ceux qui le verront, un soir, à la télé : la curiosité vaut le coup d'oeil, si vous y êtes sensibles. Ca me fait penser à certains documentaires ARTE qui m'avaient occupé pendant un peu plus d'une heure trente, à minuit : plaisants, mais pas transcendants, pas même bons. Sauf que certains docus m'avaient bien plus marqués que ça.