Pris sur allociné:
"THE DAVID LYNCH CODE
Par Jean-Philippe Tessé
Inland Empire : trois heures de voyage de Hollywood à la Pologne, territoires parmi d’autres de l’immense empire intérieur de David Lynch. Le dixième long-métrage de l’Américain laisse harassé autant que conquis. A la fois continuation et nouveau départ via l’outil DV, Inland Empire passe par la terreur et la danse, les lapins et finalement la joie, pour raconte l’histoire d’une « woman in trouble ». Grand film.
Il y a un malentendu, à propos de David Lynch, et le monstrueux Inland Empire ne manquera pas de l’entretenir. Ces trois heures terribles, qui font passer le spectateur par mille états, de la terreur à la joie, à l’image d’une Laura Dern géniale et protéiforme, on peut deviner qu’elles en rebuteront beaucoup. Peu de chances que Lynch réédite avec de film l’étonnant score de Mulholland Drive (plus de 800 000 entrées), étonnant non parce qu’il place le cinéaste dans la catégorie enviée des auteurs à succès, mais parce qu’il a su drainer une large audience tout en bousculant violemment ses habitudes par une narration retorse à l’extrême. Le malentendu, alors ? Il est largement diffusé dans la glose sur Lynch, qui en fait volontiers un cinéaste du trip, un démiurge déconnecté saturant ses images de visions incohérentes produites par son cerveau malade, un metteur en scène de la psychose qui en reproduirait les mécanismes, et ses films de longues hallucinations sans squelette. Renvoyer Lynch à la catégorie expérimentale, c’est d’une certaine manière l’envoyer au musée. Or, ce qu’il demande, Lynch, à nous ses spectateurs, c’est au contraire de rester avec lui au cinéma. S’il est plus que jamais un cinéaste indispensable, ce n’est pas parce qu’il se débarrasse de la narration, mais justement parce qu’il la prend en charge. David Lynch est un cinéaste qui se demande simplement comment raconter une histoire avec les moyens du cinéma, avec son style propre. Toujours la narration obéit à d’autres logiques que celle des enchaînements rationnels, souvent elle emprunte sa conduite à la logique du rêve, mais, enfin, elle s’affirme, elle voyage, nous emmène d’un point à un autre, n’est pas superflue, encore moins un prétexte. Ainsi va Inland Empire, film complexe, ardu, mais pas du tout détaché du monde, ni désintéressé par la fiction. Nul trip, donc, et dans ce film-là non plus, où, s’il est impossible de tout comprendre, on est tout de même invité à suivre l’histoire de Grace, cette femme incarnée par Laura Dern, « a woman in trouble ». Entre la grise ouverture polonaise avec ses visages floutés et la fin du film, bouleversante de lumière et d’enthousiasme, se creuse le sillon d’un récit dont la course se déroule tant en profondeur qu’en largeur, dans les mille plis des poreux mondes parallèles entre lesquels se tissent d’étranges liens, et où se reformule à l’envie le drame. Est-ce un film sur le mariage, demande l’ahurissante voisine/oracle qui vient questionner Grace dans sa maison ? Oui, sur le mariage, l’adultère, et la mort d’un enfant. Grace est une actrice qui joue dans le remake d’un film maudit où son personnage, Sue, est confronté à la possibilité de l’adultère, comme Grace l’est-elle même avec son partenaire. Ailleurs, Laura Dern confie qu’elle a été perturbée par la mort de son enfant. Ailleurs encore, Laura Dern apprend à son mari qu’elle est enceinte, ignorant que celui-ci est stérile. Ailleurs toujours, une brune polonaise pleure devant sa télé face aux épreuves de Laura Dern. Ce feuilleté de mondes possibles ne raconte qu’une chose : comment Laura Dern tente de rester debout au milieu de ces désastres, et comment finalement elle s’en sort, en faisant revenir l’enfant perdu, et en tuant le mal incarné par « Le Fantôme », qui prend place, aux côtés de Mystery Man, Bob, Bobby Peru, Frank Booth et autres Dick Laurent dans la ronde des méchants maléfiques lynchiens. Chez Lynch, ce qui conduit la narration est moins une série d’événements que des blocs d’affects, aussi massifs que les nappes grondantes qui parsèment ses films. La peur est un vecteur privilégié, il l’a souvent filmée pour elle-même, assassine : il y a dans Mulholland Drive cette scène à peine croyable où un homme meurt littéralement de peur. La peur est le grand sujet de Inland Empire, car c’est la clé pour passer d’un monde à l’autre, quitte à laisser la porte ouverte aux monstres. Les figures du mal, où se concentre et rayonne le problème des héros, font de l’entrisme, tentent de trouver une porte entre les mondes : « je cherche un accès », dit Le Fantôme. La plus beau dans Inland Empire est cette ouverture des possibles, cette solidarité tantôt réconfortante tantôt perverse de tout avec tout, qui fait que l’on ne quitte jamais seul tel univers, tel scénario : changer de monde, de lieu, de visage, c’est emporter avec soi un morceau de son identité, en laisser un autre, pour échapper à sa peur et ses démons qui vous poursuivent et se faufilent entre les portes entrouvertes. Tout comme le réel qui s’engouffre et arrive là où on ne l’attend plus, comme dans l’incroyable scène d’agonie sur Hollywood Boulevard. Qu’au bout de trois heures de ce cauchemar il y ait ce finale éblouissant, sur fond de danse et de Nina Simone, preuve que l’histoire se termine bien, est une délivrance pour tous. Lynch, en son empire, n’est décidément pas un souverain des ténèbres. Et à la vision de Inland Empire, éclate l’évidence : un calvaire ne vaut rien s’il ne porte, en dernière instance, une invitation à la joie."
prochaine claque niveau SF, sunshine de Danny Boyle:
http://www.apple.com/trailers/fox_searchlight/sunshine/trailera/
effectivement sa ma l´air pas mal !! merci -trash- j´avai jamai entendu parler du film !!
hanormal
Etant donné que tu es fan de Sam Raimi et que comme moi tu attends avec impatience Spider-man 3, je voulais savoir si tu avais vu ce tout dernier trailer:
http://www.youtube.com/watch?v=o31oWbZPopU
EXCELLENT ! Oh que c´est bon de voir enfin J.J. Jameson et surtout, Eddie Brock, quand il fait son numéro devant betty brant, j´étais
, je sens que topher grace va en épater plus d´un et je commence à mieux comprendre le choix de sam raimi !! ! Sam, merci d´avoir choisi topher !!
Ouah!
Danny Boyle is back
(on oublie la plage svp)
Ca fait plaisir de revoir l´excellent Cillian Murphy,déja présent dans le monstrueux "28jours plus tard" du meme Danny Boyle,et plus récemment dans Batman Begins.
Enfin bref,ce trailer est traversé de fulgurance filmique,sublime,et on peut meme y sentir une legere inspiration de du "2001" de Kubrick.
Hmm...2007 s´annonce bien ![]()
J´ai vu Blue Velvet dernièrement, ça m´donne pas envie d´aller voir Inland Empire, enfin Laura Dern.
Par contre, Denis Hopper est grandiose et Rosselini... hum...
buyosel : je file me le mater ![]()
Rien d´bien neuf dans cette vidéo hanormal...
A quand une image de Vénom?
Pas Eddie Brock non...
VENOM!
J´me demande si ils ont conserver son aspect massif...parce que Thopher Grace me semble bien chétif...
rien de bien neuf en effet...
en même tps, je doute que lors des scènes avec venom, ce dernier soit comment dire...matériel ![]()
Ce serait plus logique de le voir numérisé, non ?
"on oublie la plage svp"
bah... tres bon la plage, a partir du moment ou tu sais un peu a quoi t´attendre dans le genre, tu passe un agreable moment saupoudré de decors absolument magnifiques, de trips parano-psychédélique, et d´une belle reflexion sur la nature humaine.
bon sinon, the departed de Scorsese est un putain de film, comme d´hab avec lui mais c´est bon de le préciser.
Rhââ j´l´ai toujours pas vu celui là de Scorsese !
Celui-là et Casino sont les deux que je veux voir à tout prix !
Aviator me dit rien.
Oui,évidemment,mais vont-il respecter le comics d´origine au niveau de la corpulance?
Si je ne m´abuse,Eddie Brocks est déja un sacré morceau dans le comics.
Là il fait un peu...brindille.
Y´a un certain charisme,mais à la limite le mec qui joue Sandman aurait mieux convenu pour le role de Venom/Eddie Brock.
Enfin bon,en meme temps,le but n´est pas de respecter le comics à la lettre non plus,chose quasi impossible,mais si il ne font pas un Venom mastoc et puissant,j´en espere un d´allure féline et agile.
D´ailleurs,dans le comics,il est vachement plus rapide que Spidey en fait! Y´a que Carnage qui soit encore plus vif!
Je veux aller voir hannibal Lecter : les origines du mal
Apparement, Gaspard Ulliel est terrible dans le rôle de Hannibal jeune ![]()
"Celui-là et Casino sont les deux que je veux voir à tout prix!"
c´est pas encore considéré comme un crime de ne pas avoir vu Casino?
bon allez, tu risque rien la, c´est a mes yeux son meilleur film.
aviator faut que je le voie par contre...
ça ne me tente pas...Je préfère plutot voir massacre à la tronçonneuse ![]()
Parait qu´il est sympa ce massacre à la tronçonneuse...
Mais qu´il vaut pas le réçent remake de Marcus Nispel,et encore moins l´original de Tobe Hooper.
Mais il fait passer un bon moment apparemment.
http://aolallocine.aol.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=109344.html
Hm pourquoi pas ![]()
évidemment qu´il ne peut pas valoir l´original.
Rien ne le peut ![]()
Mieux que Means Street, The Goodfellas ou Taxi Driver ?
Hum... il me le faut !