Ringard. A force d'être utilisée, l'expression en perd tout son sens, trash.
Faudrait m'expliquer en quoi un univers multi-culturel peuplés d'être humains, d'animaux humanoïdes, de dinosaures - bref, un univers incohérent possédant sa propre faune et sa propre flore - peut paraitre désuet. Un univers riche et sans logique quelconque, oui mais certainement pas ringard.
Pour les personnages, c'est encore une fois discutable. La première moitié de Dragon Ball est bourrée de personnages atypiques. Entre le jeune sauvage coupé du monde, le vieux maitre pervers portant des carapaces de tortue, l'homme-chien complètement dépassé mais qui dirige le monde, la nana dont la schizophrénie est basé sur l'éternuement, le commandant maniaco-sadique et gay et j'en passe. Tu peux parler de background inadaptable au ciné car trop hors-norme mais pas parce qu'il est ringard, quoi. Mais imagine un homme-chien tout ridicule en leader du monde, ce serait du jamais vu. ^^
Pour le scénario, même un vieux nostalgique comme moi reconnait qu'il est simpliste, faut pas se leurrer. Mais comment ne pas saluer l'imagination de l'auteur ? Tout ce qu'il a créé et à continuer à créer sous les pressions de son éditeur et de l'emballement médiatique, je trouve ça énorme.
Pour Speed Racer, j'te l'accorde : c'est l'univers visuel qui sert la mise en scène. Quand à l'intérêt d'une vraie bonne adaptation ? Bah faire plaisir aux fans tout en faisant découvrir cet univers particulier aux néophytes, un peu comme les productions du moment du genre Speed Racer, Hellboy.
Mais j'aimerai recadrer les choses : je suis pas de ces fanboys qui réclament des bastons de Super Saiyan à l'écran, hein. Comme tu l'as dit, les Wachos nous avaient donné un avant-gout de DBZ mais qui nous a donné un avant-gout de Dragon Ball jusque là ? C'est ça que je voulais en fait, un film d'aventure généreux sous la houlette de Stephen Chow dans la tradition des Indy, dans un monde totalement démesuré et inédit sur fond d'art martiaux, de légende chinoise et de culture pop. Histoire de vraiment faire découvrir le vrai Dragon Ball bien trop méconnu et pas le coté surenchère de puissance qui s'ensuit, la série anime DBZ se suffit à elle-même de ce coté là.